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 LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]

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Edward Kinsale
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MessageSujet: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Lun 7 Jan - 23:53

Ma vie est une pièce de théâtre, dont moi, Edward Kinsale, suis l’auteur, le metteur en scène et très accessoirement l’acteur principal. Néanmoins assez paradoxalement, je ne contrôle ni l'intrigue de cette oeuvre à la qualité discutable, ni les acteurs, encore moins leurs entrées et sorties. Je n'ai pas même encore déterminé le nombre d'actes, mais je sais qu'il s'agira d'une pièce courte. Le public s'ennuie lorsqu'elle traîne en longueur. C'est à se demander si j'en suis réellement l'auteur ou si je ne constitue qu'un personnage parmi la foule d'autres figurants, un actant avec un peu plus d'importance peut-être et encore, étant donné la médiocrité du rôle que je tiens, rien n'est sûr. Au contraire, j'ai la sensation que le fil de cette pièce m'échappe et semble gouverné par d'autres éléments, d'autres facteurs qui me sont totalement étrangers, que je ne parviens aucunement à maîtriser et auxquels ma volonté se heurte brutalement. Sans effets aucuns. Des efforts vains, je brasse du vent continuellement. Seules mes tirades m'appartiennent et je tente de m'y raccrocher désespérément. Des lambeaux de mots, d'assurance et de malice, des débris d'insouciance et de provocation auxquels je m'agrippe pour tenter de réintégrer la peau de l'être sans scrupules que j'incarnais il y a à peine un mois. Acte suivant, apparition de nouveaux personnages. Et l'auteur a désiré faire évoluer le protagoniste d'Edward K., instrument de sa pensée et destinataire de ses fantaisies. A mon insu, j'ai été soumis à cette contrainte et je m'y suis plié. Et c'est habité de préoccupations nouvelles que j'ouvre la scène première de l'acte second. Je me tiens sur une estrade de doutes et de peur de moi-même, et d'ailleurs c'est là que nous évoluons tous, d’où, peut-être en vain, nous tentons de nous extraire.

Bonjour, je suis l'impuissance.

Ce voyage me donne l'illusion que je change de décor, que je fuis ce cadre inconvenant. Qui sait, peut-être que la réalité s'y substituera et que cette "croisière" tiendra réellement ses promesses, mais je demeure sceptique sur la question.
J'ignore si le script a prévu d'intégrer ma gardienne à la scène et tout comme le spectateur je ne l'apprendrais qu'en temps voulu. Mes bagages sont restés dans la chambre et je ne saisis toujours pas les raisons qui m'ont poussé à inscrire mon nom sur le bulletin de confirmation. Qu'importe, je ne peux plus rien y changer désormais et même si j'en détenais les moyens, j'ai la certitude que j'agirais exactement de la même façon. L'auteur aurait du créer un personnage moins stupide, blindé de convictions et d'assurance, un personnage qu'il aurait conservé comme à la scène première. Mais ce n'est pas le cas. Je ne connais pas les lieux ni les personnes qui les peuplent et je dois avouer que je n'ai strictement aucune idée de la conduite à adopter ou des actions à entreprendre. Que faire ? J’hésite à me rendre au bar, mais il me semble que je le fréquente déjà assez. Pourtant, cette proposition me tentait assez : A défaut de connaître la clientèle de cette croisière, j’aurais pu avoir un bref aperçu de ce qu’elle représentait là-bas, lieu où tous se retrouvaient inexorablement. Et puis le bar constitue le lieu privilégié des abus en tous genres, qu'il s'agisse de la boisson ou des rencontres donnant lieu aux aventures d'un soir. Et pourtant, je n'en ressens aucunement l'envie. Pourtant, j'ai parfaitement conscience que l'effervescence des lieux, les rires, le tintement des verres me plongeront inexorablement dans l'atmosphère de jeu que j'affectionne et au sein de laquelle j'évolue d'ordinaire. Et j'y tiens. Je suis de ceux qui pensent que l'environnement d'une personne participe au conditionnement de l'individu et influe fortement sur son mental. C'est pourquoi, je songe qu'immergé au coeur de l'agitation, des stratégies de séduction et de conquête ainsi que des vapeurs capiteuses de l'alcool, je parviendrais à chasser temporairement le trouble qui m'habite.

Bonjour, je suis l'indécision.

Et pourtant, c'est vers le pont du navire, qu'instinctivement et pour une raison que j'ignore, je me dirige. Personne. J'aurais du m'y attendre : il y souffle une brise glaciale et il est tout à fait concevable que les passagers se trouvent tous à l'intérieur. Je devrais m'y rendre moi aussi et me noyer dans la masse informe qu'ils constituent afin de m'y intégrer, de m"imprégner de leur essence et de leur énergie pour me tirer de ce marasme. Je crois que c'est la meilleure solution ou du moins, j'essaie de m'en convaincre. Et pourtant, mes pieds restent campés au sol, je sens la caresse glacée du vent dans ma nuque et tout mon être s'engourdit peu à peu. L'atmosphère qui règne sur le pont s'avère pour le moins étrange. Seul face à l'immensité, le brouillard envahit chaque parcelle du navire et m'enveloppe sournoisement. J'ai la sensation que je ne suis pas seul et cela fait naître en moi une pointe d'angoisse. Que quelqu'un vienne. Je n'entends que les palpitations de mon coeur et le son sourd de ma propre respiration. Que quelqu'un vienne. Le vide m'entoure et investit mon corps et mon esprit. Que quelqu'un vienne. Une fois n'est pas coutume, la sensation de solitude me devient insupportable.

Bonjour, je suis l'incohérence.

C’est une pièce totalement dénuée de sens, mais cela n’a pas d’importance : Quoi qu’il en soit, les gens applaudiront de toute façon.

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Helena
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Mer 9 Jan - 2:20

Après être revenu de l’infirmerie, Helena s’était enfermée dans sa cabine pour se reposer un peu, mais pourquoi traîner dans un endroit clos ou vous guette à tout moment l’arrivée d’une présence désagréable, alors qu’elle pourrait se promener à sa guise dans ce palais flottant? Ouvrant légèrement les yeux, elle promena son regard dans sa cabine. Rien ne bougeait, le silence ponctué par les assauts des vagues sur la coque de bateau donnait une atmosphère zen a l’ensemble redécoré de la cabine. Elle se mis assise lascivement en se tenant la tête, laissant tomber ses mèches blanches et ondulées devant son visage comme si elle venait de se réveiller d’une longue nuit de sommeil. Elle regarda à nouveau autour d’elle pour chercher son sac tout en poussant un soupir. Une fois qu’elle l’eut retrouver, elle se leva doucement en s’étirant et avança vers le sac bleu rempli de vêtements, tous entièrement blanc. Elle fouilla dedans quelques secondes et en sorti une robe blanche à tournants et aux bretelles fines. Elle retira celle qu’elle portait qui était froissée et mis celle ci sur les épaules. Elle lui allait comme un gant. Sa peau lisse laissa glisser le tissu sur son corps. La jupe allait jusqu’au dessus de ses genoux, un décolleté orné de tissu froncé faisait ressortir sa poitrine, et les bretelles fines serraient légèrement ses épaules fines.

Elle se dirigea ensuite vers la porte de sa cabine et l’ouvrit. Elle passa la tête pars l’ouverture et regarda dans le couloir pour s’assurer que son père n’y était pas. Une fois qu’elle se fut assurer qu’elle était seule, elle sortit de sa cabine et avança dans le couloir pour atteindre l’escalier qui menait à l’étage supérieur. Une fois dans les escaliers elle laissa échappe un soupir de soulagement. Elle échapperai à son père et à ses manigances au moins pendant une journée. C’est ce qu’elle espérait. Elle monta doucement l’escalier métallique, marche par marche. Il faisait bon, bien qu’un vent frais venait rafraîchir l’atmosphère. Plus elle montait, plus le brouhaha de la salle de réception se faisait entendre. Arrivée en haut, elle trouva en face d’elle la salle en question, toujours aussi blindée de monde. N’ayant aucunement l’intention de retourner à l’intérieur, elle voulu passer sur les passerelles du coté.

Elle avança un moment, chassant un peu l’intensité des bruits de ses oreilles sensibles. Relevant la tête, elle vit un jeune homme qui agissait bizarrement, comme plonger dans une histoire que lui seul pouvait voir. Elle resta la à l’observer sans oser avancer plus de peur de le déranger. Il semblait passer par diverses émotions et être à fond dans son rôle. Elle regarda d’un air amusé ce personnage qui évoluait sous ses yeux, de manière discrète certes, mais cela n’empêchait pas que cela créait une petite scène amusante pour elle, mais peut être moins pour le jeune homme. Finalement elle s’avança, décidée à marcher encore un peu. Cependant, le fait de s’être avancée, fit stopper le conflit intérieur qui rongeait le jeune homme. Elle s’arrêta également et le regarda de ses yeux anis. Elle s’inquiétait un eu de cette soudaine absence de mouvement de la part du garçon. Elle s’avança vers lui de quelques pas et elle lui demanda de sa voix fluette:

Bonjour, euh...tu vas bien?

Elle le regarda d’un air intrigué, se plaçant à coté de lui pour tenter d’apercevoir son visage, les yeux grands ouverts, ses cheveux blancs passant devant son visage à cause du vent qui commençait à se lever.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Dim 13 Jan - 23:48

J'ai froid. Je ne tarderai sans doute pas à rentrer et à finalement me rendre au bar, comme me l'imposait une des deux alternatives sélectionnées, même si cela doit me mettre en face de mon échec. Une idée surgit alors dans mon esprit : il me suffit de retourner à la chambre, d'y retrouver Sakuya, mon partenaire de jeu favori, celui avec lequel ce dernier prend une toute autre ampleur, décuplée. Je sais par avance que la fièvre du jeu m'emportera, qu'enivré par la provocation, par l'envie de gagner et aussi par lui-même, je perdrais temporairement mes attaches à la réalité et il s'agit là de ce que je recherche. Finalement, rien n'est plus simple. Attends-moi, je t'assure que tu ne seras pas déçu. A cette pensée, des images de notre précédente entrevue me viennent succinctement, et un fin sourire se dessine inconsciemment sur mes lèvres. Je m'apprête à revenir à la cabine, lorsque je sens une présence près de moi. Je détourne la tête et aperçois une jeune fille singulière. De longs cheveux blancs tombent en cascades sur ses épaules tandis qu'elle me fixe étrangement de ses yeux verts. Elle respire l'innocence et la pureté. Jolie. Je songe qu'elle constitue une proie idéale et pourtant, tout serait facile, un peu trop facile. J'ai la sensation qu'elle ne m'opposerait aucune résistance contrairement à Kim, et qu'ainsi, elle me rendrait mon statut passé. Tu tombes vraiment bien.

J'ignore ce que tu as cru, ni ce qui te laisse aboutir à une telle conclusion, mais tes paroles me prouvent une seule chose : je suis un bien piètre comédien. Si j'étais parvenu à conserver la maîtrise sans faille sur ma personne qui me caractérisait auparavant, jamais je n'aurais véhiculé une telle image, jamais mon apparence n'en serait venue à trahir mon trouble. C'est un fait, je suis doté d'un orgueil presque démesuré et, ne supportant pas d'être à découvert, vulnérable, il me faut impérativement démentir tes propos.
Comme à tout instant de son existence, il me semble que l'homme se trouve tiraillé entre deux émotions, deux directions, deux lignes de conduite antagonistes. Néanmoins et une fois n'est pas coutume, j'ai la sensation que mes sentiments et mes ambitions convergent vers une seule réaction : Soit je persiste dans l'état lamentable dans lequel je me trouve, soit je tente de m'extirper de ce marasme en me raccrochant à mon attitude de jeune homme insouciant et volage dont l'assurance n'avait d'égale que la lâcheté. Je serai tenté d'opter pour la seconde proposition : en effet, elle me procure un nombre considérable d'avantages. Et pourtant, je n'agis pas avec autant d'impétuosité que je le devrais. En apparence et à court terme, cette option apparaît comme étant bénéfique sur tous points de vue. Cependant, je ne suis pas stupide et j'ai parfaitement conscience qu'elle ne constitue qu'une fuite en avance, un moyen détourné de d’évincer cette situation de faiblesse et de réintégrer temporairement mon personnage habituel, celui que je croyais être un moi parfaitement immuable. Les évènements précédents m'apprirent que ce n'était pas le cas et, malgré moi, j'évoluais. Les rouages de mon esprit tournaient incessamment, modifiant ma manière de penser et d'agir sans que je puisse contrer le processus et m'opposer à cette transformation soudaine. Je n'en saisissais pas même la portée et l'influence considérable sur Edward K, 19 ans, jeune lord débauché. Ma vie entière ne représente qu'une fuite en avant : mon départ du Clan, mon existence, mes excès et abus en tous genres, jusqu'à cette croisière. Conséquences de mon indiscutable lâcheté.

Alors, afin d'appliquer mon plan à la lettre, je m'exécute. Je porte l'espoir secret que je recouvrirais mes attitudes passées, mon insouciance chronique et mon indifférence rare ainsi que mon étonnante capacité à me délester des scrupules éventuels. J'espère que ces attributs s'immisceront à nouveau en moi, plongé dans un tourbillon de sentiments connus et qu'ainsi, je laisserai derrière moi définitivement le jeune homme inquiet et tourmenté. Je détourne la tête dans ta direction, cherchant ton regard par en dessous, avant de murmurer à ton oreille, ma joue frôlant la tienne et un sourire imperceptiblement épinglé aux lèvres :


" Parfaitement. Quelque chose vous laisserait-il penser le contraire ? "

Je marque une pause, avant de reprendre, toujours à voix basse :

" Vous vous en soucieriez-vous ? "

J’espère simplement que je t’ai convaincu, autant que moi puisque j’essaie tout autant de m’en persuader. J'ai toujours su mentir admirablement de manière à transformer l'homme le moins dupe en un individu parfaitement crédule. Bonsoir, Edward K., roi des menteurs de son état. J'ai feint l'indifférence tandis que j'implosais lentement. J'ai simulé l'acceptation de mon sort, de ma place au sein du Clan et du rôle qui m'était assigné afin de concrétiser une fuite éclatante que personne n'avait vue venir. Et maintenant, au cœur de la vie de débauche que je mène, je poursuis ma brillante carrière de menteur, extraordinaire capacité qui contribue en large partie aux succès résultant de mes approches séductrices. Je leur promets l'éternité et leur offre l'éphémère. Je les plonge dans le rêve pour les faire sombrer dans le cauchemar. Je leur jure amour et fidélité et les laisse en proie aux tourments de la haine et de la passion destructrice. Je suis devenu un virtuose du mensonge, un prodige de contrôle de ma personne puisque j'arrive sans mal à masquer mes véritables desseins aux dépends de mes intentions apparentes. Je ne sais pas si je dois m'en féliciter. Toute personne normalement constituée condamnerait ma conduite odieuse et pourtant, je ne suis pas convaincu du mal qu'incarne le mensonge. Nous mentons tous pour une bonne raison. Nous avons tous des bonnes raisons. Certains jouent la carte de la protection, de l'âme charitable aspirant simplement à préserver la personne chérie. Cette catégorie d'individus pourrait m'opposer une concurrence rude en matière de mensonges. Sous le prétexte redoutable du souci de chérir l'être aimé, il s'agit en réalité de se préserver soi-même. Uniquement soi-même. Le menteur se double donc de l'égoïste tout en affichant l'image de l'homme bienfaisant, foncièrement généreux, image suintant les bons sentiments factices et l'intérêt pesant. Je suis un menteur en voie de repentance. Je n'ai pas menti à Kim, pas plus qu'à Sakuya, du moins je le pense.

Et toi ? Peut-être es-tu une menteuse de ma trempe. Peut-être que sous tes airs de jeune fille candide et innocente, tu caches ton caractère calculateur et sournois. Peut-être adoptes-tu cette attitude puisque tu sais pertinemment quel genre d'individus je représente. Je m'embrouille dans mes raisonnements erronés et mes hypothèses invraisemblables. Je dois me rendre à l'évidence : tu ne peux pas appartenir à cette catégorie de personnes. Ton regard te trahit ouvertement. Animé d'une bienveillance sincère, il chasse mes doutes quant à ta nature profonde. Ce monde n'est pas uniquement peuplé de raclures de mon espèce, puisque tu es là.

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Helena
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Mer 16 Jan - 21:35

(hrpg: ton post est vraiment superbe!! previens moi si jamais ma réponse ne te convient pas^^)

Lorsqu’ Helena lui adressa la parole en le jeune homme ne bougea plus durant quelques secondes durant lesquelles la jeune fille se demandait si elle ne l’avait pas déranger. Peut être avait il envie d’être seul pour profiter de la nuit, ou simplement prendre l’air et échapper à la compagnie des bobos qui s’enivraient des paroles de leurs compères à l’intérieur de cette pièce au combien bruyante. Peut être n’était elle qu’une gène vis à vis de ce jeune homme à l’allure sombre et pourtant attirante. Elle eut tout le temps de l’observer au fur et à mesure qu’elle cherchait ses yeux. Il avait un visage fin et juvénile, plutôt agréable à regarder, des cheveux aussi sombre que le jais, couleur à laquelle répondaient ses vêtements qui lui donnait un ton assez pale. Il avait une taille moyenne, un peu plus grand que la jeune fille.

Mais elle, ce qu’elle cherchait, c’était ses yeux. Cette partie du corps qui reflète tellement de la personnalité des gens, qui pourtant était encore hors de sa portée. Elle se dit qu’elle ferait peut être mieux de continuer son chemin, et lui souhaiter simplement une bonne nuit, mais avant qu’elle ait pu faire les gestes qui accompagnaient sa pensée, le jeune homme réagit au quart de tour, comme un automate qui venait de s’activer, et après un bref regard échangé avec la jeune fille, vint lover sa tête contre sa nuque pour lui souffler des paroles dans l’oreille.

Il semblerai qu’elle se soit inquiété pour rien. Le jeune homme semblait bien se porter, et était même assez entreprenant. Il n’était pas rare que ses relations avec les hommes commencent ainsi, mais elle n’aurait pas pensé qu’à l’extérieur de sa cabine la communication entre les 2 sexes se passerait aussi comme ca. Cependant, contrairement à ses habituelles connaissances, ce garçon la était jeune et plaisant, ce fut le seul facteur qui fit qu’elle se laissa faire sans le moindre mouvement de recul, La beauté de la jeunesse l’attirait car tout ce qu’elle avait vu jusqu’à présent était la déplaisante vue d’une jeunesse achevée ou déformée par le stress, la laideur, la perversité malsaine. Elle tourna légèrement la tête vers a sienne, frottant légèrement sa joue de porcelaine à la sienne. Il lui demanda ensuite:

Encore ce « vous »? Qu’est ce qu’ils avaient avec ce déterminant? Etait-ce normal pour eux de vouvoyer les personnes comme elles qui n’étaient visiblement pas du même monde? Pourtant toute sa vie, du moins ce qu’elle se rappelait, on l’avait toujours tutoyer, et ca ne la dérangeait pas, au contraire, cela créait tout de suite une intimité avec la personne. Apparemment cette notion n’aimait guère être retranscrite dans le monde extérieur. Les gens se complaisaient à poser des barrières pour se sentir protéger et mettre une distance avec une personne inconnue jusqu’à ce qu’ils soient sur que cette dernière soit sans danger pour eux. C’est la façon dont elle percevait cette particularité du langage qu’elle n’appréciait que très modérément. Seulement, ce discours était un peu étrange pour une personne qui acceptait directement un contact physique, ainsi sa théorie s’effondra avec l’arrivée de se protagoniste intrigant. Elle lui répondit de sa voix douce en lui soufflant à l’oreille:

Pourquoi? Je ne devrais pas?

Un sourire apparut sur son visage. Le vent froid venait leur glacer le sang, mais la chaleur corporelle, même si elle n’émanait que d’un seul contact faible la réchauffait intérieurement. Elle reprit la parole:

Je te dérange peut être? Si c’est le cas laisse moi continuer ma route, je ne t’embêterai pas plus longtemps.

Elle tourna un peu plus la tête pour tenter de percevoir une réaction de la part du jeune homme et sentit ses cheveux lui chatouiller le visage. Il sentait bon, mélange de shampooing et d’odeur corporel très agréable. Contrairement aux hommes aux cheveux gras ou gominés, les siens étaient très doux et beaux. Avec Yue, elle avait pu constater la beauté de la jeunesse, la elle pouvait la toucher. Elle sourit légèrement, comblée par la situation qu’elle n’aurait jamais imaginée quelques minutes plus tôt. Ils restèrent ainsi quelques seconde sans que personne ne parle. Puis helena bougea son épaule pour se dégager de la présence d’Ed (je peux t’appeler Ed?^^) et le regarder dans les yeux avec un sourire tout ce qu’il a de plus innocent.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Mer 23 Jan - 0:35

T'es une fille étrange, tu sais. Ce n'est en aucun cas la surprise qui m'amène à penser cela, ni la satisfaction d'une première rencontre, encore moins le contact avec la gent féminine. En effet, tu ne représentes pas l’exclusivité', c'est à dire le plaisir et l'excitation qu'éprouve un débutant, un vulgaire novice lors de la rare, et de ce fait, extrêmement jouissive, entrevue avec une jeune fille qu'il a réussie à décrocher au prix d'efforts surhumains et d'un combat acharné l'opposant à sa timidité. Le problème vient du fait que je ne suis pas un aspirant à la séduction. J'ai déjà atteint ce stade et j'ignore si je dois m'en féliciter. Loin de m'identifier à un Don Juan des temps modernes ou à un Casanova d'opérette, je me considère simplement comme un joueur, s'adonnant à une partie d'échecs mentale et physique bien particulière, dont je suis souvent le seul à connaître et à déterminer le cours, les enjeux et bien entendu, l'issue. La surprise que tu pourrais éventuellement représenter, s'efface donc. Je ne suis que trop habitué aux rendez-vous, ou plutôt aux imprévus, qui me donnent l'occasion de m'entretenir le temps d'une nuit le plus souvent, avec des filles. La logique voudrait que je m'y sois habitué et que le temps aidant, la lassitude me gagnerait peu à peu. Mais il n'en est rien. Cela tient au fait que je tente de développer à chaque fois de nouvelles approches, mais aussi grâce à la diversité des 'joueurs'.

Tu sais, j'ai toujours pensé que je possédais la faculté de 'sentir' les choses, la capacité de sonder les gens d'un seul regard, de me forger une opinion exacte à leur sujet dès les premiers mots échangés. J'ai conscience que cela peut paraître un peu vaniteux, mais je croyais que tu n’échapperais pas à la règle, et pourtant, tu en viens à ébranler cette conviction. La première fois que j'ai détourné le regard vers toi, mon jugement me semblait presque simpliste tant il était infaillible : tous les éléments me conduisaient à une unique conclusion et un mot me suffisait pour te désigner : l'innocence. Tout ton être respirait la pureté, il émanait de toi une candeur doublée d'ingénuité et chacun de tes gestes trahissait ta naïveté. Même tes rares paroles témoignaient d'un souci, et à l'égard de qui ? D'un parfait inconnu, en l'occurrence, moi. Je ne sais pas s'il s'agit là d'une conséquence de mon égoïsme mais cette attention revêt pour moi le caractère de l'extraordinaire. Peu de personnes agiraient de même à l'égard de l'illustre inconnu qui sied à leurs côtés. Non, vraiment, je ne soupçonnais la présence d'aucune erreur dans mon raisonnement. Je me doutais bien que ton tempérament ne t'amènerait pas à m'opposer une résistance et que tu tolérerais chacun de mes gestes, les subissant inexorablement. Jusque là, tu remplis parfaitement le rôle que l'on t'a assigné. Cependant, le fait que tu ne recules pas, que tu ne t'extraies pas de mon étreinte implicite suffit à remettre en question mon opinion à ton sujet. Tu gardes ta joue contre la mienne que j'en viens à songer que ce contact ne te déplait pas. Et des quelques mots qui s'échappent de tes lèvres, je ne parviens pas à discerner la candeur de la provocation. Cela me trouble et cela m'énerve.

Car le fait est là : Je ne sais pas que penser. C'est à la fois quelque chose de merveilleux et d'affreux : en effet, mon ignorance de tes intentions véritables, si tant est que tu me les dissimules habilement, me permet de rejeter l'hypothèse selon laquelle mon jugement premier s'avère erroné. Mais dans le même temps, j'entends au fond de mon crâne l'écho d'une voix métallique qui me répète sans cesse la même sentence. Cette voix, c'est celle du doute. Si réellement je me suis trompé, alors tu as choisi d'incarner une joueuse, d'intégrer mes machinations les plus retorses. Peut-être le regretteras tu. Je n'arrive pas à me persuader de la véracité de l'une ou de l'autre des deux hypothèses et pourtant, l'une des deux contient la vérité. Je me situe entre deux eaux, incapable de distinguer le vrai du faux, ni la justesse du mensonge. Proprement insoutenable. L'homme se fie souvent à ses premières impressions. Et je suis humain. Un humain perverti criblé de vices. Je reste donc sur ma position, sans doute aussi en raison de mon orgueil démesuré, celui qui me susurre que je ne peux avoir eu tort. Tu réintègres donc le rôle de l'ingénue.
D'ordinaire et lorsque je ne rencontre pas de résistance ou de témoignage de haine, elles rentrent toutes dans mon jeu et je les considère coupables, au même titre que moi de leur déchéance. Si elles avaient trouvé mon attitude déplacée, avaient refusé mes avances et arrêté mes approches, rien de tout cela ne surviendrait. Finalement, elles sont complices de leur propre rage, de la hargne destructrice qui les habite lorsque, le matin venu, elles trouvent leur couche vide. Mais toi ... toi, tu ne sais pas, tu n'as sans doute aucune idée de la place centrale que tu occupes dans ma stratégie de jeu. J'en viens presque à trouver ma conduite odieuse. Profiter de ton ignorance me semble soudain condamnable et lâche. A mon image, somme toute. Je ne peux voir le sourire qui plane sur tes lèvres, et le cas échéant, je n'aurais su en saisir le sens et les sentiments qu'il masquait. Je m'écarte imperceptiblement, suffisamment pour me retrouver face à toi avant de répondre, un sourire en coin épinglé aux lèvres :


" Ce n'est pas à moi de vous le dire ... "

J'ai toujours froid, et pourtant, je me félicite d'être resté là. Je viens peut-être de rencontrer un des personnages les plus singuliers de cette pièce qui en comporte un nombre conséquent. Un personnage au caractère sans doute complexe dont la connaissance me procurera une satisfaction extrême. Je me délecterai de chacun de tes regards et de tes sourires qui m'en apprendront autant que tes paroles et réactions. Avec toi, j'ai la certitude que je ne m'ennuierai pas, que je fuirai la réalité, c'est à dire un tête à tête entre ma lâcheté et moi-même. Et c'est là tout ce que je recherche. Toi, je ne sais pas ce que t'apportera cette entrevue. J'ignore même s'il est possible que tu en retires quelque chose de bon, autre que la colère et l'amertume de n'avoir été qu'une figurante de cette pièce à défaut d'incarner un personnage permanent. Peut-être même que tel ne sera pas le cas. Je n'ai aucune idée de la tournure que prendront les évènements et de quoi sera constitué la prochaine scène de la pièce : je l'écris dans le même temps que je la vis.
Tes dernières paroles font naître en moi un imperceptible frisson que je tente de cacher. Si tu pars, je te rattraperai. Il serait regrettable de perdre l'objet de mon divertissement et de mon intérêt. Ce n'est que maintenant que tu te dégages de moi. Alors, tout en passant un main derrière ta taille afin de te ramener contre moi, je murmure dans un souffle :


" Aucunement. "

Tu plonges tes yeux dans les miens et sourit à nouveau innocemment. Si tu joues un autre rôle que le tien, alors tu es vraiment une excellente, et donc redoutable comédienne. A tel point que j'en viens à croire tout ce qui viendra de toi.

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Helena
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Dim 27 Jan - 21:57

Le jeune homme vêtu de noir ne bougea pas tout de suite après les paroles d’Helena. Elle pensa sur le coup l’avoir offensé. Peut être aurait-elle dut elle aussi le vouvoyer, ou peut être qu’elle n’aurait pas du lui demander si elle le gênait de peur de s’imposer à lui qui n’aurait pas osé répondre que c’était le cas. Ses yeux le quittèrent et regardèrent le sol quelques seconde, jusqu’a ce qu’il renouvelle le contact entre eux. Ses mains glissèrent sur la robe satinée de la jeune fille pour se placer dans son dos et la tirer légèrement vers lui, le plus délicatement du monde, les replaçant dans la même position qu’un instant plus tôt. Helena tourna le tête vers lui, et il lui répondit:

« Aucunement.»

Elle le regarda un moment semblant un peu perdue, puis lui fit un sourire doux, a la fois rassurée de ne pas le gêner, et heureuse d’avoir un compagnon avec qui passer un peu de temps. Elle ne savait es encore la manière dont leur rencontre allait finir, peut être allaient-il simplement discuter de choses et d’autre et repartir chacun de leur coté a une heure avancée de la nuit, ou peut être prendraient-ils un verre et descendraient-ils en salle de dance après, de toute façon leur soirée dépendait uniquement du jeune homme. Jamais Helena n’avait manifester la moindre intention ou avis sur une situation. Elle avait prit l’habitude de se laisser guider par le courant qui l‘emportait. Elle étaient totalement soumise à son père et à chacun de ses clients. Elle n’avait jamais son mot à dire, ce n’est pas maintenant qu’elle avait rencontrer quelqu’un qui lui ressemblait qu’elle allait changer. Seulement le jeune homme semblait bien entreprenant, et elle doutait qu’elle passerait la fin de soirée seule. Après tout, si c’est ce qu’il voulait, pourquoi aller contre sa volonté?

La serrant doucement contre lui, les bras frôlant ses hanches fines, ses mains jointes dans son dos. Elle rapprocha ses bras frêles de son corps et les glissa dans la veste du jeune homme pour se réchauffer l’enlaçant de la même manière. Ses mains ne se joignaient pas, mais au moins elle protégeaient une partie de son corps de l’air frais. Il faisait froid, le vent délicieusement glacé venait mordre sa peau pale et fragile. Elle tremblotait légèrement. Elle colla sa poitrine contre le torse du jeune homme et plaça sa tête dans sa nuque pour tenter de capter plus de chaleur. Elle était tellement habituée à ses gestes tactiles, voir sensuels qu’elle ne pensa même pas que ces contacts pouvaient être gênants pour les hommes normaux. Elle était tellement joyeuse d’être entre les bras d’un homme doux qu’elle n’en voulait que plus. Elle ne recevait pas souvent d’affection malgré son travail. La plupart du temps la brutalité ou simplement le fait de ne la voir que comme un objet étaient omniprésents. Ce jeune homme bien qu’il soit inconnu et qu’il ne soit pas un client était doux et chaleureux. Ce contact avec un garçon de son âge lui faisait chaud au coeur, comme si il lui rendait un partie de sa jeunesse violée par des inconnus périmés qui ne lui inspiraient que le dégoût.

Elle ferma les yeux et se laissa bercer par les flots et les bras du jeune homme. Ce qu’elle se sentait bien ainsi, le contact de ce corps chaud contre elle, le parfum de la jeunesse qui émanait de lui, et la beauté de se corps qu’elle n’avait pas l’habitude de contempler. Etrangement cet échange l’avait quelque peu ému. Toutes les fois ou elle avait imaginé avoir en face d’elle de plus agréables visage en s’inspirant de ce qu’elle avait vu à la télé. Ce rêve, si on pouvait appeler ca ainsi semblait s’être réalisé. Elle éprouvait des émotions face à ce personnage qu’était la jeunesse. Cela n’était pas spécialement pour cette personne en particulier. Edward n’était que le réceptacle de ce rêve. Ca aurait pu être lui ou un autre, ca aurait été la même chose. Seulement, le jeune homme semblait s’être fait prendre au jeu un peu vite. Elle n’aurait pas pensé qu’a l’extérieur de sa cellule les hommes puissent aborder ainsi les jeunes filles. Elle jugea donc que le monde extérieur n’était pas si différent de son cocon infernal. Que pouvait-elle donc y faire, hormis agir comme elle avait l’habitude de le faire, et comme son père le lui avait apprit. Il n’était peut être pas si menteur et fourbe que Yue le lui avait décrit après tout. Peut être que son ange gardien avait en tête un monde utopique auquel le comportement de la jeune fille ne collait pas, serait-ce la raison de ses paroles? Elle n’en savait rien et mis ca de coté pour le moment.

Elle tourna le tête vers celle d’Edward pour le regarder dans les yeux, et toujours en souriant lui dit:

Très bien, dans se cas je reste. Je ne sais même plus pourquoi j’étais sortie de toute façon...

En disant cela elle fit une moue boudeuse comme si elle se reprochait à elle même ses trous de mémoire. Ils étaient fréquents depuis son hospitalisation mais cela la frustrait car elle ne savait toujours pas le mystère qui planait sur son accident. En y pensant, son regard se ternit légèrement ainsi que son sourire. Elle commençait à succombé à l’engourdissement du froid. Tombant à la fois dans une légère somnolence et dans ses pensées tourmentées et apaisées par la présence du jeune homme.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Dim 10 Fév - 14:28

Je vois son visage, la faiblesse de son corps, son regard empli de haine à mon égard. Je sens ses ongles s'enfoncer dans mon cou et ses frêles mains se refermer autour de ma gorge. Je suis impuissant. Son ignorance à mon encontre ce soir là et ses sentences assassines me reviennent soudain en mémoire et je frémis. Pourquoi, pourquoi m'accabler de souvenirs tels que ceux ça au moment où je tente, avec ton aide précieuse, de m'en débarrasser ? Parce que ce n'est pas elle je j'enlace. Ce n'est pas à elle non plus que je destine les paroles murmurées à ton oreille, ce n'est pas contre sa joue que j'appuie la mienne, ni sa taille fine que je ramène à moi. Je ne sais pas si les souvenirs revêtent le caractère de l'éphémère mais il est des fois où je le souhaiterais. La logique voudrait que je me persuade de cette affirmation et pourtant, au fond de moi, j'ai conscience que je ne désire pas t'oublier Kim. Si tel est le cas, mon entreprise actuelle, celle qui consiste à séduire une demoiselle crédule afin de t'extirper de mon crâne, n'a plus aucun sens puisque, malgré moi, je veux que tu y demeures. Mes activités en plus d'être considérées comme fondamentalement immorales se doublent d'une seconde tare : leur inutilité. Je maudis ma stupidité et mon incohérence. Edward K. 19 ans, imbécile de son état.

Tu souris, toujours aussi innocemment et tous tes gestes d'une douceur inouïe sont autant de coups dans mon ventre, de piqûres de rappel dans mon esprit. Une voix s'élève, bien connue, que j'ignorais jusqu'à présent, dont je me moquais même tant ses paroles me semblaient insipides et ridicules. 'Raclure, raclure'. Finalement, tu exerces une force antagoniste : Au lieu de me conforter dans mon image de jeune homme volage et insouciant, tu parviens à me persuader, malgré toi, que j'agis de manière ignoble. Peut-être qu'il suffisait de placer sur mon chemin une jeune fille candide, adorable différant de ses homologues tout aussi perverties que moi, pour commencer à me faire entrevoir la portée de mes actes. Bien sûr, il ne s'agit pas là d'une réelle prise de conscience, loin de là, du moins je le crois, je ne changerai pas du jour au lendemain, c'est une certitude. Juste d'un interstice ténu entre ce que je suis et ce que je devrais être.
Une nouvelle fois, tu ne recules pas, allant même jusqu'à m'enlacer à ton tour et à coller ton visage diaphane contre mon torse. C'est une position redoutable. Là, la distance quasiment inexistante qui nous sépare te permet de capter, de mesurer chacun de mes mouvements les plus infimes. Elle t'autorise sans doute aussi à entendre les battements de cette chose moribonde que l'on nomme coeur, t'informant ainsi avec une précision diabolique de chacun des changements d'état que je ne laisserais pas paraître. Un frisson imperceptible parcourt mon corps et j'espère que tu ne l'as pas senti. Il constitue la preuve tangible que tu n'éveilles pas en moi que l'indifférence et le dédain. C'est le doute Helena. Je l'entends qui martèle mon crâne avec force et fracas. Il se mêle à la voix en un vacarme insoutenable et sourd. Pour la seconde fois de ma courte vie, je me fais l'effet du protecteur, rôle qui, inutile de le souligner, ne me convient absolument pas. D'ailleurs, cela s'est vérifié : Je n'ai toujours pensé qu'à moi même, qu'à servir mes intérêts en bon égoïste que je suis. J'ai tenté de la ramener, vulnérable et inconsciente, de ne pas la laisser croupir sur les rives de la Sarine. Que pouvais-je faire d'autre ? Finalement, le fin mot de l'histoire n'aura été que l'aggravement de rapports déjà déplorables et d'une situation plus que désespérée. Je ne suis pas fait pour l'altruisme, tu sais. Il est fort probable que je te déçoive, tu veux continuer, malgré tout ?

Tu tournes la tête vers moi, je sens ton regard sonder le mien. J'ai l'air de quoi Helena ? Du crétin qui ne sait pas ce qu'il veut, du jeune homme à l'assurance inébranlable ou encore de la loque tiraillée entre deux directions différentes ? Cependant, 'j'ai l'air de rien" me semble être l'hypothèse la plus probable. La pire aussi, je crois. 'Rien' est l'affirmation que j'ai perdu toute identité, que je ne suis plus qu'une façade sur laquelle se succèdent des impressions, des émotions diverses. Tu restes ? Une vague de soulagement m'envahit pour une raison que j'ignore. J'ai froid, encore. Je sens la brise glacée me serrer les entrailles à chaque souffle, mais il me semble que, grâce à ta présence, cette sensation se trouve amoindrie. Je te fixe à mon tour, cherchant ton regard avant de dire :


" Qu'attendez-vous de moi ? "

Sans agressivité aucune. 'Juste pour savoir'. Moi je le sais, ou plutôt, je le savais. Tu devais me servir uniquement à réintégrer ce que je pensais être moi, à me faire ressentir à nouveau les impressions propres à mon statut 'passé'. Mais toi ? Que va t'apporter cette rencontre, si tant est qu'elle t'apporte quelque chose ? Pourtant, il y a bien une raison pour laquelle tu restes et c'est elle que je veux éclairer. L'attachement affectif me paraît d'ores et déjà impossible de part la brièveté de notre entrevue, durée qui me semble trop infime pour éprouver de quelconques sentiments, haineux ou pas, à mon égard. Mais alors ? Je doute représenter uniquement une source de chaleur au milieu du froid saisissant qui nous enserre, l'argument est trop faible. Il suffirait de rentrer à l'intérieur, démarche doublement satisfaisante puisqu'en plus d'être extrêmement efficace, elle ne te retient pas ici. Exclue aussi. Alors pourquoi ? Quel rôle est-ce que j'occupe dans ta pièce à toi ? Sans raison aucune, j'ajoute alors :

" Dites-le moi et je m'exécuterai. "

Dans la mienne, les rôles se trouvent désormais inversés. D'ordinaire, c'est inconsciemment ma volonté qu'elles respectent et de mes manigances qu'elles deviennent les instruments muets. C'est de moi que viennent les indications dispersées habilement au cours de la nuit afin qu'elles ne se rendent pas compte de la supercherie dont elles sont les victimes. Maintenant, c'est à toi que revient ce rôle. J'ignore ce qui a pu motiver une telle proposition de ma part. Sans doute pas un souci d'égalité dans les éléments favorables à retirer de cette rencontre, éléments dont tu serais éventuellement lestée : je suis trop égoïste pour me soucier de ce genre de détails. Alors quoi ? A vrai, dire je préfère de pas éclaircir cette question, puisque de toute façon, seuls les résultats comptent. Dis moi. Je te suis dévoué. Et son spectre m'habite toujours.

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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Jeu 6 Mar - 11:03

(hrpg> je suis vraiment vraiment désolée pour le tempe de réponse edward. Je n'arrivais pas à me connecter au net pendant les vacances je te demande pardon>< j'espère que tu ne m'en veux pas trop Sad )


Etrange. C’est le seule mot qui vient à l’esprit de la jeune fille au moment ou sa nouvelle rencontre reprend la parole.

« Qu’attendez-vous de moi ?»

Juste une question courte, peu banale, a laquelle il attend sûrement une réponse bien définie. Peut être même a t’il déjà une idée de ce qu’elle pourrait lui demander, mais elle n’en a aucune. Elle lève simplement ses yeux clairs vers le jeune homme, ponctués par une interrogation bien perceptible. Pourquoi pensait-il qu’elle voudrait obtenir quelque chose de sa part? Et pourquoi s’offrait-il a elle ainsi? Habituellement c’était le rôle qu’elle tenait, et le voir ainsi interprété par un personnage masculin la perturbait un peu. Cependant, si il agissait comme ca c’est qu’il avait une raison de le faire. Avait-il lui aussi traversé les épreuves qui avaient été les sienne? Elle ne savait rien de sa vie mais ressentait une profonde tristesse venant de lui. Ressentant cette émotion, elle referma ses mains sur la veste du jeune homme. Son corps se crispa légèrement, mais elle resta contre lui pour lui permettre de s’épancher si l’envie lui en prenait. Il renchérit par le suite:

« Dites-le moi et je m’exécuterai.»

Tant de soumission pour une personne étrangère? La vraie question était que voulait-il lui? Et aussi, que voulait-il qu’elle réponde à ca? Le joie de la rencontre avait disparue du visage de la jeune fille. Elle avait a présent un air neutre, tentant de comprendre un peu la personnalité du jeune homme. Elle ne comprenait pas du tout cette situation ou les rôles habituels étaient inversés mais ne lui dit rien pour ne pas paraître impolie. Seulement, la tristesse ou la nostalgie de edward commençait à déteindre sur elle. Helena prenait facilement l’expression de ses interlocuteurs. Son coeur était serré et une gêne dans sa gorge commençait a troubler sa respiration. Elle n’était pas habituée a ressentir se genre d’émotion pour quelqu’un d’autre qu’elle même.

Quelle expérience bizarre. A la fois elle ressentait une douleur inexplicable dans la poitrine, mais avait aussi envie de tout faire pour apaiser la tristesse de son compagnon. Elle desserra ses mains du dos du jeune homme les ramena au niveau de sa poitrine et doucement, les monta sur les joues de edward. Elle se détacha de lui, laissant une petite distance presque négligeable entre eux deux. Les mains sur son visage, elle voulait réussir à capter son regard et lire en lui les émotions que pouvaient refléter son âme. En le regardant, elle ne se rendit même pas compte que son propre visage avait revêtu une expression triste. Elle le scruta quelques secondes, son regard plongeant au plus profond se son être. Elle pencha un peu la tête du coté et lui dit doucement:

J’aimerai savoir, pourquoi te sens-tu si triste?

En réalité ce n’était pas vraiment de la tristesse qu’elle ressentait mais une multitude de sentiments mélangés qui semblaient créer un trouble chez lui. Elle le trouvait très semblable à elle pour ne pas dire qu’elle le mettait sur le même pied d’égalité. Peut être voudrait-il lui parler, peut être pas, elle verrait bien, mais ce malaise qui l’habitait semblait lui causer de gros soucis.

J’ai fait quelque chose de mal?

Ayant l’habitude d’être le centre d’attention de son père, elle pensait parfois que tout reposait sur ses épaules. Si elle le blessait évidemment elle le quitterai sur le moment même pour éviter de lui faire du mal, mais avant cela elle aurait vraiment aimé comprendre ce sentiment si fort qui sommeillait dans le jeune homme. Cette impression de similitude entre eux 2 ne la quittait pas, et bien qu’elle l’imaginait mal vendre son corps comme elle le faisait, le jeune homme avait pourtant exprimer un souhait de soumission envers elle. Helena, pauvre fille candide et innocente se retrouvait dans la position de domination sur un jeune homme qui paraissait pourtant assez sur de lui bien qu’extrêmement perturbé par une chose dont elle ignorait l’existence.

Ce rôle, elle n’en connaissait pas les ficelle. Que pourrait elle faire, elle, fille soumise à un garçon qui ne semblait pas non plus à l’aise dans l’interprétation nocturne de son nouveau personnage? Elle n’avait jamais lu un tel scénario et les mots lui manquaient pour traduire ce qu’elle ressentait. Son visage neutre était marqué par une légère grimace traduisant le mal que lui faisait son coeur au moment ou elle avait essayer de trouver les émotions enfouies dans les yeux de Edward. Ce mal était-il un écho au sien? Peut être avait-elle mal interpréter ce qu’elle avait vu et entendu, mais cette douleur était pourtant toujours la. Malgré le fait que la jeune fille ait perdu toute notion de ses propres émotions, elle sentait parfaitement celles des autres et comme le ferait un caméléon, s’en imprégnait pour les retraduire à la place de la personne concernée. Toujours face à face avec lui, elle ne le laisserai que quand il lu aurait apporté une réponse sincère à sa question. Après tout, c’est tout ce qu’elle désirait de lui pour le moment.
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MessageSujet: Re: LOOOOVE BOOOOAT ! *out* [LIBRE HAHA]   Mar 1 Avr - 23:45

Tu es son antithèse parfaite. Elle souhaitait ne plus jamais me revoir, parce que les choses que l’on désire le moins sont celles auxquelles on se trouve le plus souvent confrontés. Tu resserres tes doigts fins sur ma veste et cela me trouble autant que si tu avais effleuré mon torse. Sans arrières pensées, sans intentions lubriques, sans haine ni colère, sans gifle imminente, j’ai la sensation de vivre quelque chose de nouveau et de ce fait, de totalement dérangeant. Je suis à la fois l’instigateur et l’instrument de leurs pulsions charnelles et mes relations avec les gens se limitent souvent à la hiérarchie pion/joueur que j'ai instaurée il y a plusieurs moi de cela. Je suis le destinataire de leurs accès de rage, de l’incompréhension et de l'inquiétude qui doit habiter les membres du Clan. J’éprouve le désir qu’ils comprennent les raisons qui ont motivé ma fuite sans vraiment vouloir qu’ils y parviennent. Qu'ils continuent de tergiverser sur l'endroit où je dois me trouver à présent. Qu'ils revoient encore les jours qui précédèrent mon départ éclatant, qu'ils se souviennent des moindres détails et tentent d'y voir des éléments annonciateurs de mon départ inexpliqué et inexplicable. Qu'ils ne voient en moi qu'un gamin dont l'immaturité n'a d'égale que la lâcheté, cela n'a pas d'importance. Je suis ce jeune homme, beau et con à la fois, la malice au bord des lèvres et l’arrogance au fond des yeux. Mais tu vois, en cet instant, je me fais simplement l’effet du faible qui se rend enfin à l’évidence après s’être voilé la face un an durant. Si fort il y a quelques mois, vulnérable et désarmé à présent, je suis d’un ridicule navrant. Comment suis-je sensé réagir ? On ne m’a pas habitué à ce genre de contacts. Je sais jouer l’amant fougueux, désinvolte et le lâche à la perfection mais puis-je m’incarner moi-même ? Elle aussi s’était blottie dans mes bras tandis que je la ramenais au quartier des prostitués, faute de mieux, première étape d’une entreprise vouée d’avance à l’échec, puis elle avait martelé mon esprit, mon corps et sans doute autre chose de sentences assassines. ‘Je vous hais’. J’aurais aimé te haïr moi aussi Kim, déverser sur toi ma rancœur, mon dégoût et l’amalgame confus de sentiments que tu éveillais en moi, être capable de digérer l’offense et de te renvoyer au centuple le pathétisme que je t’inspirais. J’en ai été incapable. Tu n’agiras pas de même toi ?

Tu relèves vers moi ton regard teinté d'une incompréhension aisément perceptible. Tu ne comprends pas. Et moi non plus. Pourtant, il me semble que n'importe quel homme aurait profité de cet instant de faiblesse afin d'en tirer un avantage certain. Ou alors s'agit-il là d'une simple généralisation du comportement que j'aurais adopté à l'ensemble des autres humains ? Je n'en sais rien, je ne tiens même pas à le savoir. Vas-y Helena. Demande-moi ce qu'il te plaira, exige de moi ce que tu veux et que je sois en mesure de te donner. Je pensais ma question tellement simple ... Je pensais que tu y apporterais une réponse concrète et ainsi, une nouvelle ligne de conduite s'imposerait à moi. Nul besoin d'établir des conjectures inutiles quant au masque à porter, au rôle à endosser. Nul besoin de choisir entre l'insouciance apparente, l'absence de scrupules et l'exécrable ordure aux dépends du trouble intérieur et du doute obsédant. Non, puisque j'aurais incarné l'être répondant aux demandes que tu aurais formulées. Je n'ai toujours eu que peu d'estime pour les individus qualifiables de 'gentils'. En effet, j'ai toujours pensé que la gentillesse masquait une hypocrisie flagrante ou dans le meilleur des cas, était le signe d'une naïveté extrême. La gentillesse ne m'atteignait pas, semblant appartenir à un monde étranger, parallèle à l'univers dont je fixais les règles et dans lequel j'évoluais sournoisement. La gentillesse me répugnait. Elle m'apparaissait obséquieuse et superflue et je doutais en éprouver un jour le besoin. Le recours à une épaule sur laquelle s'épancher en pleurs vains, à un regard compatissant ou à une oreille attentive me semblaient autant d'inepties, uniquement bonnes à consoler les jeunes filles désemparées. J'ignorais alors que l'on pouvait blesser aussi le coeur des hommes. Ta gentillesse m'émeut presque. Elle envahit tout mon être, se répand dans mon corps et dans mon esprit avec une violence inouïe. Je me fais l'effet de l'enfant qui découvre soudain la palette extraordinaire de sentiments qu'implique sa condition d'être humain, impuissant devant la montée des émotions diverses qui le submerge.

Je sens tes mains remonter sur mon visage. Ne pars pas, s'il te plait. J'ai envie de t'implorer, de déverser sur toi ma faiblesse et ma peine, de te supplier de rester parce que sans toi, en dépit de la brièveté de notre entrevue, je ne sais pas ce que je ferais. Mais aucun son ne s'échappe de mes lèvres et ce cri de révolte vient mourir dans ma gorge. Je remarque alors que ton visage a revêtu une toute autre expression : celle de la tristesse. Un sentiment indéfinissable m'investit alors sans que je réussisse à en déterminer la cause, ni la nature. Sans doute le remords d'être parvenu à coups de manigances détestables, à t'imposer un poids écrasant. Ternir l'image de candeur et d'innocence qui émanait de toi était vraiment la dernière chose que je désirais. Et pourtant, j'y suis parvenu : malgré moi, je concrétise ce que je j'abhorre au détriment de ce que je souhaite.
Loin de répondre à ma précédente interrogation, tu m'en proposes une nouvelle que je juge bien plus épineuse. Comment pourrais t'expliquer quelque chose que je ne comprends pas moi-même ? On dit souvent que pour résoudre un problème, la meilleure méthode consiste à remonter à sa source afin d'en élucider les causes et ainsi, être capable d'y remédier. Seulement, je n'ai toujours pas déterminé avec exactitude les raisons de ce malaise nauséeux qui m'habite depuis plusieurs semaines déjà. Tes dernières paroles achèvent de m'accabler : non, tu n'as rien fait de mal et t'incriminer s'avérerait totalement absurde en plus d'être stupide. Tu n'y es pour rien. Au contraire, ta présence m'apaise pour une raison que j'ignore. Je suis incapable de me confondre en excuses auprès de toi, ni de démentir tes propos, conséquence de mon orgueil monstrueux. Je secoue néanmoins faiblement la tête : admettre que tu aies raison, c'est admettre que j'ai tort et cela représente déjà énormément. Je saisis alors délicatement tes poignets avant de poser tes mains à l'emplacement de mon coeur et d'ajouter en te fixant toujours :


" Tu vois, moi je le sens pas. "

A comprendre comme tu le veux. Pour moi, tout est clair 'J'ai été la pire des raclures parce que je possède l'étonnante faculté de tout foutre en l'air lorsqu'il m'arrive quelque chose de bien'. Je le croyais mort, persuadé d'avoir enterré mes sentiments assez profondément, quelque part où moi seul pourrait les trouver, mais quelqu'un y est arrivé avant moi. Je le sens, et beaucoup trop. Organe de douleur dont la fonction ne m'apparait pas encore de manière clair, j'aurais préféré qu'il demeure dans son état léthargique.
Reste Helena.

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