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 Maison de Sakuya Vol.2.

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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 10 Avr - 0:05

Sakuya répondit à son baiser en l'embrassant à son tour. Etrange comme il préférait celui-ci. Au moins, le message était clair. Ils étaient désormais tous les deux nus et à une proximité à faire pâlir un puritain. Deux hommes. D'ordinaire Edward fréquentait exclusivement des femmes. Première fois donc. Et finalement, il trouvait que cela ne changeait pas tant que ça. Justement, il s'agissait là d'une nouvelle expérience qu'il trouvait bien plus excitante de par son caractère inconnu. Double pied de nez à cette morale qu'il haissait de tout son être. Non seulement il côtoyait des personnes cataloguées peu fréquentables, mais en plus il s'adonnait à certains plaisirs avec un homme, ce que cette fichue morale réprimait. Elle dictait, de manière tyrannique qu'ils devaient être réservés à une femme, et encore, à l'épouse. Il doutait qu'il jour il se marierait. Il aurait déjà fallu qu'il tombe amoureux, et ce miracle ne s'était pas encore produit. L'androgyne avait déposé quelques baisers sur son corps, il le laissait faire, n'ayant aucune raison de stopper son petit manège, si agréable. Puis il posa ses mains sur ses hanches en l'attirant vers lui. Se penchant à son oreille, Edward répondit, souriant toujours :

" Pleinement satisfait. "

Provocation. Qu'est ce qu'il aimait ça. Ce mot était un de ceux qui se trouvaient au centre de sa vie. Certains trouvaient son attitude provocante, ses moeurs provocantes, sa façon d'agir et de penser provocantes, sa philosophie provocante. Tout en lui éveillait ce sentiment. Et il le savait, en jouait même. Les gens qui provoquent sont ceux qui marquent l'esprit non ? Et, sans doute était-ce là ce qu'il cherchait. Qu'on se souvienne de lui. En bien ou en mal, il s'en moquait éperdument puisque pour lui ces deux notions étaient parfaitement abstraites. Qu'on l'appelle "Minable petite ordure" ou "Mon amour", c'était du pareil au même, il n'en retenait qu'une chose : il avait éveillé quelque chose. La pire des insultes étaient en effet l'indifférence. Mais, à l'heure actuelle, Dame Indifférence n'avait pas pointé le bout de son nez, et l'anglais savourait d'autant plus ses instants.
Il saisit alors délicatement les poignets de Sakuya, en aveugle car il fixait toujours son regard captivant, lui leva les bras, plaquant ses poignets contre le mur. Puis, toujours avec une infinie douceur, remonta son genou le long de la jambe de son adversaire du moment, qui était peu à peu devenu un partenaire plus qu'un adversaire, se montrant plus pressant, se collant encore davantage à lui, si cela était possible. Ed ferma un instant les yeux, déposant de très légers baisers le long de son cou. Instant parfait, soirée des plus agréables qui avait pourtant débuté par une tentative de meurtre. Comme quoi, rien n'était jamais définitif, il avait le pouvoir de tout faire basculer. Et cette seule pensée le réjouissait.

Et le changement qui avait tourné à son avantage les minutes précédantes, se retournait contre lui. Car, dans ses manigances si parfaites, dans son plan qui ne semblait contenir aucun accroc, il avait oublié un paramètre. Et Dieu seul savait combien ce paramètre était important. Un de ceux qui pouvait tout foutre en l'air, un de ceux qu'on regrette amèrement d'avoir négligé : la jeune fille. C'était le trou dans la coque du bateau, le vent qui soufflait du mauvais côté. Elle lui était complètement sortie de l'esprit. RRR BOUM. C'était approximativement le bruit qu'elle avait fait en tombant. Edward lâcha brusquement les poignets de Sakuya, constrastant fortement avec la douceur dont il avait fait preuve les instants d'avant. Il tourna la tête, ne put s'empêcher de laisser échapper un hoquet de surprise, inaudible. Sonné, il était complètement sonné. Il se trouvait dans la situation du bienheureux qui dormait et qu'on vient de réveiller à l'aide d'un seau d'eau glacée. Il se retourna alors vers le jeune homme. Et chose surprenante, ses yeux noirs dans lesquels ont ne lisait qu'intrigue et mystère, ces yeux qui n'exprimaient rien sinon l'audace et la malice, ces yeux couleur de nuit insondables avaient revêtu la couleur du regret. Ils semblaient voilés. Aussi loin qu'il se souvienne, après sa fuite, il n'avait jamais ressenti ce genre de choses. Ou alors, mémoire sélective oblige, il avaient chassé ces souvenirs de son esprit. Affligé. Jeté à terre. Abattu. Le regard empli de ces regrets qu'il ne parvenait plus à masquer il lui répondit, sourire envolé, malice disparue :


" Temps mort. Il semblerait que tu ais remporté la première manche. "

Alors que tout à l'heure, lorsque Sakuya tentait de l'embrasser, il se reculait parfois, pour le faire patienter, pour réveiller son impatience, maintenant, c'était lui qui ne parvenait plus à se détacher de ses lèvres. Il l'embrassa alors une dernière fois. Généralement lorsqu'on donne un baiser à quelqu'un, on cherche à lui faire passer une quelconque émotion, un message. Il ne savait même pas ce qu'il avait voulu lui dire. Perdu. Il revêtit en hâte, mais surtout à regrets son boxer noir [réponse à toutes les questions ! XD] et son pantalon et se dirigea vers la jeune fille. Ce n'était pas une question de préférences : il n'avait pas délaissé Sakuya parce qu'il accordait plus d'importance à la jeune fille. Il ne savait même pas ce qui lui était passé par la tête. Il réalisait simplement qu'il venait de laisser filer une manche, qu'il avait perdu, lamentablement échoué. Elle semblait parcourue de spasmes, de soubresauts compulsifs qui agitaient son corps brusquement. Même si il ne parvenait à se l'avouer, Edward était en proie à la panique la plus totale. Il l'aida simplement à monter sur le canapé, la soulevant avec délicatesse, la laissant s'appuyer sur lui. Il posa le dos de sa main sur sa joue, sa mère avait souvent répété ce geste avec lui. Brûlante. Il sortit alors un des mouchoirs en tissus à ses initiales, un de ceux qu'il gardait mais qu'il ne sortait jamais, ne mesurant pas même les risques que l'on découvre des bribes de son indentité. Puis il se mit en quêtd de la cuisine dans l'appartement. Quelle guigne. Il ne le connaissait pas, il perdait du temps. Et lorsqu'il finit pas la trouver, il imbiba le mouchoir d'eau, en servit un verre et retourna auprès d'elle. Ed lui passa le mouchoir sur le visage, lui tendit le verre d'eau, la regardant fixement. Et dans ses yeux, d'ordinaire si inexpressifs, on ne lisait que la crainte et la panique. Lui-même ne se reconnaissait plus et d'ailleurs, c'était sans doute pour cela aussi qu'il avait peur. Une peur monstrueuse. Il n'était plus, à cet instant, l'enflure, que certaines personnes se plaisaient à appeler de la sorte. Un étau nouait sa gorge, se resserant inexorablement, et sa respiration se faisait de plus en plus saccadée. Et puis il n'avait aucune idée de la réaction du jeune homme. La voila la solution de cette peur soudaine : il ne contrôlait plus rien, ni ses victimes, ni lui-même. Perdu.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 10 Avr - 14:51

Tout était tel qu'il l'avait imaginé. C'est à dire, parfait de A à Z. Son nouveau partenaire n'était pas d'une mocheté repoussante, on pourrait même dire pas moche du tout. Il était même mignon. Ensuite, ils avaient suivi un rythme parfait. Seul à un moment, ou on avait eu l'impression que tout allait se stopper, mais le rythme avait repris de plus belle. Sakuya était donc totalement heureux de cette soirée, qui allait pourtant être totalement infructueuse du côté bénéfice. Mais on ne pouvait pas tout avoir non plus. Après leur petit jeu il aurait très bien pu demander à Ed de le payer. Mais il ne le ferrait pas. De temps en temps, avec ses clients, il ne les faisait pas payer. Pourquoi? Par caprice sûrement. Mais là encore, la situation était différente. Il ne considérait pas le jeune anglais comme un client, mais comme un amant plutôt. Oui voila, un amant, avec qui il était agréable de passé du temps.

Alors que Sakuya se perdait dans des baisers sur le corps du jeune lord, celui-ci lui attrapa doucement les poignets. Il sentit les mains de Ed tâtonner légèrement, puisque celui-ci le regarder toujours dans les yeux de son regard sombre. Il commençait à aimer ses yeux totalement sombre, reflétant toujours de la malice. Une fois qu’il avait atteint sa cible, il lui plaqua les poignets contre le mur. Doucement, il sentit alors la jambe de Edward remonté doucement le long de la sienne. Geste qui voulait dire tellement de chose. Il voulait que le rythme accélère encore un peu, qu’ils aillent peut être plus vite. Il se colla un peu plus contre lui, resserrant le contact déjà pourtant très étroit entre les deux corps. Mais alors qu’il fixait toujours les yeux du jeune anglais, il les ferma, et commença à déposer de très léger baiser sur le cou du jeune androgyne. Sakuya frissonna légèrement. Ses baisers n’avaient rien à voir avec les précédents, on pouvait sentir du plaisir. Sakuya sourit innocemment intérieurement. Il y était arrivé en fin de compte, à lui faire ressentir du plaisir.

Mais alors que Sakuya, la tête posée contre le mur, savourant cet instant des plus agréable, il entendis un bruit sourd en provenance de son salon. Pas compliqué, puisqu’ils étaient à même pas deux mètres du dit salon. Edward tourna violemment la tête. Saku retint de justesse un léger grognement d’insatisfaction devant cet arrêt soudain. Mais il tourna la tête à son tour, et vit une jeune fille affalée sur le sol. Que faisait elle là ? Aucune idée pour Sakuya. Mais ses alors qu’il se souvint que Edward n’était pas venu seul, et qu’il était accompagné d’une jeune fille inconsciente. Il ne s’en était pas du tout occupé, car son attention avait immédiatement était tourné par la présence du jeune lord. Il le regarda d’ailleurs, mais dans ce regard pourtant tout le temps rempli de malice, Sakuya y vit du. . .. Regret ? Alors cette fille n’était pas une amante du jeune homme ? Sinon il aurait continué. Gagné ? Comment ça gagner ? Alors la partit était finie ? Alors qu’elle venait à peine de commencer ?


"Il semblerait oui."

Avait il répondu, sur un ton triste. Edward fit alors un geste qui le surprit totalement. Il déposa rapidement un baiser sur les lèvres du jeune homme aux cheveux parme. Un baiser, rapide, comme l’annonce d’un dernier baiser, rempli presque de regret. Sauf que celui là, était rempli de trop de chose pour le définir. Sakuya regarda Edward étrangement. Ou était passé sa capacité à être maître de lui ? Il avait remis son pantalon en hâte. Sakuya devait rêver, le jeune homme était en proie à la panique la plus total. Il aida la jeune fille à se mettre sur son canapé, et chercha la cuisine pour mettre de l’eau sur un mouchoir. Sakuya le regardait sans bouger, ne comprenant pas, encore surpris par le précédent baiser aussi.

Bon, il fallait faire quelque chose. Il alla prendre dans la salle de bain son peignoir en soie, l’enfila rapidement, et se dirigea vers la cuisine. De la, il pris un pichet d’eau, pas la peine de prendre un verre. Il prit aussi la boite de sucre et du pain, puis se dirigea vers les jeunes gens. Il mit alors un sucre dans le verre que Ed tenait toujours à la main. Il savait ce qu’il faisait. Puis, il se mit derrière lui, et lui déposa un léger baiser sur la base du cou, un baiser plein de tendresse, pour le détendre un peu, pour qu’il se calme, car sinon, ça n’arrangerait rien.


"Fait lui boire ce verre et donne lui à manger si elle peut"


Dernière édition par le Mar 10 Avr - 20:08, édité 2 fois
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 10 Avr - 17:58

[ J'men veut d'avoir tout chamboulé..]

La jeune fille perturbatrice bien malgré elle se tenait toujours à côté de son canapé. Elle était en train d’imaginer les efforts qu’il lui faudrait déployer pour y monter, et envisager d’un œil de plus en plus… D’un meilleurs bon œil quoi. ( Gnné. J’arrive pas à trouver la bonne structure, tant pis. ) le fait de se coucher par terre. Elle avait les yeux qui lui brûlaient, signe certain de fatigue et de fièvre, des yeux qui pleuraient tout seuls. Manquait plus que ça. Elle qui n’avait pas pleuré depuis la première fois qu’elle s’était vu dans un miroir après son accident, elle pleurait. Pas des pleurs de madeleine non, une petite larme par ci par là, une humidité permanente qui rendait les yeux brillants. Des yeux qu’elle avait fermés, car regarder lui donnait mal à la tête et la faisait pleurer encore plus.
Pour le moment elle prenait de longues inspirations. Et, alors qu’elle avait toujours les paupières celées, elle se sentit aidée. Quelqu’un la soulevait. Sa première réaction fut de repousser la personne qui l’aidait, en ouvrant des yeux qui de toute manière ne voyaient rien, mais la main qu’elle avait levée retomba bien vite le long de son flanc. Il fallait qu’elle se rende à l’évidence, si elle voulait se réveiller le plus vite possible dans un autre endroit, mieux valait se laisser aider.

Elle ne distinguait pas qui l’aider, et il valait mieux, parce que si elle l’avait su, la colère serait remontée à coup sûr. Elle ne fut pas plutôt installé que le mystérieux sauveur aidant l’avait quittée. Tant mieux. Elle allait fermer les yeux et tenter de s’endormir, ou de se réveiller si tant est qu’elle était en train de rêver. Mais elle fit une découverte : On ne peut pas s’endormir avec un marteau dans le crâne. Alors elle se redressa pour se retrouver assise, et tenta de faire le point alors que l’anglais était toujours dans la cuisine. Peine perdue. Et elle était toujours dans cette position quand il revint accompagné d’un verre d’eau. Ses tremblements convulsifs se calmèrent un peu sous la caresse du mouchoir, et elle put enfin distinguer quelque chose d’a peu près net. En l’occurrence ce qui se trouvait devant elle, un visage et un verre d’eau tendu. Il lui sembla reconnaître les profonds yeux sombres, et elle écarta le verre d’une main tout en fixant toujours les yeux captivants. On aurait dit ceux de l’autre… Mais ça ne pouvait pas être ça, parce que les siens avaient toujours eut une étincelle de malice. Ca ne pouvait pas être le salaud, parce que celui qui se tenait en face d’elle avait peur. Une sorte de peur. Alors elle ouvrit sa bouche, et d’une voix faible, râpeuse car sa gorge était sèche, elle zappa le traditionnel « où suis-je » pour :


- Qui... Qui êtes vous ?

Et puis Kim sentit une autre présence, et leva ses grands yeux gris vers une silhouette en… En peignoir en sois et cheveux long. Elle repoussa alors la personne en face d’elle et tenta de se lever naturellement, ce qui était complètement raté, vu qu’elle bougeait un peu à la Jack Sparrow. Sa tête se mit automatiquement à tourner, et elle eut une intense envie de vomir, mais elle résista, et c’est un visage fiers et presque décidé qu’elle arbora en énonçant d’un facon haché, prenant à chaque fois une grande inspiration :

- Oh je ne voulais pas déranger... Je… Je vais partir et... Vous pourrez… Continuer.

Elle n’avait pas oublié ce qu’elle avait vu avant même si elle n'avait pas reconnu sa presque victime, et le pire, c’est qu’elle était sincère. En plus, elle ne voulait pas dépendre de quelqu’un, et dans sa tête, un bonne bouffée d’air frais extérieur et tout rentrerait dans l’ordre. Enfin pour l’instant, son combat c’était de rester debout, car elle devait en effet lutter à chaque instant pour garder son équilibre.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Jeu 12 Avr - 23:55

D'ordinaire Edward K. possédait une faculté étonnante à passer d'un rôle à un autre, de l'homme austère a l'audacieux en passant par l'observateur. Seulement, il était un rôle qu'il n'avait pas encore dans sa panoplie de comédien et c'était bien celui du docteur ou du McGyver des temps modernes, le seul homme à pouvoir fabriquer une bombe avec un trombone, qui serait sans doute aussi en mesure de soigner une jeune fille en ne connaissant de la médecine que l'aspirine. Comme il regrettait à cet instant de n'avoir rien retenu des leçons de son précepteur, de n'avoir pas approfondi le sujet, de ne pas avoir étudié la pharmaceutique ou la médecine. Mais si il l'avait fait, il ne se serait pas retrouvé dans cette situation, et donc, son raisonnement tournait en rond. Il ne servait à rien de s'auto-rabaisser et de se ressasser des piques assassines. Ce qui était fait était fait et on ne pouvait revenir dessus. En revanche, il avait le pouvoir potentiel de changer l'avenir. Enfin, potentiel seulement, encore fallait-il l'exploiter ...
Pendant que Sakuya était allé faire une escale cuisine, Ed fixait toujours la jeune fille avec une angoisse qu'il tentait de maîtriser. Mal, mais au moins ses mains ne tremblaient pas. Pas encore. Il guettait aussi assiduement le retour du jeune homme. Reviens, avec un truc, n'importe quoi. De la nourriture, cela lui ferait sans doute le plus grand bien. Et en plus, Edward se serait très mal vu faire la cuisine, il était tout bonnement nul dans ce domaine, à peine si il savait faire cuire des pâtes. On lui avait toujours tout préparé, et il dînait dans des bars, alors l'utilité de faire la cuisine ne lui apparaissait pas clairement du tout. Il apprécia énormément le léger baiser de Sakuya dans son cou, geste insignifiant en apparence, qui néanmoins le détendit grandement. Bien sûr, il n'avait pas retrouvé son assurance légendaire, mais il était en voie de guérison.

Lorsqu'il avait approché le verre d'eau d'elle, elle l'avait repoussé. Remarque, il s'en serait douté. Le dicton dit que la première impression est toujours la bonne, et celle d'Edward avait été l'image d'une jeune fille fière. Et cela ne se démentait pas. Il s'attendait à une telle réaction. Mais Ed s'avérait aussi être une personne pourvue d'un certain orgueil et d'une certaine fierté. Vestiges du Clan. Et lorsque deux personnes fières se retrouvent en tête à tête, cela fait souvent des étincelles. C'était à celui qui parviendrait à s'imposer et dans la situation actuelle, l'anglais avait le vent en poupe : elle était trop faible pour l'emporter sur lui. Elle le questionna alors sur son identité. Chose normale. D'ailleurs, il avait appris à développer certains stratagèmes pour contourner cette interrogation qu'il haissait. Et une fois n'était pas coutume, il bénit l'arrivée de cette question : il allait pouvoir se raccrocher à quelque chose qu'il connaissait, à laquelle il était habitué. Il s'efforça alors de sourire, moins intensément tout de même, avant de lui répondre, cherchant son regard fuyant :


" Il ne vous servirait à rien de le savoir. Je suis celui qui peut vous secourir aujourd'hui et vous poignarder demain, celui qui peut vous aduler à l'instant et vous haïr celui d'après. Appelez-moi Ewan. "

Autant dire quelque chose, même quelque chose d'entièrement faux. Qui, en ne le connaissant que mal, aurait pu douter de la véracité de ses propos ? Pas grand monde, à moins d'être particulièrement clairvoyant. Et puis, la seule pensée que les gens croient détenir une partie de son identité alors qu'il n'en était rien, lui procurait une certaine jouissance. Il déposa alors un léger baiser à la comissure des lèvres de Sakuya avant de se retourner vers l'inconnue. Elle avait tenté de se lever pauvre folle ! D'un geste ferme, mais sans brusquerie aucune, il posa sa main sur son épaule et l'abaissa l'obligeant à se rassoir. Il répliqua alors une certaine douceur dans la voix, qui l'eut cru :

" C'est en tenant de tels propos que vous amenez les gens à agir à l'encontre de votre volonté. Et puis, vous n'en avez pas la force ... "

Clin d'oeil volontaire aux paroles qu'il avait déjà énoncées lors de sa tentative de meurtre. Il ne savait pas si elle ferait le rapprochement. Mais il tenait absolument à se débarrasser de cette attitude de jeune homme angoissé, et n'avait pu s'empêcher de s'amuser un peu, rien qu'un peu, même si l'anxiété le rongeait toujours. L'amertume de la défaite semblait être passée. En apparence seulement. Intérieurement, les rouages de son esprit étaient déjà en marche en train de manigancer des nouveaux plans, de nouvelles ruses. Il lui importait peu qu'elles les ait vus en pleine action, la pudeur était un mot qui avait été totalement banni du vocabulaire d'Ed. Qu'elle le veuille ou non, il la forcerait à rester ici, jusqu'à ce que son état se soit amélioré. Il porta alors délicatement le verre à ses lèvres. Bois, sans te poser de questions.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Ven 13 Avr - 23:20

Sakuya observait la scène d’un regard extérieur. Il ne se doutait pas une seconde de ce qui avait bien pus se passer entre les deux personnes. Il se faisait de vague idée, mais très loin de la réalité. Pourquoi aurait il imaginé qu’elle avait voulu le tuer et qu’elle c’était évanouie à cause de ça ? Non, il était vraiment très très loin de la réalité. Il remarqua de sa place, juste avant qu’elle ne ferme les yeux, qu’il brillait étrangement. Pourquoi ? Pleurait-elle ? Il ne voulait pas voir une femme pleurer. Il avait déjà vu une femme pleurer, non, deux en faite, mais une compté plus que l’autre . . . Beaucoup plus. Bref, pour revenir à la jeune fille, elle essaya de lever un bras, qui retomba aussitôt. Elle semblait totalement à bout de force, mais ne voulait apparemment aucune aide extérieure.

Il la regarda essayer de se mettre assise, avec difficulté mais succès. Mais, pourquoi ne voulait elle pas au moins boire un minimum ? En effet, elle venait d’écarter le verre de la main. Pourquoi ? Elle avait pourtant besoin de boire un peu. Elle tremblait moins, d’accord, mais était toujours très pale, le teint maladif. Elle demanda alors qui était l’anglais. Tient, question intéressante, aussi bien pour elle que pour Saku, car lui-même ignorait tout du nom de la personne avec qui il avait partagé quelques bons moments. Car malgré qu’ils aient étaient coupé dans leur petit jeu, voir leur relation, car c’était bien partit pour, il avait vraiment apprécié ce moment. Des personnes, il en avait connu, des centaines, mais elles venaient pour se changer les idées, se défouler, changer, assouvir un quelconque fantasme. Bref, peut de personne payaient pour rien. Alors que là, c’était différent. Ils étaient partit avec une idée en tête, mais avait avancé en s’amusant l’un comme l’autre, en se découvrant doucement. Oui, vraiment très bon moment. . . .

Donc, il disait s’appelé Ewan. Etrange comme nom, il ne l’avait jamais entendu. Mais bon, après tout, le monde est peuplé de beaucoup de gens, donc les noms, il ne l’ait connaissait pas tous.

Il avait également remarquait que ‘Ewan’ c’était légèrement détendu alors qu’il lui avait déposé un léger baiser dans le cou. Il le remarqua car l’anglais avait retrouvé un peu de son talent pour la parole, et ressortait des phrases cohérentes, dans son état d’esprit en tout cas. Il sourit également légèrement lorsqu’il l’embrassa au coin des lèvres. Leur relation était étrange, vraiment très étrange. D’un point de vue extérieur, ils pouvaient faire penser à un couple, et pourtant . . .

Il obligea alors la jeune fille à s’assoire. Bien que chez lui, Saku se sentait étranger à la scène. Il ne c’était même pas présenté, car c’était à ‘Ewan’ qu’elle avait demandé, pas à lui. Elle, voulait juste partir. Il répondit d’une voix détachée.


" Vous pouvez toujours partir quand vous voulez, mais avant, mangeait au moins quelque chose, et buvait également. L’eau n’est pas empoisonnée vous savez. Je doute sincèrement que vous arriviez même à descendre les escaliers sans vous retrouver par terre. "

Bien, maintenant, il se redirigea vers la cuisine, décider à préparer un repas un peu meilleur que du vulgaire pain. Mais il n’avait pas grand chose dans sa cuisine. Il décida de faire du riz, il envisagerait après. Il sortit donc sans un mot une casserole et un paquet de riz et déposa deux assiettes sur la table. Deux, car lui ne mangerait pas, il n’avait pas faim.
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 14 Avr - 1:57

La première étape, celle qui consistait à se tenir debout, Kim l’avait réussit non sans mal, ou plutôt pensait l’avoir réussie. Mais il s’avérait qu’elle était loin de l’attitude assurée qu’elle voulait projeter. D’abord heureuse que celui qui l’aidait ne la force pas plus à boire ou à faire autre chose, elle déchanta assez vite. Il la forcça à s’assoier, et malgré tout ses efforts pour rester debout, elle tomba assise. Et tomber est le bon verbe. La situation s’avérait des plus ennuyeuse et exaspérante. On voulait lui imposer quelque chose, et si il avait bien une chose qu’elle ne pouvait pas supporter c’était d’petre obligée de faire quelque chose. C’était donc très mal partit. Déjà il n’avait répondu à sa question. Elle se foutait comme de sa première chaussette qu’il s’appelle untel ou untel. Elle voulait savoir quels liens il avait avec elle. Et elle exprima son point de vue d’une manière plus décidé que précédemment, toujours assise parce qu’elle ne voulait pas prendre le risque de vomir :

- Je me moque de savoir votre nom, je veux savoir pourquoi c’est vous.

Bon, ça n’était pas vraiment plus clair que précédemment, mais elle ne pouvait pas faire plus explicite dans son état. Elle avait recouvré une vue à peu prés nette, ce qui lui avait permit de comprendre la plupart des mots prononcés en lisant sur les lèvres, mais comme ses yeux fonctionnaient par intermittence comme le reste, elle n’avait que des sons et des fragments de paroles compréhensives de façon hachée. Tout en cherchant un moyen d’établir son indépendance, elle se força à boire une gorgée, tout en prenant le verre fermement elle-même. Aussi fermement qu’elle en était capable du moins.
Elle ne pouvait absolument pas savoir si l’autre jeune homme lui adressait la parole ou parlait à celui qui voulait tant « l’aider » parce qu’elle ne le voyait pas et ne pouvait donc pas lire sur ses lèvres, mais si l’eau la dégoûta tout d’abord, la gorgée fraîche lui fit du bien, calma sa gorge sèche, et sans qu’elle sache vraiment pourquoi, lui éclairci la vue.
Elle pu parfaitement distinguer les moindres syllabes des mots : Vous n’en avez pas la force.
Soudain complètement immobile, comme pétrifiée, elle semblait ne pas croire ce qu’elle venait d’entendre, ou plutôt de lire. Lentement, son cerveau se mettait en marche, et elle cherchait, elle cherchait à quoi cela lui faisait penser. Tout aussi lentement, elle leva les yeux pour parcourir le visage et le corps du jeune aristocrate. Dans ses yeux, qu’elle replongea bien évidemment dans ceux de son vis-à-vis, la connaissance se fit jour. On pu très nettement les voir s’assombrir, et une colère monter, monter, jusqu'à ce qu’elle déborde. Qu’elle déborde en un :


- Toi !

Haineux, haine qu’elle ne chercha pas le moins du monde à dissimuler. De tout ceux qu’elle aurait pu trouver à son réveil,ce personnage était celui dont elle avait expecté le moins la présence. Son bras se leva pour frapper l’autre au visage, un coup qui arrivait beaucoup trop lentement de toute manière. Sa colère lui donnait un peu plus de force, mais si peu, et elle n’était pas tout à fait lucide.Tout ce qu’elle voulait c’était envoyé son bras au travers du beau visage, moyen de lui permettre de vérifier si elle ne rêvait pas, et si elle ne rêvait pas, de se soulager. Peut être. C'était en tout cas ce qu'elle se disait en elle même. En fait elle n'avait pas refléchit, c'était venu comme un reflexe, un reflexe que l'autre n'aurait aucun mal à détourner, et si il ne le détournait pas pour quelque raison masochiste, cela ne lui ferait rien. Mais bon, c'est comme ça, on ne se refait pas.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 15 Avr - 13:11

Edward se trouvait en position d'attente. Il avait révélé sa soi disant identité et se serait attendu à davantage de questions de la part de ses interlocuteurs. Et puis non, rien. D'un autre côté, il se sentit passablement ridicule d'avoir attendu une quelconque réaction : comment auraient-ils été en mesure de contester ses mots ? C'était parfaitement idiot, il en avait maintenant conscience. Il espérait seulement que cette pseudo-révélation leur ait fait réaliser la stupidité de cette requête : ils n'étaient pas mieux avancés en connaissant son prénom, et c'était tout à fait normal, ce genre d'informations étant totalement inutiles de son point de vue. Vrai ou faux nom, le résultat était rigoureusement le même, il ne servait à rien. Et Sakuya tenta de raisonner la jeune fille. Tant mieux, peut-être l'écouterait-elle davantage. Après tout, il était leur hôte, hôte un peu particulier concernant Ed, mais tout de même. Une voix extérieure a toujours plus d'influence que celle d'une personne à peu près connue ... Du moins, il l'espérait. Mais avec la demoiselle en question, cela s'avérerait sans doute plus complexe : elle refusait en bloc toute aide venant des deux garçons, qui pourtant, faisaient preuve d'une serviabilité extraordinaire, elle ne pouvait le nier. Mais les paroles ont toujours un impact, même minime et Edward croyait au pouvoir des mots. Il en jouait d'ailleurs abondamment. Puis il se dirigea vers la cuisine, laissant temporairement l'anglais et la jeune fille seul à seul.

C'était l'instant de la crise, le noeud de la tragédie, le dénouement final. A cette pensée, à l'approche de cet instant crucial, les palpitations de coeur du jeune homme s'accélérèrent. L'attente devenait insupportable. Retour des questions en masse : Avait-elle percuté son clin d'oeil ? Dans sa demi-conscience, l'avait-elle reconnu ? Comment allait-elle réagir ? Il aurait la réponse dans peu de temps, mais les secondes semblaient des heures et sa patience s'amenuisait au fil des secondes. Ses premières paroles firent surgir en Edward une bouffée de satisfaction : alors, apparement, pour elle aussi un prénom ne représentait rien, absolument rien, puisqu'elle s'en moquait. Parfait. Ils étaient, sur ce rare point, sur la même longueur d'ondes. Mais il ne fallait pas s'emballer trop vite, au risque d'être rapidement déçu.
Le temps sembla suspendu durant les quelques minutes qui suivirent. Elle sembla faire le rapprochement entre Ed et l'homme qu'elle avait tenté d'assassiner. Parfait, cette perspective ouvrait de nouveaux horizons : Tenterait-elle une nouvelle fois de mettre fin à ses jours ? De le frapper ? S'en irait-elle ? Ou alors une réaction toute autre ? Il la fixait toujours, ce qui allait suivre serait à coup sûr extrêmement intéressant. Les yeux d'Edward s'écarquillèrent tandis que la jeune fille, pétrifiée, semblait avoir compris. Il savait qu'à un moment où à un autre, toute sa colère, contenue jusqu'à présent, finirait par exploser. Lui. Il retrouva un semblant de sourire, avant de s'incliner, comme il l'aurait fait en éxécutant une révérence, et de murmurer :


" Lui-même. Je vois que vous avez finalement trouvé vous-même la réponse à votre question. Il n'était donc pas nécessaire que j'en apporte une. "

Elle tenta à nouveau de le frapper au visage. Il ne dévia pas la tête, subissant sa gifle. Non, il n'était pas masochiste. Faire face à son geste ne constituait pas non plus une preuve de courage. Du courage, il n'en disposait pas. Mais lorsqu'on joue, on n'évite pas les coups de l'adversaire, on les subit ou on les contre. Son début de sourire s'élargit encore légèrement, tout de même moins intense que précédemment : l'angoisse liée à l'état de la jeune fille subsistait toujours, malgré lui. Il pencha légèrement son visage sur le côté, cherchant toujours son regard :

" Dois-je le prendre comme un remerciement ? "

Une pensée lui effleura l'esprit : Sakuya était-il revenu et avait-il assisté à l'épisode de la gifle ? Si non, tant pis. Si oui, tant mieux. Tant mieux car ce geste devait éveiller une foule de questions, sauf si il n'était pas curieux. Et cela contriburait à étoffer son éventuelle aura de mystère. C'était là le plus intéressant : 3 individus, presque de parfaits inconnus les uns pour les autres, contraints et forcés de se supporter durant la soirée. Exercice des plus plaisants.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 15 Avr - 16:37

Sakuya se trouvait toujours dans la cuisine, en train de faire cuire son riz. En regardant comme ça, on aurait pus facilement pensé qu'il n'écoutait pas du tout, car cela ne le regardait pas. Pourtant, bien qu'il soit de dos aux jeunes gens, il écoutait tous sans la moindre exception. L'appartement était assez petit pour bien porter les voix.

Elle se moquait de savoir son nom? Pourtant, le nom donne un visage aux choses. Si on n'avait pas de nom, on était rien du tout. Même un nom inventé faisait l'affaire, car il donnait une identité à la personne. Une chaise était une chaise parce qu'on appelait ça une chaise non? 'Ewan' avait donc donné son nom, et c'était très bien. Lui-même ne c'était pas encore présenté. Il le ferrait, plus tard sans aucun doute. Enfin, si, avec le doute que cette histoire ne finisse pas.

Le riz était prés. Sakuya éteignit le feu et prit le sachet avec une fourchette. Il l'égoutta, l'ouvrit et le remis dans la casserole. Il cherche ensuite avec quoi il pouvait bien le faire ce riz. Il n'avait décidément pas grand chose chez lui, il fallait qu'il aille faire un peu de course, car ses placards était désespérément vide. Mais quand on vit seul, les placards n'ont pas besoin d'être constamment rempli non plus. Surtout lorsqu'on ne mange que très peu. Il trouva tout de même de la sauce tomate et du jambon. Il mélangea la sauce tomate avec le riz, mit des morceaux de jambon. Il mit le tout dans un plat et le plat dans le four pour réchauffer et gratiner un peu.

Pourquoi faisait il la cuisine? Parce qu'il n'avait que ça à faire. Il était chez lui, mais était un étranger en cet instant. Donc, pour s'occuper, il cuisinait.

'Toi' Quoi lui? Toi pouvait désigner un nombre incalculable de personne. Mais elle avait dit ça sur le ton de la haine. Haine pourquoi? Il avait était un mauvais amant? Il l'avait abandonné? Il se connaissait donc. Pas parfaitement bien, mais assez pour qu'elle éprouve un sentiment de haine envers elle.

Le plat était prés. Il le sortit du four, et au moment où il se tournait, il vit une claque se posait sur la joue de Edward, enfin 'Ewan'. Sakuya sourit. C'était tout à fait du style du jeune homme de se laisser baffer alors qu'il jouait. Mais pourquoi cette baffe? Que c'était il vraiment passé entre eux? Peut importe. Il posa le plat sur la table, et disposa les couverts. Bon, il n'avait plus rien à faire, il décida de se diriger vers les deux jeunes gens.


" J'espère que je ne dérange pas? "

Dit il avec son habituel sourire

Il passa rapidement une main sur la joue de Edward qui c'était pris la baffe, un geste doux. Il n'aimait pas que l'on frappe quelqu'un, dans un but de faire du mal. Il s'adressa ensuite à la jeune fille, en se plaçant face à elle.

" Je vous demanderai de ne frapper personne ici s'il vous plaît. Pas que ça me déplaise que l'on frappe dans certaines conditions, mais la chambre me semble plus approprié . . . "

Il avait dit sa avec malice dans la voix, un sourire ironique sur les lèvres

" En attendant, vous ferriez mieux d'allait manger avant que ça ne refroidisse trop "

Hote attentionner? Non, pas du tout, juste qu'il s'ennuyait à mourir, et qu'il voulait un peu de mouvement.
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 15 Avr - 20:03

Et merde, encore une fois bordel de merde, ou même putaint de bordel de merde tant qu’on y était. Pourquoi donc ne ripostait il jamais celui là ? Bien sûr elle n’avait rien pu lui faire, c’était clair et net, mais tout ne même il aurait montrer ne serait ce qu’un peu de… D’énervement, d’agacement, d’envie de la frapper elle. Pourquoi était ce toujours à Kim de bouger ? Et puis cette manie de toujours vouloir la fixer bien en face ! Mais vas y ! Fixe moi donc espèce de con, je n’ai absolument pas peur de toi ! Et elle planta ses yeux brumeux et fiévreux dans ceux, toujours aussi troublant, de l’anglais. Bon voilà. C’était fait et ils étaient bloqués. Face à sa petite phrase, qui, selon elle, ne servait strictement à rien, elle sentit sa colère retomber brusquement. En fait, c’était tout juste si elle se souvenait de la raison de son ressentiment envers lui. Enfin de toute manière c’était trop tard, elle l’avait prit en grippe. Et ça n’était pas près de changer, alors autant s’en contenter.

- Ha ha, très drôle, c’est a mourir de rire ! Remerciement de quoi ? J’ai rien demandé !

Elle croisa alors les bras en le fusillant du regard, et se mit clairement à bouder. Une attitude très puérile et qui n’avait vraiment aucune raison d’être, mais elle en avait marre de se faire avoir à tout les coups. Son regard fut attiré par l’autre personne, qui apportait des machins à manger. Han ! Un serviteur ? Ouais, c’était bien du genre de l’autre idiot là… Mais à sa grande surprise le « serviteur » se permit des familiarités avec « gameur ». Tout autre geste que cette petite caresse de la main, un baiser ou n’importe quoi, ne lui aurait fait ni chaud ni froid, mais il avait fallut que ce soit ça, et automatiquement, elle pensa à la sienne, de joue.
Les yeux dans le vague, sa main effleurant sa joue marquée, elle lut sur les lèvres de l’autre garçon d’autres stupidités. Cela donnait toujours une impression étrange qu’elle fixe les lèvres au lieu des yeux, ou même du nez, mais en plus, son regard était perdu, elle pensait à tout autre chose.
Visiblement il se croyait intelligent à faire ce genre d’insinuations scabreuses, mais ça n’était pas le problème de Kim à cet instant. Complètement différente à l’égard du jeune en peignoir, elle baissa les yeux et murmura un :


- Excusez moi.

Sa main toujours plaquée contre sa joue, elle s’était placée le plus loin possible de l’anglais, gardant les yeux baissés, ses longs cheveux lui glissant devant la figure. Son visage, qu’on ne pouvait apercevoir, était complètement fermé. Visiblement, elle ne comptait pas se bouger. Que les autres aillent grignoter s'ils le voulaient, en tête à tête et en amoureux, elle pensait à autre chose.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 16 Avr - 23:00

Alors qu'Edward attendait la réponse de la jeune fille à sa remarque ironique, Sakuya revint de la cuisine avec deux assiettes. Il ne prit pas le temps de regarder leur contenu, il mangerait en temps voulu. Pour le moment, il avait d'autres préoccupations, bien plus importantes de son point de vue que son estomac. L'androgyne passa une main sur sa joue rougie par la gifle de Kim, geste d'une grande douceur à laquelle il l'avait habitué. Il aurait pu capturer sa main dans la sienne, mais n'en fit rien. Cela aurait brisé le caractère léger et éphémère du geste qui faisait pourtant tout son charme.
Suite à cela, la jeune fille, comme il s'y attendait, répondit. Il aurait pu lui rétorquer qu'il s'estimait fort aimable de ne pas l'avoir laissée sur les pavés, inconsciente et faible, mais non. Il se tut. A quoi servait-il de se perdre en paroles inutiles ? Il avait le pressentiment qu'il ne lui ferait pas changer d'avis à son sujet, alors à quoi bon ? Eviter tout geste vain. Et surtout les paroles inspides. Une autre des nombreuses devises d'Edward aurait pu être "Des faits, non des mots". Agir, agir. Les paroles c'était bien beau pendant la phase d'appâtage, de rapprochement, mais après, elles ne servaient plus à rien. La jeune fille adopta ensuite une attitude boudeuse qui arracha un léger rire à Edward. Mais ce manque d'attention, cet instant de détente, s'estompa bien vite. Il entrait dans une nouvelle phase d'observation provoquée par un geste de la jeune fille qui aurait pourtant pu paraître anodin. Pour un observateur non-averti, autrement dit, son contraire. Un élément extrêmement important à ré-utiliser au moment propice. Il lui faudrait le garder précieusement en mémoire, et dieu savait combien la sienne était performante.

Autre chose qu'il remarqua : La jeune fille avait un tout autre comportement vis-à-vis de leur hôte que vis-à-vis de lui. Et quelque part, cela était aisément compréhensible. Elle n'avait pas d'antécédants avec lui, contrairement à Edward. Evènement hautement improbable, elle allait même jusqu'à s'excuser auprès de lui. Le jeune homme se surprit à éprouver une certaine jalousie : Sakuya profitait de ses excuses, luxe dont il ne disposait pas. Il chassa ce sentiment bien vite. Elle s'éloignait de lui ?! Tiens donc, mais pour quelle obscure raison ... Il était pourtant un vrai gentleman ... Si elle se tenait loin de lui, ce serait lui qui viendrait à elle. Il se rapprocha alors de la jeune fille, écartant délicatement ses longs cheveux noirs qui tombaient devant son visage fin, il posa sa main par dessus celle de la jeune fille sur sa joue, tout en lui murmurant :


" Serait-il possible que vous soyiez jalouse ? "

Il resta un court instant à ses côtés, puis se releva, alla s'attabler. Il avait pris soin de se mettre à une place qui lui permettait de capter chaque détail de la situation. Ainsi, bien qu'il ait lâchement évité la réaction de la jeune fille, il se trouvait en position idéale pour l'observer. Il adressa un léger sourire à son hôte, sans doute en guise de remerciement, et se mit à manger, comme si de rien n'était. En apparence, il semblait totalement détaché de la situation, mais toute personne qui le cernait à peu près, savait qu'en réalité, il ne perdait pas une miette de ce qui se déroulait. Il se faisait un peu l'effet de ces poissons qui ne dorment jamais, toujours en veille, réagissant au moindre au bruit, au moindre signal extérieur. Justement, le fait de manger n'était qu'un leurre. Certes il avait faim, les péripéties de la journée l'avaient passablement épuisées, mais surtout celà lui permettait de faire croire que son attention se portait sur autre chose, ici son assiette. Alors qu'il n'en était rien. Sans doute ses colocataires d'un soir ne seraient-ils pas dupes, mais savait-on jamais ... Les gens réservaient parfois de nombreuses surprises, il était bien placé pour le savoir ...

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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 17 Avr - 16:20

[je n'ai aucune inspiration ><]

Mouvement, mouvement, pas de mouvement, rien, nada, absolument le vide. Enfin, si, tout le monde bougeait, donc normalement, on pouvait appeler sa du mouvement. Mais non, rien. Il fallait que ça bouge un peu, rien qu'un peu, pour relancer la partit. Dans un lac, il suffit d'ouvrir un seul petit passage, et il se transforme en rivière. Encore fallait il qu'il trouve un endroit où ouvrir pour lâcher de l'eau.

Pas besoin de le remercier? Donc, le jeune anglais voulait qu'on le remercie pour quelques chose, mais la jeune fille n'était pas de cet avis. Au final, y avait il une raison de s'excuser ou pas? Excellente question, qui restera sans réponse pour Saku encore un moment.

Tiens, voila qu'elle se mettait à bouder. Sakuya sourit en la voyant faire. Elle avait l'air d'une petite enfant qu'on viens de prendre sur le fait, et qui dit que ce n'est pas elle. Mais voila qu'elle semblait faire attention à lui. Il pensait, sûrement justifié, qu'elle ne l'avait même pas vus depuis le début. Peut être entr'aperçut lorsqu'elle les surpris, mais elle ne fit pas attention à lui.
Et voilà qu'elle le regardait, alors qu'il caressait furtivement la joue de Edward.

Soudain, elle pris une toute autre position. Une position de retrait, la main sur la joue, les yeux baisser, les cheveux voilant sont visage fin. Qu'avait elle? L'avait il peiné d'une quelconque manière sans s'en rendre compte. Il n'aimait pas que les gens soient triste. Surtout si cela n'est pas volontaire. Il les provoquaient sans cesse oui, mais c'était pour mettre en colère la personne, pour qu'elle change d'humeur. Blesser quelqu'un involontairement était tout autre chose. Il avait déjà blessé des gens, mais très vite, Elle lui avait dit de vivre pour lui, et non pour les autres. Mais lorsqu'Elle revenait à la maison triste, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était de sa faute. Bref, 'Ewan' alla voir Kim et lui lança pour changer une remarque. Il sourit. Voilà qui était bien dans son style, et surtout, qui pouvait, avec un peu de chance, faire bouger les choses.

Il alla ensuite se mettre à table. Au moins il n'avait pas fait le repas pour rien, c'était déjà sa de gagné. Il acquiesce légèrement de la tête en souriant, pour répondre au sourire du jeune anglais. Puis il se dirigea vers Kim. Il lui releva doucement la tête et la regarda dans les yeux.


" Me ferriez vous l'honneur de goûter le plat que j'ai préparé? Je ne cuisine pas excellament bien, mais je serrai vraiment heureux si vous vouliez bien y goûter et me dire votre avis. "

Sa voix ne montrait aucune trace d'ironie, mais Saku étant se qu'il est, il n'attendit pas de réponse et la porta comme elle était arrivait dans les bras de Ed, comme une princesse. Il s'adressa aussi bien à Ed qu'a sa nouvelle princesse

" Je suis désolé de voler la princesse au prince charmant qui ma secouru, mais. . . j'avais envie "

Il se dirigea alors vers la deuxième assiette posée sur la table, et s'assit sur la chaise en face, prenant Kim sur ses genoux, les mains juste posé autour de sa taille, pour signifier qu'elle pouvait partir, mais qu'elle pouvait très bien aussi rester là.

" Nous n'avons pas discuter encore. Je suis vraiment très impoli. Voyons pour continuer les présentations de toute à l'heure. Il est quelle heure? Le soir, très bien, alors appeler moi Sakuya ^^."

Pourquoi avoir demander l'heure alors qu'il le savait parfaitement. Tout simplement pour faire réagir Ed. Enfin, il espérait que cela lui apporte une petite part de réflexion, comme celle de, 'pourquoi l'heure, il a d'autres noms?'. Il continua son petit monologue sur une voix tranquille, limite joyeuse, comme si il s'amusait bien, alors que l'ambiance entre ses deux convives était tendu.

" Alors, votre journée c'est bien passé? Vous vous connaissait depuis longtemps? "

L'approche n'était pas discrète, et alors? Il voulait mettre de l'ambiance, alors pourquoi ne pas combiner ambiance (selon saku) et intérêt personnel?

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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 18 Avr - 2:53


Nouvelle attitude qui avait le don d’énerver la jeune fille, le rire du jeune aristocrate qu’il laissa s’échapper brièvement et qui selon elle n’avait aucune raison d’être. Il l’énervait incommensurablement, en dehors du fait qu’il avait sans le faire exprès trouvé tout les gestes à faire pour lui faire du mal, il ne semblait, lui, jamais s’énerver, ni d’ailleurs éprouver la moindre émotion un peu exacerbée. Et elle s’apprêtait encore une fois à grogner des insultes, toujours prostrée dans son attitude renfermée et lointaine, lorsque une nouvelle fois son éternel ennemi agit de façon tout à fait incongrue. Pas incompréhensible, le geste pouvait trouver des milliers d’explications, mais incongru, certes. Et puis qu’il ose la toucher une nouvelle fois, elle n’en revenait pas. Il n’éprouvait donc aucune notion de propriété corporelle personnelle ? Oui, cette notion n’existait pas vraiment, mais Kim se dit à cet instant qu’elle allait sans tarder la créer histoire qu’on la frôle plus qu’avec sa permission. Bon, au moins il ne lui touchait pas directement la joue, mais seulement la main par dessus. Quoi que cette main, il l’avait déjà touchée…
Avant même qu’elle puisse rejeter sa main violemment, détourner la tête, ou réagir de n’importe quelle autre façon, il avait sortit une de ses phrases mystiques à deux balles et s’était enfuit. Ha ! Il avait donc si peur de se prendre un autre coup ? Elle ne risquait pourtant pas de lui faire grand mal dans son état…
En tout cas elle n’avait pas digéré le coup de la jalousie… Comment pouvait il se permettre de décoder des gestes qu’elle-même ne comprenait pas tout à fait ? Il se prenait pour plus important où plus fort qu’il ne l’était… Elle se contenta de murmurer pour elle-même :


- Je me demande bien de quoi je pourrais être jalouse tien…

Elle ne leva même pas la tête pour savoir ce qu’il trafiquait. Elle se doutait qu’il devait se marrer dans son coin en l’observant. D’une quelconque manière il devait s’amuser… Il ne valait même pas le coup qu’elle s’énerve, il n’était pas réellement consistant, tout ce qu’il faisait c’était s’amuser sans vraiment avoir de but. Il n’avait pas réellement d’existence… C’est elle qui avait été stupide de prendre tous les actes du jeune homme à cœur. Oui c’était ça, elle ne devait même plus penser à lui, ça lui ferait les pieds tiens… encore plongée dans ses réflexions, le geste de Sakuya la surprit beaucoup plus que prévu. Elle sentit la main, et se retrouva les yeux dans les yeux avec le jeune garçon sans avoir pu faire un seul geste de retrait ou de défense. C’était étonnant le nombre de personne qu’elle avait fixé dans les yeux en si peu de temps. Sa politesse la surpris, et si elle s’écarta pour échapper au contact, son regard surpris ne le quitta pas, et elle se sentit obligée de commencer une réponse :

- Je…

Réponse coupée largement avant d’atteindre son terme, et une nouvelle fois elle se retrouva transportée. Encore une fois la surprise la fit réagir différemment de ce qu’elle aurait voulut, et au lieu d’un geste de refus, elle s’accrocha au coup du garçon, qu’elle trouvait d’ailleurs très étrange, et encore une fois, en guise de réponse à sa remarque sur princesse et prince à laquelle elle aurait pu répondre quelque chose de très spirituel comme : Je trouve que le nouveau est mieux que l’ancien, ou une autre phrase approchant, elle se contenta d’un nouveau :

- Je… agrémenté d’un : Mais…

Complètement perdue, elle resta sur ses genoux, à le fixer avec des yeux étonnés, et elle ne pensa à bouger qu’après qu’il se soit présenté. Elle changea de place plus pour faciliter le repas que pour quitter une position désagréable, et s’installa à un endroit libre. Elle ne comptait pas vraiment se nourrir, mais rien ne l’empêchait de se rasseoir n’est ce pas ? Et puis dans un certain sens Sakuya avait bien eut raison de l’amener, elle n’aurait sans doute pas été capable de venir par elle-même. Elle eut déjà beaucoup de mal à simplement changer de siège.

- Et bien… Moi c’est… Kim

Un nom neutre. Multinational, unisexe, tout ce qu’il y a de banal, et qui n’était pas le sien à la base, mais c’était celui qu’elle s’était choisi. Kim en avait presque oublié Ewan devant la singularité de ce Sakuya, et si ce dernier lui avait demandé et non pas Sakuya, elle n’aurait sûrement pas répondu. Elle voulut rester polie, et cela voulait dire, ne pas éluder la question qu’on lui posait. Et puis de toute facon, qu’est ce que ça lui apporterait ?

- On ne se connaît pas.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Jeu 19 Avr - 14:43

Alors qu'il était habituellement acteur, Edward avait ôté son costume de scène avait endossé celui du simple spectateur. Mon Dieu, après une phase animée, on retournait à la platitude. Mais il ne s'inquiétait pas le moins du monde, cette période finirait bien par prendre fin. Et justement, les évènements qui suivirent lui donnaient raison. De deux choses, l'une : Le jeune homme avec qui il avait passé quelques agréables instants amena la jeune fille à table. Très bien, ils lui tiendraient compagnie. Mais, car il y avait un mais dans toute cette histoire. Un gros mais, un énorme mais, un mais géant. Comment avait-il osé la prendre dans ses bras, elle, sa proie, l'objet de son inquiétude, celle qui l'avait gilfé. Elle. Inconsciemment, elle allait peut-être devenir l'enjeu principal de cette partie. Et de la même manière que lui en plus ! Non seulement il se l'appropriait, mais en plus il usurpait ses manières ! C'était plus qu'il n'en pouvait supporter. L'homme qu'il avait fort apprécié durant les minutes précédantes éveillait maintenant en lui un sentiment de haine qu'il ne parvenait à maîtriser. Le placide, joueur, calme et insouciant Edward se métamorphosait en un jeune homme sérieux. Dans ses yeux passa furtivement une lueur de rage, et il laissa tomber sa fourchette qui résonna comme un coup de canon au milieu d'un silence de plomb. Grillé, il était grillé. Maîtrise-toi, ce n'est pas le moment de craquer. Il ferma un instant les yeux, tentant de reprendre son calme légendaire, mais il ne voyait que la sempiternelle image de l'autre souriant. Lui qui lui avait ravi son butin. De quel droit s'était-il permis pareil larcin ? Il ôta ses mains de la table et serra son pantalon de son poing. Un frisson le parcourut, il était toujours torse-nu, et malheureusement, la chair de poule sur ses bras le trahissait. Heureusement qu'il les avait baissés. Même avec un self control admirable, il était toujours certaines choses qu'il ne parvenait à maîtriser. Ecartant sa chaise brusquement, il se leva. Ne prêtant plus attention à la jeune fille sur ses genoux, cette vision l'aurait énervé davantage, il se concentra exclusivement sur le jeune homme. Il s'efforçait de conserver son sourire en coin, mais son ton était grave, il essayait de ne laisser paraître la rage qu'il éprouvait :

" Ne vous a t-on jamais appris qu'on ne vole pas les pions de l'adversaire ? Il est des fois où vous ne devriez pas suivre vos envies. Certaines sont bien inspirées ... "

Une lueur de malice brilla une fraction de seconde dans ses yeux, clin d'oeil aux instants précédants, laissant de nouveau la place à un regard dur. Il reprit :

" D'autres beaucoup moins. "

La rage nouait ses entrailles et un feu intérieur le consumait. Il était coincé : Il ne pouvait agir violemment, il irait à l'encontre de sa personnalité. Mais il ne pouvait rester là sans rien faire. Il ne parvenait pas à faire de cette situation un jeu amusant où il ne prenait rien au sérieux. Et malgré ses efforts pour ne rien laisser paraître de ce qu'il ressentait, il ne faisait aucun doute qu'ils auraient perçu sa transformation. Cela l'avait d'ailleurs dérangé de parler d'elle comme d'un pion. Dans un premier temps, elle avait certes été sa proie. Mais c'était bien connu, les proies succombent au prédateur qui les piège pour les conduire à leur perte. Seulement voila, elle n'était pas une proie ordinaire, elle s'était opposée à lui. La seule défense des proies était la fuite, et elle avait opté pour une tactique opposée : la contre-attaque. Et cela lui donnait le statut supérieur à celui de la proie à savoir le spécimen rare. La pièce maîtresse d'une collection, de sa collection. Et même cette appellation n'était pas exacte. Elle représentait plus qu'un vulgaire objet, un nom sur son tableau de chasse. Il n'aurait su dire ce qu'il éprouvait à son égard, mais il la considérait tout autrement. Et ne pas savoir l'angoissait. Bien sûr, il aurait pu lui montrer qu'elle représentait plus qu'une proie insignifiante. Mais il lui fallait assumer son rôle jusqu'au bout : on n'avait jamais vu Don Juan devenir Othello. Et puis, il détestait revenir sur quelque chose, telle qu'elle soit.

Il disait s'appeler Sakuya. Pourquoi lui avoir demandé l'heure, Ed n'en avait aucune espèce d'idée, et il ne se posa pas même la question, tant il était obnubilé par d'autres pensées.
L'autre semblait s'amuser follement, et cela ne faisait qu'accentuer sa hargne pasasgère. Deuxième étape du plan machiavélique de l'androgyne : il leur demanda si ils se connaissaient. Tous trois attablés autour d'une table, la scène aurait été parfaite pour un huis-clos au théâtre. Seulement voilà, le metteur en scène c'était Sakuya, lui et Kim n'étaient que des acteurs dont le rôle avait déjà été écrit à l'avance. Il lui fallait modifier la donne, ne pas se laisser dicter ses actes, ne pas agir comme l'aurait voulu le metteur en scène. Instant de la crise. Ils ne pouvaient échapper les uns aux autres. Les tensions finiraient par surgir. En temps normal, il aurait trouvé le moment extrêmement intéressant, le clou du spectacle. En temps normal, car il aurait contrôlé la situation, ce qu'actuellement, il ne réussissait pas à faire. Il allait ouvrir la bouche quand elle répondit avant lui. Alors elle prétextait qu'ils ne se connaissaient pas ?! Que cherchait-elle à faire ?! Le pire dans toute cette histoire c'est que le dénommé Sakuya arrivait à la troubler, réaction qu'il n'avait pas encore réussi à éveiller chez elle. Il disposait encore d'un luxe dont Edward était privé, autant dire inadmissible.
Toujours debout, il sembla tout à coup lassé. Kim, Sakuya, Ewan. Il n'était peut-être pas le seul à mentir sur son identité, mais il en doutait. Les personnes qui avaient la même conception de la vanité d'un prénom, telles que lui, représentaient une minorité. Et pour appuyer cette inutilité, il avait inconsciemment adopté un ton blasé, néanmoins la colère enfouie le faisait parler très vite :


" Très bien, nous nous connaissons maintenant tous, c'est absolument parfait. Voici une chose de faite, et où nous amène t-elle ? A rien. C'est aussi la conclusion à laquelle j'aurais aboutie. Nous voilà au moins d'accord sur un point. "

Toujours debout et poussé par la fougue, il ne s'était pas rendu compte qu'il venait de leur livrer sa vision du nom, chose certes inutile, mais qui constituait peut-être une des clés pour le comprendre. Puis il reprit, criant presque, le corps penché légèrement en avant tant il tenait à démentir les propos de la jeune fille :

" Détrompez-vous ! Nous nous connaissons en réalité ! Et parfaitement bien ! A vous de décider à qui accorder votre confiance. C'est sa parole contre la mienne. "

Sa respiration s'était faite plus saccadée. Elle avait choisi un extrême, il ne s'étaient jamais vus, il en avait pris un autre, ils avaient élevé les cochons ensemble. Il attendait sa réponse avec impatience, mais la redoutait aussi affreusement : Dans son état actuel, Edward ne songeait pas à ce qu'il pourrait faire si il se tournait vers elle.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 24 Avr - 15:49

[hj: Dur dur de répondre à ça moi je dit ><]

Sakuya avait été légèrement surpris par le fait que la jeune fille ne rejette pas son geste immédiatement après qu'il l'ait touché. Elle faisait pourtant comme ça avec 'Ewan'. Mais avec lui, elle semblait totalement différente. Bien, parfait même, mais encore, pourquoi? Elle ne devait pas être jalouse de quelque chose? Parce qu'il y avait une raison quelconque d'être jaloux dans la situation actuel?
Il sentit les bras de Kim se serrer autour de son cou alors qu'elle avait auparavant rejetait toutes les actions de Ed envers elle. Je et mais. Pas des réponses très cohérentes. Elle ne semble pas sur d'elle à ce moment là.
Ils s'assirent. Elle le regardait, étonné. Par son attitude? Par sa façon de faire? Par autre chose?

Kim. . . Un nom simple. Ils ne se connaissent pas ? Alors pourquoi 'Ewan' l'avait il ramené en la portant dans ses bras? Pourquoi était il si attentionner avec elle avant que Sakuya ne détourne légèrement son attention?

Elle avait quitté ses genoux pour se mettre sur une autre chaise. Il fit une petite moue d'enfant qu'on abandonne, mais un léger sourire persister tout de même. Alors qu'il allait dire qu'il était heureux d'avoir rencontré Kim, il entendit un bruit métallique. Il tourna la tête en direction de Edward, et vit que celui ci avait lâché sa fourchette, et semblait très énervé contre. . . Lui? Mais pourquoi? Il n'avait pourtant rien fait qui puisse énervé le jeune anglais. Apparemment, il essayer de se contrôler, mais ne semblait pas y arriver. Il tremblait presque de rage. Il écarta alors brutalement la chaise qui faillit tomber à la renverse sous le coup. Son regard se braqua sur Saku. Il avait de nouveau oublié la jeune fille, mais pas pour les même raisons cette fois.

Il commença à parler d'une voix que Sakuya ne lui avait pas encore entendue. Elle était grave, pleine de reproche. Pion? Il parlait de Kim comme d'un pion? Un vulgaire objet? Certaine bien inspirée? Oui, comme leur petit échange de tout à l'heure. D'autre moins??? Mais il n'avait absolument rien fait, si se n'est porter le jeune demoiselle qui ne semblait pas en état de le faire elle même. Il avait sortit cette phrase, d'accord, pour les faire un peu réagir, mais surtout pour que Kim ne sente pas qu'on l'aide, puisque apparemment, elle ne voulait pas d'aide. Sakuya avait beau être se qu'il était, il n'en restait pas moins quelqu'un qui fait attention à tout et qui aide, sans le montrer, les personnes qu'il a envie.

Ed semblait s'énervé de plus en plus. Sakuya le regardait dans les yeux, accrochant se regard si noir et rempli maintenant de haine envers lui. Sakuya hésité. Il jubilait intérieurement d'avoir réussi, surtout inconsciemment, à mettre quelqu'un comme le jeune lord dans un état pareil. Il recherchait toujours à provoquer les gens, et là, c'était se qu'il pouvait attendre de mieux. Mais le problème, c'était qu'il n'avait pas cherché à le rendre en colère. En fait, il ne voulait pas perdre Edward. C'était très stupide comme pensée, surtout venant de lui, mais au moins, le jeune anglais était rentré dans son jeu, il n'était pas seulement venu pour le payer, faire se qu'il devait faire, et repartir. Il repartirait sûrement, mais ce n'était pas pareil. Saku était lui même étonné de se propre façon de réagir à se moment là, il cherchait un moyen de le calmer sans le calmer. Chose peu facile.

Il repris la parole. Sa voix était maintenant lasse, mais il parlait très vite. Les noms ne nous avance peu être à rien, mais il donne une identité. Voila leur seul et unique but. Il repris, en criant quasiment sur lui. Il le regardait toujours dans les yeux. Son sourire précédent avait disparue, remplacé par un sourire mêlée à de l'incompréhension. Il se connaissent bien alors? Mais qui croire? Aucun des deux? Les deux? L'un ou l'autre? Sa respiration était courte et saccadé. Il avait finit. Sans vraiment savoir dans quel direction il allait aller, il se leva et se plaça face à lui, relativement proche, le regardant toujours dans les yeux.


" Je ne vois pas de pion ici, seulement une demoiselle que j'ai aidé à se déplacer, puisque tu ne semblais plus vouloir t'occuper d'elle. Je n'ai rien volé. "

Il se rapprocha de lui, prés de son oreille, pour que Kim n'entende pas. Il lui dit d'une voix douce.

" Joue avec elle si tu veux. Je ne voulais pas te la prendre."

Il effleura la joue de Edward avec ses lèvres. Se geste pouvait soit lui offrir une baffe, soit, autre chose, il ne savait pas quoi. Il se mit un peu plus loin, pour être visible des deux jeunes gens.

" Le nom donne simplement une identité à quelque chose. Je préfère qu'on m'appelle Sakuya plutôt que 'et toi'.

Un sourire réapparue sur son visage

" - Croire ou ne pas croire, telle est la question "

En vérité, il ne savait pas qui croire. Kim et Edward n'avaient pas de raison de lui mentir après tout. Alors peu être se connaissaient ils mais pas vraiment. Une rencontre passagère. Il fallait jouer avec ça. Il alla se rasseoir et croisa la jambe et prenant un air totalement décontracté.

" Pourquoi devrais je choisir qui ne dit pas la vérité? Et puis, peu être que vous avez tous les deux raison aussi. Tout se que je vois, c'est que tu ne ma pas dit si mon repas était bon ou non. Et vous, vous ne voulais pas y goûter?"

Changement de sujet, comme si de rien n'était, comme si l'intervention de Edward n'avait pas eu lieu. Il parla normalement aux deux personnes

" Pourquoi être venus ici tout les deux? Ce quartier n'est pas d'ordinaire très fréquenté, sauf pour certaine chose, ce dont je doute que ça soit le motif de votre visite "

Alors? Qui vas parler? Comment vont ils répondrent? Un peu d'action a fait le plus grand bien. Il espérait seulement que Ed ne parte pas en mauvais terme

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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 25 Avr - 22:46

hj: jme sens nulle des fois en voyant vos pavés même si c'est pas la taille qui compte...



La seule fille présente, mais peut être pas la plus féminine des personnes présentes, observait Sakuya, et ses yeux ne se détachèrent pas de lui. Jusqu'à ce qu’un bruit métallique incongru vienne troubler la simili discussion. Ils furent deux à tourner la tête au même moment, deux à fixer ensemble le responsable, ou le « trouble fête ». Un trouble fête qui paraissait ne se maîtriser qu’a grande peine. Et bien tant mieux ! Il montrait qu’il était humain après tout ! Contre toute attente, cette réaction avait plutôt tendance à ce que Kim l’apprécie plus qu’avant. C’est pour cela qu’elle ne lâcha pas un seul sourire moqueur ou méprisant à celui qui se targuait de se contrôler parfaitement. Elle ne pouvait pas savoir tout ce qui se passait dans son cœur lorsqu’il ne montrait rien. Tout au plus le deviner, et elle ne l’avait pas réussit, même lorsque ses mains s’étaient enroulées autours du cou frêle. Elle était impuissante même à ce moment là.
Elle avait toujours eut l’impression de perdre, d’avoir le dessus. Et même maintenant il ne faisait pas vraiment attention à elle, ses paroles étaient dirigées vers Sakuya. Elle s’apprêtait à rester sagement dans son coin lorsqu’elle entendit les paroles que l’anglais prononça. Elle qui commençait à le trouver plus humain, elle se figea. Un Pion. Elle ne rêvait pas, le salopard l’avait traitée de pion. Ses poings se crispèrent, son regard dirigé vers ses genoux et rien que ses genoux… Putain.. Il croyait donc qu’avec sa beauté son cœur était partit ? Ce n’est pas parce que l’on est défigurée que l’on a plus d’émotion ! Mais elle ne dit rien, elle ne voulait pas encore être le pantin qu’on observait en riant. Elle se contenta de garder les yeux baissés, la rage restant pour le moment concentrée dans ses mains. Ses ongles s’enfonçaient dans la chair tendre des paumes, et elle, elle ne sentait rien. Et voilà l’autre qui dégoissait dans le vide, un discours dépourvu de sens. Elle ne put s’empêcher de remarquer à voix basse, comme pour elle-même :


- Un nom ne permet pas de connaître, mais il sépare l’objet de la personne…. Théoriquement.

Visiblement, pour elle ça ne fonctionnait pas. En face, Ewan s’excitait, et la jeune fille leva des yeux brûlants de fièvre et de rage, fixant ses yeux gris dans ceux de son « adversaire », un adversaire qui tenait pour une fois à élever la voix. Il s’était même penché en avant dans sa fougue. Encore une fois, il affirma son caractère fourbe et menteur. Comment osait-il avancer qu’ils se connaissaient ? Et dire qu’il ne la regardait toujours pas… Cause toujours, fourbe, tu n’oses pourtant même pas me jeter un coup d'oeil ! Kim se foutait des agissements de Sakuya. Peut être cela lui fit il un peu mal qu’après l’avoir aidé à venir il s’isole d’elle avec le traître, mais elle était déjà butée sur Ewan… Bien qu'en réalité c’est cela qui la détermina à parler à son tour, sortant de son rôle renfermé et passif.

- Ha oui, c’est beau de laisser toute la responsabilité sur un autre ! Parfaitement bien vous dites ? Vous ne saviez même pas mon nom ! De toute manière vous êtes tellement obsédé par vous-même que des années ne vous permettraient pas de connaître quiconque.

Et puis, par ce que quand même elle se trouvait chez lui, et que malgré tout, et malgré son égocentrisme personnel ( ce qu’elle reprochait à Ewan d’ailleurs, même si elle était elle aussi affublée de ce défaut ) il l’intriguait et elle ne voulait pas le froisser, elle se tourna vers Sakuya et parla d’une voix normale quoi que fatiguée :

- Je suis désolée, mais si je mange maintenant, ça ne servirait à rien.

Elle ne s’était pas levée, et ses poings étaient toujours fermés sous la table, mais elle se remit à fixer ses genoux en commençant à parler, avant de relever des yeux brûlants et rougit par la fièvre qui la faisait toujours frissonner.

- Ma présence ici je n’en connais pas la raison, d’ailleurs je ne sais pas ce qu’est cet ici.

C’était un étrange tableau, la fille frissonnant de fièvre, Ewan de rage, et Sakuya détendu au milieu, comme un maître du jeu.
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Jeu 26 Avr - 20:20

[Non ! Parce que t'écris vachement mieux que moi >< Je suis désolée, pourtant j'ai pas l'impression de me forcer à écrire, mais quand je commence sur le pseudo-caractère d'Ed je peux en écrire des tartines --]

Edward n'apporta pas de réponse aux paroles de Sakuya. Que pouvait-il répondre ? Rien. Parce que l'autre avait, à son plus grand désespoir, raison. Et il le savait. Même si sa fichue philosophie lui obstruait souvent la vue. Et plus il lui parlait, plus il se rendait compte que finalement, il n'était ni plus ni moins qu'un membre à part entière du Clan, en dépit du recul qu'il avait pris, en dépit de sa fuite. Comme ses semblables, il s'était bâti une carapace, à la différence près que les membres de sa famille se cachaient derrière leur froideur et leur caractère effrayant, car inaccessible. Lui sa coquille avait été façonnée grâce aux mensonges, à la fourberie, à ce désir puissant de jeu, d'amusement, de divertissement. Amère constatation. Il croyait pourtant s'être définitivement éloigné de ceux qu'il abhorrait, de ceux qui l'avaient couvé pendant tant d'années. Mais le Clan se rappelait toujours à lui d'une manière ou d'une autre. Et d'un autre côté, il ne pensait pas jouer un rôle au quotidien : Oui, il était ce personnage énigmatique, flegmatique, menteur, sournois, séducteur, cruel parfois. Oui il était cet être dont l'ombre hantait les bars et les ruelles sombres. Mais force était de constater qu'il était aussi ce jeune homme orgueilleux, fier, empli d'une rage enfouie, et donc redoutable. Pas un instant il n'avait soupçonné l'existence de cet être colérique. Pas un instant. Et maintenant qu'il en avait pris conscience, il ne parvenait plus à le refouler. Le trop plein déborde toujours, et avec plus de force et de vigueur que si on l'avait laissé librement s'exprimer. Il était tombé dans son propre piège et le constatait avec effroi : A force de vouloir trop réprimer ce caractère familial, il n'avait fait que gagner silencieusement en intensité. Il était l'arroseur arrosé. Ironie du sort, non ?
Dévoré par cette facette refoulée de sa personnalité, l'anglais n'était pas d'humeur à féliciter Sakuya pour ses exploits culinaires, bien qu'il aurait mérité ses congratulations. Il retrouva peu à peu un calme relatif, tout en répondant l'air désabusé à sa seconde question à laquelle Kim n'avait apporté d'éclaircissement :


" Pourquoi ? Comment ? Voici des questions bien superficielles. Nous y sommes, voilà tout. Et je n’ai nul besoin de votre accord en ce qui concerne la conduite à adopter. "

Référence à son "Joue avec elle, si tu veux". Et alors qu'il semblait avoir répudié sa colère, il ne put s'empêcher de s'emporter à nouveau. Il venait de rentrer dans une sorte de cercle vicieux dont il était particulièrement difficile de s'extraire, il l'apprenait actuellement à ses dépends : Après une colère, même passagère, nous restons inconsciemment particulièrement suceptibles et un rien suffit à attiser les braises encore chaudes. Et le cas se vérifiait avec le jeune Kinsale. Ils étaient bornés ou quoi ?! En temps normal, il n'aurait pas eu de raisons valable pour s'emporter une nouvelle fois. Elle parassait attacher de l'importance à un nom, information des plus superflues, mais se fichait royalement de lui ! Il y avait quelque chose qu'il ne parvenait pas à saisir dans sa logique ! Levant une fraction de seconde ses yeux noirs au ciel, il poursuivit son monologue. Il avait dans la voix, l'énergie du désespoir. La même énergie vaine que déploie un professeur à essayer d'expliquer un théorème à un élève qui en est resté aux fractions. Celle qui le faisait parler vite, qui le mettait en face de son impuissance. Il osa enfin la regarder en face :

" Votre nom ?! Mais je me moque éperdument de votre nom ! Je croyais que vous l’auriez compris. Un nom n’est rien ! Que je me nomme Ewan ou Ian, cela devrait peu vous importer ! Et puis après tout, nous ne sommes que des objets dotés d’intelligence. Vous êtes mon instrument, et après tout, je suis peut-être le votre ! Alors à quoi bon ?! "

Il divaguait même à présent. Enfin pas totalement, mais ses paroles se faisaient de moins en moins sensées. Un peu plus et il fininrait fou à lier, poussé par l'incompréhension, et par d'autres facteurs qu'il ne tenait pas même à analyser, par crainte de ce qu'il pourrait découvrir. Il avait marqué une légère pause, pour reprendre son souffle : en effet, il avait pratiquement débité son discours d'une seule traite :

" Je me fous de votre nom, de votre âge, de la ville où vous êtes née ! VOUS m’intéressez, VOUS, pas votre matricule ou je ne sais quelle autre ineptie ! "

Edward en devenait presque vulgaire. Jamais il n'aurait employé le verbe "se foutre", pourtant passé dans le langage courant. Mon dieu, il réalisa ce qu'il venait de dire, ses yeux s'écarquillèrent. A tant vouloir lui démontrer par A+B qu'un nom était inutile et profondément vain, il avait avoué l'intérêt qu'il lui portait. C'était pourtant chose assez évidente : Si il se moquait d'elle, pourquoi l'aurait-il 'secourue' ?! Mais pour le jeune homme, cela faisait de lui un homme découvert, nu. Il n'avait jamais confessé cela à quiconque. Sa carapace semblait se fissurer, peu à peu, érodée. Non, non ... Il ne pouvait se démonter, pas comme ça, pas dans ces circonstances, c'était trop facile, trop simple. Trop bête surtout. Serrant les dents, fermant les yeux, esquissant un rictus de douleur, il se prit furtivement la tête entre les mains. Idiot, idiot ! Reprends-toi. Et vite. Mais ses efforts seraient vains, il lui fallait se résoudre. Il était comme l'enfant qjui se noie, battant de ses bras l'eau, apercevant le soleil, point lumineux. Mais il s'enfonce inexorablement, en dépit de ses efforts. Plus il remuera, et plus il sombrera, mais il continue, espérant toujours remonter à la surface. Edward était cet enfant, s'enfonçant dans son mensonge pour tenter de se reprendre. Mensonge grotesque qui, par définition, était tout ce qu'il y avait de plus faux :

" Et d’ailleurs qui vous dit que je veux les connaître ?! Non, en réalité, je me moque de vous comme de votre nom. La seule raison pour laquelle je persiste à vous trouver un intérêt certain est votre résistance. Cédez-moi et je vous délaisserai. Je repartirai comme je suis venu. Vous voyez, il n’y a rien de plus simple. C’est enfantin. "

Il y avait du vrai, mais aussi pas mal de faux. L'individu en elle-même le captivait. Alors il avait de nouveau endossé son rôle de parfaite ordure, tentant de se raccrocher à quelque chose de connu. Ordure qu'au fond il n'était pas tant que ça. Edward Kinsale dans toute sa splendeur : A chaque fois qu'il était sur le point de devenir attachant, il fallait qu'il foute tout en l'air. C'était plus fort que lui. Les gens gentils étaient parfois insipides, et pourtant, plus que quiconque il aurait eu besoin d'une présence sympathique. Plus grave, il reprit alors, la fixant toujours :

" Et si j’étais réellement la personne égoïste que vous décrivez, il me semble que je vous aurai laissée croupir sur les pavés, inconsciente et faible. Osez me dire le contraire. Osez prétendre que vous auriez préféré la mort à ma désagréable compagnie. Allez-y, je vous écoute. Je n’avais aucune raison de vous escorter. Aucun intérêt personnel à y trouver. Et pourtant, je me suis exécuté. A vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent. "

Non pas que ses remarques le blessaient, elles ne l'atteignaient pas. Mais, étant redevenu ce monstre d'orgueil, sa fierté l'emportait, et il ne pouvait tolérer un mot de travers à son égard. Toute parole supplémentaire l'aurait fait à nouveau sortir de ses gonds, peu importe son contenu. Mais plus personne ne parlait. A la fois ce silence le soulageait et l'assomait. La respiration toujours saccadée, il fixa tour à tour Kim et Sakuya. D'ordinaire, c'était du 'un contre un'. Certes Saku n'avait pas pris position, il lui avait simplement caressé la joue, geste qu'au passage il avait apprécié, signe qu'il ne se rangeait pas totalement du côté de la jeune fille. Mais leur disposition autour de la table, lui en face des deux autres, lui conférait une sensation insupportable. Il parvint tout de même à articuler :

" J’en ai déjà trop dit. Je laisserai le soin à mon hôte de vous exposer la situation. Au revoir. Ou adieu chère demoiselle. "

Il sortit de table, remit sa chemise qui jonchait toujours le sol, et rattacha consciencieusement son jabot, comme pour revêtir son ancienne enveloppe, pensant retourner dans son petit moule. Il lui manquait un élément : son chapeau. Et mince, il aurait désiré le récupérer au passage. Son accoutrement aurait été complet, et au moins, il aurait retiré quelque chose de tangible de cette soirée. Il se plaça alors derrière le jeune homme avant de lui murmurer sans aucune amertume ou cruelle ironie :

" Je vous laisse ... en bonne compagnie. "

Puis il déposa un léger baiser dans son cou. Il reviendrait sans doute, Sakuya détenait toujours son précieux haut de forme. Ensuite, il se plaça face à la jeune fille, posa le dos de la main sur son front. Il se baissa afin se se trouver à sa hauteur, baisa son front furtivement, et eut le courage, car il pensait qu'il s'agissait bien là de courage, de la regarder dans les yeux. Aucune malice, aucune audace. Il murmura alors, presque inaudiblement, peut-être était-ce l'inquiétude qui lui serrait la gorge :

" Vous êtes brûlante. Vous devriez vraiment manger quelque chose. "

Et il se dirigea vers la porte, à regrets. Il ne tenait pas du tout à partir, mais il lui semblait dangereux de rester : toute nouvelle parole aurait pu éveiller de nouveaux élans de colère en lui, même si il paraissait avoir retrouvé son calme. Réalité ou illusion, il ne savait pas, il ne savait plus. Tremblant, il saisit alors la poignée, espérant de tout coeur qu'on l'interpelle. Empêche m'en. Mais qui l'aurait fait ? Sans doute pas la jeune fille ... Il ne restait que Sakuya, et la rage dont il avait fait preuve les instants précédants l'aurait peut-être dissuadé. Edward se raccrochait à l'espoir ténu qu'il ne lui en voulait pas, après tout il avait caressé sa joue ... Il se fiait simplement à un geste passager, sans doute irréfléchi. C'était ridicule. Ridicule et dérisoire.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 28 Avr - 21:12

Toujours assis entre les deux jeunes gens. A pris la carafe d’eau et boit tranquillement son verre. L’attitude de Sakuya, à l’instant, aurait pus être qualifié de provocante, si il avait était face à des parents, mais il était totalement hors du jeu là. Enfin, il n’était pas vraiment hors du coup, mais ça ne servirait à rien de se lever et de les interrompre. Ca aurait était le meilleur moyen pour prendre une baffe de la part des deux camps. Et comme il ne voulait se placer n’y d’un côtés, n’y de l’autre, il restait assis, tranquillement, écoutant, avec un léger sourire amusé, les deux personnes se lancé des piques, justifier ou non d’ailleurs. Dans sa tête, il se faisait petit à petit le scénario, en commencent par la fin, seule chose qu’il connaissait. Il savait juste que Ed avait emmener la jeune fille ici, en la portant dans ses bras, et qu’elle était inconsciente et en hypoglycémie, ou un truc dans se nom là. Mais, depuis tout à l’heure, ils parlaient des noms. D’accord, ils n’avaient pas le même point de vue, mais c’était obliger d’en faire toute une histoire ? Non, bon ben alors. Apparemment, il se connaissaient, mais juste comme sa, comme on connait quelqu’un pour lui avoir parlé dans un bus. Ils avaient donc tous les deux raisons en quelque sorte. Obsédé par lui-même ??? Et alors, où est le mal ? Prendre soin de sois même n’est pas mauvais, bien au contraire. Tiens, on lui parlait. Ne pas mangé maintenant ? Mais après sa allait être froids !

Sans dire un mot, en les laissant se bagarrer verbalement, il se leva, pris l’assiette de Kim, et la mit dans le four encore tiède, histoire que si elle en veuille bien, ça ne soit pas totalement froid. Il alla se rassoir tranquillement la où il était, et attendit. Il attendait que l’un ou l’autre se calme, ou se tape dessus, au choix. Elle ne c’est pas se qu’elle fait ici ? Bizarre ça par contre. Il répondit d’une vois neutre, comme si il parlait du beau temps


" Ici, vous êtes chez moi, dans le quartier des prostitués de la ville. Ewan vous y à ramener il y a un bout de temps déjà. "

Inutile de dire se qu’il c’était passé entre le temps ou il l’avait emmené, et maintenant, elle devait sans douter. Il se tourna ensuite vers ‘Ewan’ qui s’emblait ne plus vouloir se clamer, et lui dit d’une voix tous aussi neutre

" Toute les questions sont superficiel si on ne leur donne pas un sens tu sais. "

Il ne releva même pas le fait d’avoir la permission ou non, il s’en fichait royalement. Le jeune anglais continua son petit monologue, parlant souvent d’une traite. Sakuya ne réagi pas extérieurement lorsqu’il dit que l’on était tous des objets, mais intérieurement, il perdit pieds. Des objets ? De simple objet ? Comment pouvait il dire une tel chose ? Il parlait d’elle comme un objet, une chose que l’on manipule à sa guise. Il regarda son verre d’eau, il ne devait pas réagir, il était pour l’instant maitre de la situation, si il perdait pieds, tout serait finie, et sa ne serait plus drôle du tout. Il se contenta de regarda une photo, accroché au mur, et un visage souriant lui dit de se calmer.

On allait un peu dans le mieux. C’était sa personne qui l’intéresser, pas juste le bout de chair qu’elle représentait, mais sa personnalité. Un intérêt parce qu’elle résistait. Tout les goûts était dans la nature après tout, chacun trouve son intérêt où il peut.

Le film de Sakuya prenait forme peu à peu. Il l’avait donc trouver sur le sol, a moitié morte, pris avec lui, et emmener chez lui. Mais il restait une tache noire. Pourquoi s’être intéressé à elle ? De se qu’il lui connaissait, il doutait très fortement qu’il ramasse quelqu’un à moitié mort dans la rue sans raison particulière. . . Il fallait encore éclaircir un point, il s’était pas mal débrouillé jusqu’à présent pour que Ed parle, même si l’honneur revenait aussi à Kim.

Mais, problème majeur, Edward comptait partir, là, maintenant et tout de suite. Hors de question ! Il ne bougea pas lorsque Ed vint derrière lui, pour lui murmurer qu’il restait en bonne compagnie, il ne bougea pas non plus, bien qu’il apprécia beaucoup, le fait qu’il lui dépose un baiser dans le cou. Il le regarda simplement déposer un baiser sur le front de Kim, comme un père pour regarder la température de son enfant. Il sourit à cette image. Il posa sa main sur la poignée et semblait hésiter. Saku se leva, en passant, il dit avec un sourire à Kim.


Veuillez m’excuser, je reviens de suite. Si vous avez soif ou fin, servez vous, certaine personne n’aimerait pas que vous tombiez plus gravement malade. "

Référence à tout les geste du jeune lord dans sa direction. Il alla ensuite prés de sa porte, mis une main sur celle si pour l’empêcher de s’ouvrir, et s’appuya dessus, d’un air totalement détendu.

" Tu pars déjà ? C’est bien dommage. On à pas finie se qu’on avait commencer, et en plus, il te manque ton chapeau, qui se trouve toujours au même endroit depuis le début. . .
Reste encore un peu voyons, tu n’aimerais pas qu’il arrive quelque chose à ta princesse non ? Qui c’est, peut on faire confiance à un type comme moi ?"


Il ne bougea pas de sa porte, et n’en bougerai pas de toute façon. Il était bien décidé à ne pas le laisser partir. Il approcha sont visage du siens, et lui murmura doucement au creux de l’oreille

" Ca serait triste si tu partait dans de tel disposition non ? Il serait préférable de repartir d’un bon . . . sentiment, tu ne crois pas ? Et puis, tu n’as pas pris ton dessert encore. . . "

Pourtant, il n’avait pas préparé de dessert. . . Certain esprit très mal tourné pourraient penser à quelque chose. Et puis, si il n’était pas si loin de la réalité que ça ?

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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 29 Avr - 13:41

Une fois encore, et cela commençait à devenir habituel, la jeune fille eut envie de balancer son poing dans la figure de l’anglais arrogant. Il ne comprenait rien, ne respectait rien… Il croyait peut-être contrôler tout, mais qu’il attende seulement un peu, et elle se chargerait avec plaisir de lui montrer son tord ! Pendant leur petit échange verbal sympathique, Sakuya, le maître des lieux, s’était levé et avait prit l’assiette qu’elle avait dit ne pas vouloir toucher. Il était trop gentil avec elle celui là… Depuis sa rencontre avec Ewan, Kim était troublée et ne savait plus très bien ce qu’elle pensait, mais elle avait toujours détesté la gentillesse qu’elle prenait comme de la pitié, et cela n’avait pas changé. Alors ce petit geste augmenta encore son ressentiment, qui grandissait gentiment au fond d’elle pendant qu’elle ne bougeait pas. En tout cas, le garçon efféminé lui apprit qu’elle se trouvait dans le quartier des prostitués, et cela la rendit encore plus rageuse. Ah Ewan connaissait bien ce quartier alors si il l’y avait emmenée ? Et pourquoi ? Sans doute parce qu’il pouvait tout ce permettre ici ! Il pouvait manipuler et contrôler à sa guise sans qu’on s’oppose à lui !Kim avait l’impression très désagréable de n’être qu’une présence gênante entre leur petit jeu à eux deux, une chose encombrante. Impression que se chargea gentiment d’entériner l’aristocrate de service. Quel connard ! Il osait soutenir son regard en débitant de telles méchancetés ! La jeune fille savait que ses yeux montraient sa rage intérieure, rage qu’il était étonnant qu’elle arrive encore à contenir, mais elle ne savait pas qu’ils montraient aussi sa douleur face au discours enflammé de l’anglais. Il ne comprenait rien… Un nom c’était beaucoup plus qu’il ne le pensait. Même si sois même on n’y accorde que d’importance, il n’en ait pas de même pour tout le monde. Pourquoi le fils d’un meurtrier célèbre changerait il de nom si ce n’est pour éviter le rapprochement inévitable et le regard que les autres vont poser sur lui ? Pourquoi les artistes adopteraient ils un nom de scène ? Pourquoi aurait elle changé ce Lia si plaisant un entendre, qui glissait dans la bouche, contre un Kim heurté et désagréable ?Il parlait de choses qu’il ne comprenait pas véritablement, forcément, avec sa petite vie minable il n’avait jamais dû avoir de problèmes, d’obstacles à franchir !

Et puis, en totale contradiction avec ce qu’il débitait un peu plus tôt, l’anglais déclara soudain qu’elle, elle, Kim, cette Kim sombre et sans attraits, l’intéressait. Elle ne comprenait plus, et son regard levé, posé sur Ewan, trahissait les questions qu’elle aurait voulut poser. Mais comment endiguer le flot de paroles qui semblaient n’avoir attendu qu’un relâchement pour se déverser… De toute manière, depuis qu’elle l’avait reconnu elle ne comprenait pas. Il s’était amusé avec elle, elle avait tenté de le faire disparaître, et lui, au lieu de la laisser crever sur le pavé, il l’avait prise dans ses bras… Chose encore plus incompréhensible, il l’avait amené chez Sakuya, un endroit où visiblement ils auraient préférés se trouver seuls. Elle ferma les yeux, et se prit la tête dans ses mains après avoir enfin desserré les poings, exactement comme Ewan au même moment… Un atroce mal de tête lui vrillait le cerveau. Sauf qu’elle elle resta dans cet état. Il avait vraiment un don pour se moquer des gens et leur enlever tout importance. Alors comme ça, il n’y avait qu’une raison pour laquelle il ne l’avait pas laissée, et c’était sa résistance ? Pourtant elle n’avait pas trouvé qu’elle résistait si bien que ça, au contraire, elle s’était trouvée faible et manipulée, et même si cela la révulsait elle ne pouvait pas y faire grand-chose. Elle ne rouvrit pas les yeux, ne changea pas de position, gardant ses mains serrées contre ses tempes et ses oreilles, dissimulant en même temps un peu de cette blessure qui avait changé le cours de sa vie. Il prétendait qu’elle n’avait rien comprit, exécutait carrément une démonstration, mais elle, elle se disait que c’était LUI qui n’avait rien comprit. Pourquoi ne s’était elle pas déjà enfuie ? Eloignée ? Hein ? Pourquoi ? Mais il ne pensait qu’a lui-même, malgré tout ce qu’il pouvait dégoisser sur son sauvetage, il l’avait dit lui-même, il ne l’avait ramassé que pour lui, pour satisfaire SON désir, et pas pour autre chose.

Et une petite voix désagréable se fit alors entendre. Et toi ma grande ? Pourquoi tu n’es pas partie ? Et est ce que c’est uniquement la force qui t’a manqué pour terminer ce que tu avais commencé ? Kim fermait les yeux de toutes ses forces, espérant ne pas avoir réellement entendu qu’il lui disait adieu. Et de nouveau la petite voix : Pourquoi donc cela te peine t il ? Tu n’as pas arrêté de souhaiter en être débarrassée n’est ce pas ? Et maintenant qu’il part tu voudrais qu’il reste ? Tu sais qu’il fuit comme tu as fuit devant lui ? Sauf que lui, il ne reviendra jamais en arrière tu vois…
Ses yeux se rouvrir brusquement lorsqu’elle sentit le baiser sur son front, et son envie de griffer le visage sans défaut de l’anglais ne fut pas assez rapide pour qu’elle puisse le faire avant qu’il s’éloigne. Et dans le regard de la jeune fille, il n’y avait qu’une question, idiote. Pourquoi vous partez ? Ou même, pourquoi ? Elle regarda Sakuya rejoindre l’anglais, et ses mains glissèrent de son visage, il laissant des traces rouges. Et oui, ses ongles s’étaient véritablement enfoncés dans sa peau, et le sang était le sien cette fois ci, pas celui d’Ewan. Elle avait incommensurablement mal tout au fond d’elle-même. Voilà, c’était toujours comme ça, elle était toujours choisie en dernier dans les jeux à deux de la vie. Elle détourna le regard, ne pouvant supporter la connivence entre les deux garçons. Et puis la rage prit le pas, et elle repoussa violemment et de toute ses forces la table, se leva et balança le premier truc qui lui tombait sous la main par terre, déchargeant sa rage contre autre chose qu’une personne. Elle balança quelques coups de pieds dans le murs, puis, toujours aussi rageuse, et cette colère lui redonnant des forces, elle se planta devant Sakuya et Ewan, et posément, même si ses yeux brûlaient de colère, elle assena un :


Je vous hais.

Oh, bien sûr, à chacun d’interpréter cette brève parole.
Kim est debout, ses cheveux emmêlé encadrant son visage ou les traces de sang sont encore visibles, n’attendant qu’une bonne raison de se battre, de se défouler, de se libérer des émotions très contradictoires qu’elle ressent, dont certaines qu’elle ne voudrait pas ressentir.


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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 29 Avr - 20:43

Edward avait cru entendre que Sakuya lui avait révélé le lieu où il il l'avait emmenée. C'était la fin des haricots. Son 'sauvetage' n'était déjà pas reluisant, ni glorieux aux yeux de la demoiselle, mais là, on touchait le fond. De même, il ne devait pas être extrêmement bien placé dans son estime, mais désormais, il passait carrément dans le négatif. D'accord, il y avait du vrai : il avait, en des temps pas si reculés que ça, fréquenté les prostituées. Plus maintenant. Elles cédaient trop rapidement et pour cause, il les payait pour cela. Et au fur et à mesure que s'étoffait dans son esprit tortueux sa philosophie de vie, elles avaient fini par ne plus du tout l'intéresser. L'ironie du sort avait voulu que la seule personne dont il connaisse l'appartement fut Sakuya, et que Sakuya occupait cette fonction. Ed aurait voulu lui expliquer cela. Mais à quoi bon ? Le mal était fait, il n'aurait servi à rien de revenir sur ce genre de choses. Et puis pour ce que cela aurait changé ... Il s'enfonçait quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse. Au bout du compte, il n'essayait même plus de se rattraper, de récupérer ses fautes. Elle le haïrait, qu'importaient ses actes. Et puis de toute manière, pour quelle raison cherchait-il à obtenir une quelconque grâce à ses yeux ? C'était absurde venant de quelqu'un comme lui. Il ne répondit pas non plus à sa seconde remarque.

Les souhaits de l'anglais furent exaucés. Sakuya le retint, la main contre la porte qu'il s'apprêtait à ouvrir quelque secondes plus tôt. Face à la porte, l'autre ne pouvait le voir, il ne put retenir un léger soupir de soulagement et esquissa un faible sourire, exempt de malice. Apparemment, Saku persistait dans son tableau parfait du Prince et de la Princesse. Problèmes : On n'avait jamais vu une Princesse haïr son Prince avec autant de vigueur, ni une Princesse frapper son bien-aimé, encore moins un Prince emmener sa Princesse chez les prostitués. On était à des années lumières du cliché habituel, mais cela semblait lui plaire de les faire rentrer dans ces petits moules pré-établis. Et il était vrai que le contraste était risible. Son chapeau ? Il serait repassé, une autre fois, il aurait toujours eu un prétexte pour venir de toute manière. Ne faisant aucune allusion à sa dernière remarque, Edward répondit alors :


" Il me semble que la princesse en question n'aurait aucun souci à se faire. Si vous n'étiez réellement pas recommandable, vous n'auriez pas eu tant d'attentions à son égard. "

Non, la parfaite enflure les aurait laissé elle et lui sur le pas de la porte lorsqu'ils avaient frappé. Edward savait qu'il jouait un jeu dangereux, qui comme tous ceux appartenant à cette catégorie, étaient autrement plus intéressants : A démentir ses propos, il le forçait à développer d'autres arguments pour le retenir. Mais, Ed n'était pas à l'abri d'une lassitude de son hôte, qui fatigué pourrait à tout instant le libérer, chose qu'il voulait à tout prix éviter. Mais jusqu'à quel point le retiendrait-il ? Il avait parfaitement conscience qu'il pouvait tout perdre d'un instant à l'autre. Mais c'était plus fort que lui.
Puis, se produisit un évènement tout à fait inattendu et fort étrange : Kim s'était aussi avancée dans sa direction. Elle se plaça devant eux, les yeux brûlants de haine et de colère, avant qu'elle lâche son asssassine sentence. "Je vous hais". Phrase ambigue. Edward ne savait pas si le 'vous' les désignait tous deux, ou bien si il s'adressait exclusivement à lui. Il aurait penché pour la seconde solution, elle n'avait aucune raison de détester Sakuya. Mais lui non plus après tout. La raison pour laquelle elle l'abhorrait autant lui échappait. Bien sûr, il y avait eu l'épisode sur le pont, mais après ? Il avait au contraire été tout ce qu'il y avait de plus charmant.
Edward venait de découvrir et d'apprendre avec effroi ce que représentait la douleur liée à un sentiment non partagé. L'amour, la haine, il s'en moquait, il n'avait jamais éprouvé d'amour pour quiconque. Mais la fascination : ELLE le captivait, mais elle LE détestait plus que tout autre. Elle lui faisait du mal en toute connaissance de cause, tandis que lui semblait la blesser, mais inconsciemment. Alors pourquoi ? Il répliqua alors, calmement :


" Alors pourquoi vous opposez-vous à moi une nouvelle fois en faisant obstacle à ma volonté et en m'empêchant de partir ? "

Son visage portait encore les stigmates des griffures qu'elle s'était infligées durant les minutes précédentes. Il en ignorait la raison et se contenta de passer une main sur sa joue, l'essuyant. En temps normal, le contact physique avec le sang le répugnait : il était le symbole du crime, de la mort, et Edward ne se considérait pas comme un meurtrier. Il se serait senti souillé par la substance rouge au goût métallique, et dans le meilleur des cas se serait muni d'un mouchoir. Mais pas là. Il n'avait lui même aucune explication à apporter pour analyser son propre geste. Il lui sembla que si ses yeux avaient été en mesure de le fusiller, il serait mort à l'heure actuelle. Elle le haïssait, dieu qu'elle le haïssait. Toujours aussi posément, presque sans aucune trace de malice, il poursuivit :

" Allez-y, c'est le moment. Avant que je ne parte, déchargez sur moi votre colère, votre haine, votre ressentiment à mon égard tel qu'il soit. Vous n'en aurez peut-être plus l'occasion, et vous le regretterez sans doute. Cela serait fort dommage, ne pensez-vous pas ? "

Edward s'attendait à ce qu'elle le frappe de nouveau, et de la sorte il retournerait à une situation plus que connue. Et il avait besoin de ce point d'ancrage, absolument. Parce qu'il était résolument perdu. La réaction de Kim dépassait tout ce à quoi il aurait pu s'attendre. Il ne contrôlait plus rien, nageait dans l'inconnu. Il lui fallait bien avouer qu'elle le troublait pour une raison obscure. Elle suscitait chez lui une fascination doublée de crainte. Il aurait mis sa main à couper qu'elle le giflerait, qu'elle le frapperait. Et étrangement, c'était ce qu'il désirait. Non pas qu'il se soit trouvé des penchants masochistes, au contraire, mais ce geste exorciserait peut-être physiquement le mal qu'il ressentait intérieurement. Cette histoire de fascination non réciproque, mêlée à l'incompréhension insupportable de sa haine formaient un tout douloureux.
Tant pis. Advienne que pourra. Il tourna la poignée de la porte dans un craquement sourd, les fixant tous deux. Renonceraient-ils à le retenir à cours d'arguments ou d'énergie ? Ou au contraire l'empêcheraient-ils de partir avec plus de force et de vigueur ? Oh oui, il jouait gros et regretterait sans doute cet ultime geste. Un jour, il faudrait qu'il apprenne à s'arrêter. Un jour.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 1 Mai - 21:52

Il était toujours appuyé contre la porte. Il ne bougerait pas de toute façon! Il attendait une réaction de la part de Edward. Il lui dit seulement qu'il était quelqu'un de recommandable, sinon il n'aurait pas pris soin d'elle. Ouais, peut être, le truc était que dés qu'il y avait quelqu'un chez lui, il ne pouvait s'empêcher d'être un minimum attentionné.

" Oui, sûrement, mais elle n'apprécie guère mon aide . . . dommage d'ailleurs. . . ."

Pourquoi dommage? Ben parce que, tout simplement. Il faisait rarement attention aux gens, alors si la personne dont il s'occuper n'appréciait pas, où allait le monde?

Il fut interrompus dans ses pensé par un violent bruit sourd, suivie de bruit de vaisselle et de métal. Il tourna la tête pour voir d'où pouvais venir se vacarme, et il découvrit avec effroi qu'elle mettait à mal son appartement. Etait elle devenu folle? Elle devait l'avoir levait avec beaucoup de rage, car elle était totalement renversé, par terre, tout se qui se trouvait dessus était cassé. Il regarda avec effroi également, le fait qu'elle prenne un des cadres où se trouvait Mélodie et le jeter lamentablement par terre. Il hurla intérieurement alors qu'elle continuait à donner des coups dans le mur, qui lui non plus n'avait rien fait. Il garda son calme, et pour cacher quoi que se soit, il alla rapidement récupérer la photo par terre. Il se fichait du reste de son appartement, tant qu'elle ne déchirait pas les photos. Il la posa sur une étagère et revint prés de la porte, lorsqu'il vit qu'elle se dirigeait vers là. Hors de question que n'importe qui sorte sans une explication pour avoir tout saccagé!

Elle les haïssait. Mais, peut être pas eux deux. Soit juste Ed, soit juste lui. Il ne savait pas. Pour qu'elle s'en prenne ainsi à son appartement, il fallait forcément qu'il est fait quelque chose de mal, c'était obligatoire non? Elle avait des marques rouge sur le visage, comme si elle c'était griffé. Elle était très énervé, et les paroles de Edward ne faisait sûrement que l'énerver plus, et il était hors de question qu'il y est une quelconque violence physique ici.

Ewan reposa la main sur la poignée. Non, il ne sortirait pas d'ici. Bon, temps pis, il fallait agir. Avant qu'elle ne face un autre mouvement brusque, Sakuya s'attrapa doucement par les poignets et la plaqua, tout aussi doucement contre le mur. Sa prise ne lui ferrait aucun mal, mais il l'empêcher de faire le moindre mouvement. Il la regarda dans les yeux, et dit d'une voix posé.


" Si ma décoration ne vous plaisez pas, libre à vous de la refaire, mais vous auriez au moins pus me prévenir. Et la prochaine fois, éviter de faire tomber mes cadres s'il vous plais ", j'y tient énormément. "

Il la garda dans cette position, mais regarda Edward.

" Vous êtes tant décider que ça à nous quitter? Je vous laisserez bien partir, seulement, la jeune demoiselle que voici bloque la porte. Dommage, il vous faudra patienter un peu. "

Il regarda encore Kim dans les yeux, un léger sourire aux lèvres

" Faite donc ce qu'il vous dit voyons, déversez toute votre rage sur lui, mais éviter de le faire sur mes meubles, il n'y sont pour rien. . . Bon, je vous laisse deux minutes . . . Si vous me chercher, je suis au bout du couloir. . . "

Il lui lâcha alors le poignet et partit avec un sourire sur les lèvres Les laisser pour qu'il parle si il le fallait, lui, il allez juste chercher quelque chose dans la chambre. Il prit au passage la photo sur le meuble.

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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 2 Mai - 20:28

[j'étais pas très inspirée aujourd'hui...]

Les petits échanges qui avaient eus lieu entre Sakuya et Edward n’avait pas pu être entendu par Kim, non seulement parce qu’ils se trouvaient loin d’elle, mais en plus parce qu’elle n’écoutait pas, mais si elle avait entendu les mots échangés qui la concernaient elle aurait encore plus vite pété une durite qui menaçait d’exploser.
Elle restait plantée devant eux à les fusiller du regard, et eux, qu’est ce qu’ils trafiquaient ? Pas grand-chose en réalité mais c’était déjà trop. En plus, comme d’habitude, l’anglais restait calme comme un anglais, et ça la mettait hors d’elle, même si pour le moment elle ne bougeait pas. Elle avait une capacité d’absorption phénoménale, surtout lorsqu’il s’agissait de balancer ensuite tout ce qu’elle avait accumulé en vrac et d’un seul coup. Ce qu’elle en avait marre de ses petits airs supérieurs et l’impression qu’il donnait d’être plus intelligent que tout le monde ! Et NON, cela ne voulait pas dire qu’elle se pensait plus conne que lui, elle avait juste moins de maîtrise sur elle-même, du moins elle le pensait, et elle n’aimait pas ça. Et, faisant encore preuve d’une grossièreté hors du commun qui montrait le peu de cas qu’il faisait d’elle-même, le rustre OSA la toujours une fois encore, appliquant sa main traîtresse sur sa peau à elle. ( Discours pas du tout subjectif…) Elle le repoussa violement, le fixant avec toujours plus de colère. Et le pire c’est qu’elle ne le regardait pas dans les yeux mais fixait ses lèvres. Il fallait bien qu’elle suive la discussion !


- Je ne m’oppose pas à votre départ ! Je vous dis ce que je pense de vous avant que vous débarrassiez le plancher espèce d’imbécile !

Mais face aux insultes ou accusations toutes aussi injustes les unes que les autres, Ewan ne sembla pas se formaliser. Il prit carrément le ton d’un psychiatre avant de sortir une solution à deux balles cinquante qui aurait pu rendre la jeune fille folle furieuse.

- Oh non, ça serait trop beau que je ne croise plus jamais votre route ! On retombe toujours sur ce qui ne nous plait pas !

A ce moment il se retourna pour appuyer sur la poignée, et Kim dû faire un énorme effort sur elle-même pour se retenir d’aller bloquer la porte et… et faire elle ne savait encore trop quoi. Elle sera les poings, se tendit comme si elle allait se jeter sur Ewan, mais Sakuya, qu’elle avait momentanément oublié, entrava son action à peine entamée et la bloqua. Elle se retrouva contre le mur, les poignets immobilisés, et cela ne lui plût pas du tout. Elle se débattit de toutes ses forces, ce qui n’était pas grand-chose, et s’agita en se tortillant et en tentant de mordre la main du jeune homme, sans prononcer un mot mais en le foudroyant du regard. Lui aussi était calme, et c’est calmement qu’il lui fit des reproches. Bah, au moins elle retrouvait un terrain connu, il arrêtait d’être gentil.

- Je ne voulais pas vous déranger désolé, mais c’est de SA faute il n’avait qu’a pas m’amener !

Elle voulut garder un mine boudeuse et continuer de le fixer méchamment, mais il n’y avait aucune malice dans le regard du prostitué, et elle détourna les yeux, s’en voulant d’avoir brisé le cadre, et même les assiettes. Elle… Elle se débrouillerait, elle remplacerait la vaisselle et nettoierait…
Et puis brusquement, alors qu’elle ne se débattait même plus il la laissa libre et s’en alla, déclarant qu’il les laissait seuls deux minutes. La jeune artiste fut prise complètement au dépourvu et fixa son dos pendant qu’il sortait. Elle réagit un peu trop tard mais cria dans sa direction :


- Pourquoi vous êtes aussi gentil ? Pour vous foutre de moi ? C’est réussit !

Mais elle criait contre une porte fermée, ce qu’in pouvait aisément dire comme ne servant pas à grand-chose et même strictement à rien. Alors elle resta debout comme un imbécile les bras ballants, avant de se retourner vers Ewan les sourcils fronçant, se doutant (même si cela était faux ) qu’il s’était encore moqué d’elle et qu’elle n’avait pas pu l’entendre :

- Et vous fermez la ne me jugez pas !

Plus elle le regardait et plus elle…
Les poings fermés, crispée, elle ne souriait pas du tout et semblait prête à arracher la tête de son vis-à-vis, mais elle ne leva pas la main pour la lui appliquer sur le visage, ni le poing pour lui balancer dans la figure. Ca viendrait plus tard.
Au lieu de le frapper, ce qui ne lui ressemblait pas du tout, en plus dieu sait qu’elle en avait sacrément envie de le frapper, elle leva une main, et tapota (y a pas d’autre mot même si ça fait pas très classe) la poitrine d’Ewan en assenant :


- Vous, vous n’avez rien, rien comprit du tout !
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 5 Mai - 22:34

Oh non. Pourquoi Sakuya faisait-il cela ? Pourquoi l'avait-il entravée en lui prenant les poignets, à son instar ? Il croyait pourtant lui avoir fait comprendre que cela lui déplaisait. Et assez fortement. Pourquoi ... Plus que la colère, c'était la peur qui submergeait Edward. Il se craignait. Parce qu'il avait conscience que la bête d'orgueil pouvait ressurgir à tout instant, sans prévenir. Et il ne voulait pas même songer à ce qu'il pourrait commettre si cela survenait. J'avais presque retrouvé mon calme, alors pourquoi me fais-tu à nouveau sombrer ? Es-tu seulement conscient du pouvoir et de l'impact de tes gestes ? Tu es cruel Sakuya, dieu que tu es cruel. Tu m'emportes dans ton sillage, et je me laisse entraîner, impuissant.
Il ferma un instant les yeux. Respire. Il n'était pas un misérable être irréfléchi, du moins il s'en persuadait. Il serait trop bête de céder maintenant, alors qu'il semblait avoir surmonté sa colère passagère. Trop bête. Sa main serra la poignée, un peu plus fort, un peu plus intensément. Pour cacher qu'il tremblait. A cet instant, la fuite lui parut la solution la plus sensée qui soit. Au moins, ils n'assisteraient pas à une nouvelle perte de contrôle, c'est à dire une nouvelle faiblesse de sa part. Tu n'as pas de faiblesses Edward Kinsale, tu les as évincées les unes après les autres jusqu'à acquérir une maîtrise quasi-parfaite de toi-même. Ce mot même a été banni de ton langage, et ne s'applique qu'à la masse boueuse et informe des 'autres'. Sakuya possédait cette proximité avec Kim, et cela insupportait Ed. Mais elle ne se laissait pas faire, et, il respira un peu mieux. C'était peut-être ce détail qui empêcha le jeune anglais de se trouver à nouveau sur la pente savoneuse. Comment osait-il s'adresser à lui, alors qu'il la tenait toujours, alors qu'il était encore si proche d'elle ? Même si il n'explosait pas, l'orgueil du jeune Kinsale bouillonnait en lui : Lui, lui ! Il ne devrait y avoir que lui ! Ou bien elle ou bien lui ! Au sein du Clan, il avait toujours été le centre du monde, l'enfant chéri. L'héritier. Et cela avait irrémédiablement laissé des séquelles. Inconsciemment, il ne supportait pas que le monde ne tourne pas autour de lui, qu'il ne se trouve pas au centre des préoccupations des individus X et Y. Peut-être avait-elle raison après tout. Peut-être n'était-il qu'une petite pourriture égocentrique et prétentieuse ...

Non ! Pourquoi partait-il ? Il n'avait donc aucun scrupule à le laisser seul avec elle ? Comment pouvait-il ... ? Edward la craignait, même si il n'osait se l'avouer, et il semblait que la présence de Sakuya était seule responsable de la retenue de Kim. Sans lui, Ed avait l'intime conviction qu'il serait déjà mort à l'heure actuelle, étranglé. Et maintenant qu'il leur avait fait défaut, qu'allait-il advenir de lui ? Il ouvrit la bouche, voulant le rappeler, mais aucun son ne s'échappa de ses lèvres.
Et Kim le repoussa, lui déversant une nouvelle fois à la figure son flot de paroles déplaisantes. De nouvelles émotions contradictoires se livraient un duel acharné : D'un côté, il désirait qu'elle ne le voie plus seulement comme une raclure, de l'autre ce retour à la 'normalité' le réjouissait. Il était de nouveau confronté à une situation connue, il pouvait se rattacher à quelque chose. D'un côté, il aurait ardamment aimé qu'elle lui cède, et de l'autre il souhaitait qu'elle perpétue sa résistance. Douce torture ... D'un côté ses insultes glissaient sur lui, de l'autre elles le blessaient plus qu'il ne pouvait se l'avouer. Elle lui faisait porter tout le poids de ses propres comportements : Si elle avait ravagé l'intérieur de Sakuya, c'était uniquement de sa faute, il ne fallait pas aller chercher plus loin. Il secoua la tête : ben voyons ... Assume, tu n'es plus une gamine Kim. Plus elle parlait, plus ses accusations contre lui se faisaient nombreuses, et peu étaient justifiées. La charge qui s'abbattait sur ses épaules au fil de ses mots s'alourdissait de seconde en seconde, si bien qu'il lui semblait qu'à un moment où à un autre il finirait par flancher. Pourtant, le défaitisme était un sentiment qu'il considérait comme étranger. Si l'on part vaincu, ce n'est pas la peine de jouer. On joue pour la victoire. Uniquement pour elle. Et même lorsqu'il ne faisait rien de condamnable, elle allait s'imaginer des moqueries fictives. Un mal-être inexpliqué le rongeait. Arrête, arrête ! Arrête donc ce flot verbal, par pitié ! Il aurait presque fini par culpabiliser pour des actes qu'il n'avait pas commis. Pourquoi Kim Swan, pourquoi as-tu ce pouvoir destructeur sur moi ? Mais la rage l'emportait. La rage, mais aussi le renoncement. Il ne s'évertuait plus à se racheter. Cela ne servait à rien.

Puis elle lui tapota le torse. D'un revers du bras, il écarta violemment sa main. Comment oses-tu, impudente ? Les seules personnes 'autorisées' à le toucher devaient lui procurer du plaisir. Autrement, elles le souillaient. Nouvelle contradiction : il désirait acquérir plus de proximité avec elle, mais le contact le répugnait. Tu perds la tête, Edward K. Il n'avait rien compris. Et à propos de quoi ? Cette sentence énigmatique lui était proprement insupportable. D'ordinaire, il comprenait toujours tout, il était ce génie de l'observation méticuleuse. Et là ... qu'y avait-il à comprendre ? Il prit avec violence, la tête de la jeune fille entre ses mains, rapprocha inconsciemment son visage du sien, et rétorqua alors :


" Que dois-je comprendre ? Expliquez-moi ! La vérité c'est qu'il n'y a rien à comprendre ! Et vous le savez ! Et si réellement je n'avais pas perçu la subtilité d'un quelconque élément, je vous prierai donc de m'éclairer sur la question ! "

Sa respiration était redevenue saccadée. A quoi jouait-il ? En la provoquant ainsi et en l'absence de Sakuya, elle pourrait le trucider dans la seconde suivante. C'était absurde ! Si il y avait quelque chose à comprendre, lui, Edward Kinsale, l'aurait compris depuis longtemps ! Cette simple pensée lui était presque douloureuse, alors s'écartant d'elle, il releva sa manche, sortit de sa poche un sachet de poudre blanche, en déposa une pincée sur son poignet, en approcha son nez et l'aspira. Puis il ferma les yeux et bascula sa tête en arrière. La drogue l'aiderait sans doute à oublier son impuissance et son incompréhension. Sa douleur aussi. Il s'agissait certes là d'une preuve évidente de faiblesse, mais il était trop tard pour qu'il puisse en prendre conscience. Il se trouvait déjà dans un autre monde. Il abaissa alors la tête, ne regardant plus la jeune fille, ses yeux noirs perdus dans le vague. Il déclara alors très calmement :

" J'ai fait un rêve étrange l'autre soir. Un chauchemar plutôt. Etrange, mais aussi si terrifiant qu'il me sembla qu'il était réel. Je ne me souviens que d'un couloir immense. J'ouvre une porte. Dans la pièce mal éclairée, se trouve une jeune fille. Je m'avance vers elle, lui saisis les épaules délicatement. Puis, contre tout attente, je plonge, avec une violence inouie, ma main dans sa poitrine et j'en retire un coeur encore chaud. Elle tombe au sol lourdement. Le sang ruisselle entre mes doigts, et je suis à la fois fasciné et répugné par ce contact. Je passe un doigt sur ma langue, j'aime ce goût métallique. Je devais avoir un regard de dément. Puis, réalisant mon acte, je sors précipitamment, courant dans le couloir à perdre haleine. Je trébuche, me relève, trébuche à nouveau. Le couloir s'étend à l'infini. "

Il s'interrompit. Il était habitué à la drogue, si bien qu'il parvenait à enchainer des phrases dotées d'un sens, même étrange. Puis il reprit, relevant son regard vitreux vers elle :

" La jeune fille vous ressemblait étrangement. "

Ce qui était proprement impossible, étant donné qu'il n'avait recontré Kim qu'après ce rêve. Coincidence ou bien hallucination ? Il ne détenait pas la réponse à cette question.

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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 13 Mai - 18:36

Sur le coup, comme bien souvent avant, la jeune fille n’en avait pas cru ses yeux. Ewan n’avait toujours pas réagit. Il était impensable de posséder aussi peu de sentiments. D’accord elle avait montré qu’elle se laisser submerger, comme tout le monde, par des sentiments qui n’étaient pas forcément tout à son honneur, et alors ? Ca prouvait juste qu’elle était humaine, humaine contrairement à l’autre. Elle s’était attendue à n’importe quoi à vrai dire, mais cette façon de l’écarter violemment, cette rage dans le regard, non elle n’y était pas préparée. Comme elle n’était pas préparée à ce qu’il prenne sa tête dans ses mains. Elle en fut d’ailleurs tellement estomaquée qu’elle resta bouche ouverte et yeux écarquillés fixant ceux de l’anglais pendant un moment avant de se reculer et de rejeter le contact de toutes ses maigres forces.
N’importe quoi ! Il lui demandait d’expliquer un truc qu’elle-même ne comprenait qu’à moitié, quelque chose qui la touchait, elle le savait, mais qu’elle ne tenait pas à étaler, à disséquer, à expliquer. C’était trop profond, quoi que ce soit, et si elle ne savait pas elle-même exactement ce qu’elle voulait dire, pourquoi lui aurait comprit ? Et là, il l’avait eut, il savait qu’elle ne savait rien de ce qu’elle voulait qu’il sache…
Oula… le mal de tête revenait en force, cognant à la porte de son cerveau à coups redoublés. Kim s’abstint de donner suite à longue réplique d’Ewan. Elle se passa la main sur la tempe, tentant d’annihiler la douleur lancinante. Il fallait vraiment qu’elle se prenne une aspirine. D’ailleurs c’était peut être ça qui faisait qu’elle ne comprenait pas vraiment ce qui lui arrivait, non ? Kim leva la main et s’apprêta une nouvelle fois à se décharger de ses problèmes en frappant l’infortuné jeune homme qui l’avait trouvée sur son chemin, quand son regard tomba sur le sachet qu’il sortait de la poche.

Non mais elle était en train de rêver ou quoi ? Il se foutait de sa gueule ? C’était quoi cette histoire ? Ils étaient en pleine engueulade, il aurait pu avoir la décence de rester lucide nom de Dieu ! (Pardon) Kim lança tout de même sa main, qui vint percuter celle de l’anglais, balançant le sachet au sol. Les yeux de la jeune fille lançaient des éclairs, brûlaient de rage.
Elle l’écouta délirer gentiment sans faire le moindre geste lisant sur les lèvres l’histoire de l’étrange rêve qu’il avait fait. Puis elle l’observa avec mépris, et elle se recula, comme pour éviter d’être contaminé par son abjection :


- Non. Je ne sais même pas si vous savez vraiment à quoi je ressemble.

L'avait il seulement regardé, ou du moins regardé au delà du cliché qu'il s'était construit dès qu'il l'avait vue? Elle en doutait fortement. Ewan devait classer les gens dans des petites cases, et choisir ses fréquentations dans certaines et pas dans d'autre.
Elle se détourna et marcha vers la porte derrière laquelle Sakuya avait disparut. Puis, elle s’arrêta soudain, se retourna, et, étrangement, se planta devant l’anglais. Ses yeux le parcoururent lentement, comme si elle cherchait quelque chose. Elle ne sembla pas le trouver, haussa les épaules, se pencha en avant et murmura à l’oreille du jeune homme :


- Echapper à la vie par la drogue. Vous êtes lâche.

Elle lui déposa alors un léger baiser sur la joue, et se retourna. Elle allait rejoindre Sakuya, lui demander un verre d’eau avec peut être une aspirine et ensuite, et bien…. Ensuite elle allait partir. Et peut être appeler Eve tiens.
Peut être.
Les pas qui ralentissent, Kim hésite à jeter un dernier regard, mais elle se souvient de ce qu’elle a enduré et son pas se raffermit pour atteindre enfin la porte. Elle hésite, et finit par frapper. D’accord elle est dans un maison, mais tout de même… Il est peut être occupé.
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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 14 Mai - 16:36

[hj: Désolé *s'incline*]

Sakuya était partit pour la simple et bonne raison qu’il en avait envie. L’histoire ne le concerner pas le moins du monde. Le seul rôle qu’il jouait était celui de l’hôte qui n’avait pas encore mit tout le monde à la porte malgré la casse, et celui de garde fou apparemment. En effet, à peine était il partit qu’il aperçut, en fermant la porte d’un lieu où il était le seul à pouvoir aller, Kim commencer à frapper, enfin, tapoter le torse de Ed. Il ne voulait pas une hécatombe, il doutait qu’il y en ait une, mais cette affaire ne le concernait pas. Il était donc partit, sans soulever la remarque cinglante de la jeune fille sur son attitude envers elle. Il était gentil parce qu’il avait envie, et que c’était comme ça. Pas de pitié, pourquoi de la pitié ? La pitié ne servait à rien.

Il était maintenant dans la salle de bains. La porte donnait directement en face de la porte d’entrer. Le couloir était petit, et il entendait donc tout ce que les deux jeune gens se disaient.

Il se regarda dans le miroir pour voir si il était présentable. Il vérifia son air négligé. Parce que avec lui, même l’ai négligé ne devait pas l’être. Il aurait très bien pu rattacher les quelques mèches qui tombaient de son chignon, il ne le faisait pas. Il aurait pus resserrer son chignon, il ne le faisait pas. Il aurait même pu serrer un peu plus son haut, mais rien, il le laisser délibérément ouvert de ta sorte, retenu à peine par une petite ceinture de soie.

Il tendit l’oreille. Tiens, Ed semblait délirer un peu. Il parlait calmement, d’un calme qui n’avait pas sa place dans la discussion qu’ils avaient tout les deux. Il parlait de rêve, de fille qui ressemblait à Kim. . . Il parlait bizarrement. . . Elle lui murmura quelque chose à l’oreille qu’il ne put pas entendre. Il s’apprêta à sortir lorsqu’il vit son geste. Elle lui déposa un baiser sur sa joue. . . Sakuya retourna dans la salle de bain. Personne ne l’avait vu. . . Mais lui, avait vus juste ça. Si sa avait était un client, comme il en voyait tout les soirs, il n’auraient même pas bronché, voir, se serait proposé pour aider. Mais là, quelque chose n’allait pas. Il secoua doucement la tête pour se ressaisir. Il divaguait complètement ! Il repris ses esprit alors qu’on frappait à la porte de la salle de bains. Il l’ouvrit doucement pour voir Kim. . . Il chassa l’image qui lui venait à l’esprit et la regarda dans les yeux, un sourire aux lèvres, comme d’habitude


" Que puis je pour vous demoiselle ? "

Il regarda derrière elle. Le jeune anglais semblait . . . un peu ailleurs non ? Il regarda par terre. De la poudre blanche à ses pieds . . . d’ici il ne pouvait pas vraiment voir, mais il ne se souvenait pas avoir ouvert un sac de farine. Il regarda de nouveau Kim

" Désolé de mettre un peu absenté, j’espère que vous ne m’en voulez pas trop ? "

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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 14 Mai - 22:14

Elle le repoussa à nouveau lorsqu'il prit son visage entre ses mains. Une fois de plus, une fois de moins, Ed ne les comptait plus. Tous ses gestes lui revenaient inexorablement. Et pourtant, il continuait. Pourquoi ? Lui même n'aurait su répondre à cette question pourtant si anodine. Où cours-tu Edward si tu n'as plus conscience de tes actes, si les raisons pour lesquelles tu agis t'échappent ? Mais ce n'était pas cet élément qui avait frappé l'esprit embué de l'anglais. Non, même si les vapeurs capiteuses de la drogue s'emparaient de lui au fil des secondes, il avait tout de même noté qu'elle l'avait pas trouvé de réponse à sa question. La vérité lui apparaissait clairement : Toi même, Kim, tu ne détiens pas cette solution, cruciale pourtant. Celle qui permettrait de jouer cartes sur table, de mettre au clair chaque zone d'ombre présente dans cette entrevue. Les choses sont finalement bien simples. Et si dérisoires. Une réponse, une seule, et je comprendrai. Rien n'est moins complexe. En apparence seulement. Tu portes contre moi des accusations que je pourrai sans mal te retourner. Le verdict serait tombé, implacable : Edward K. non coupable. Il ne soutenait plus son regard, et ne percevait donc pas le mépris qui habitait celui de Kim. Il se contenta de répondre :

" Je le sais peut-être même mieux que vous. Et si ce n'était pas le cas, balayez donc mon ignorance. "

Elle envoya par terre le sachet blanc. Puis elle sembla s'éloigner. Chaos intérieur. Non, ne pars pas. Il serait seul, seul, perdu dans les méandres de l'inconscience, égaré au fond de l'abîme. Il allait la rattraper, mais elle revint se planter devant lui. Avant, ô comble de la surprise, d'agir de manière similaire à lui. Quelques mots glissés au creux de l'oreille, un murmure. Et la sentance tomba : "Vous êtes lâches."
Si parmi les nombreux vices et défauts en tout genre d'Edward, tels que le mensonge et l'orgueil, il y en avait un plus insupportable encore, c'était sans aucun doute son caractère résigné. Parlons vulgairement : avec lui, on pissait dans un violon. De nombreuses fois, certains courageaux s'étaient essayé à lui faire la morale, à tenter de le faire retourner dans le droit chemin, de le mettre en face de ses défauts, de ses actes. Et il s'étaient tous cassé les dens sur un obstacle non calculé : sa résignation. Edward n'ignorait pas sa lâcheté, un trait de caractère malheureusement dominant chez lui. Il ne l'avait jamais contestée, ne s'en préoccupait plus. A la suite des sempiternelles discussions qui se soldaient souvent par "Ta lâcheté te perdra", il avait réfléchi, car même si il était vrai que ces paroles ne l'atteignaient pas, elles ne pouvaient s'empêcher de le marquer. Il avait abouti à la conclusion suivante : Il devait être affreusement exaspérant de se mesurer à quelqu'un comme lui. Résigné. S'évertuer en discours, pour se rendre compte quelques instants plus tard que tous les mots seraient vains. Parce que l'autre était résginé. Et Kim allait en faire les frais :


" Je n'ai jamais prétendu le contraire. "

Même venant d'elle, ces paroles ne le touchaient pas. Non seulement, parce que le courage, représentait pour lui, une grande bêtise, mais aussi parce qu'il y était trop habitué. Ces mots glissaient sur lui sans jamais laisser aucune empreinte. Puis, elle l'embrassa sur la joue. Avait-elle compris que le seul moyen de lui tenir tête était de rentrer dans son cercle de jeu, de prendre part à une manche ? Etait-ce un geste sincère ? Non, impossible, elle le haïssait à un point tel qu'elle n'aurait jamais été en mesure de lui octroyer cette faveur sincèrement. Il lui sembla alors mieux comprendre les raisons pour lesquelles elle éprouvait tant de mépris à son égard : elle exerçait sur lui une attraction inexplicable, et à présent se jouait de lui. Mais il y avait un grain de sable dans tes rouages Edward. Cette fascination se trouvait sans doute être à sens unique. Perdu. Game over. Hypothèse réfutée. Rejoue encore une fois. La suivante sera peut-être la bonne.
Puis elle s'éloigna, en direction de Sakuya. Alors elle le délaissait pour lui. Très bien. Il baissa à nouveau le regard, ferma ses yeux, et posa le plat de sa main contre son front, avant de le faire glisser sur sa joue. Il aurait aimé la rattraper, l'empêcher d'aller rejoindre son amant d'un soir. Mais son baiser l'avait achevé. Il se laissa tomber lourdement, allongé sur le canapé, son bras devant ses yeux. Il sentait les battements de son coeur s'accélérer, de même que sa respiration sous l'effet de la drogue. Symptomes habituels. Quelque part, cela le satisfaisait dans sa douleur : Sa conscience s'échappait de seconde en seconde, ne lui permettant plus de mesure l'étendue du désastre. Tu as perdu tout ce que tu avais réussi à accumuler durant cette soirée.

Mal joué.


[Toi aussi Saku, maudit par le démon effaceur de posts T_T A vous les petits amis What a Face XD]

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Maison de Sakuya Vol.2.
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