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 Maison de Sakuya Vol.2.

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Edward Kinsale
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MessageSujet: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 26 Mar - 19:58

C'est avec la jeune fille sur les bras qu'Edward arpentait les rues. Même en poids mort, elle n'était pas assez lourde pour qu'il s'affaisse. Et pourtant, il n'était pas un dieu du culturisme. La dure réalité s'offrait à lui : Qu'est ce qui lui avait pris de vouloir se la jouer super héros, sauvant la veuve et l'orphelin, enfin dans le cas présent la donzelle ?! Qu'espérait-il ? Il n'en savait rien lui même. Mais le problème était simple : il n'avait rien du chevalier. Ce dernier était courageux, Edward était lâche. Il avait un slip rouge sur collants bleus : Edward avait un manteau queue de pie et ne chemise à jabot de dentelle. Il se souciait du sort des gens qui l'entouraient, même si il ne les connaissait ni d'Eve, ni d'Adam : Edward n'avait d'attention que pour lui-même. Enfin pas tant que ça, à en juger par ses actes présents. Pour le coup, il n'avait pas choisi la solution de facilité. Après tout, la nuit débutait, et les quais n'étaient pas un lieu de grande affluence, alors il aurait pu la laisser à terre et s'en aller à tire d'ailes. Tandis qu'il marchait, il ne savait où, il avait eu le loisir de réfléchir à son comportement. Pourquoi avait-il agi de la sorte ? Il n'avait vu qu'une seule possibilité : elle lui avait résisté, et en grand. Elle avait même tenté de le tuer. Il n'était donc pas rancunier ... En réalité, le but de la jeune fille lui importait peu. Très bien, elle avait voulu l'assassiner, peut-être l'avait-il un peu cherché ... Mais c'était surtout le fait qu'elle s'était opposée à lui qui l'intéressait. Particulière.

Tiens, il ne comprenait pas non plus pourquoi elle lui en avait tant voulu. Elle n'était pas la première à qui il faisait subir ses petites manigances, mais aucune n'avait attenté à sa vie ! Enfin, chemin faisant il aurait tout le temps d'y réfléchir ...
Il touchait du doigt un problème épineux. Ou aller ? Désormais, il avait un but, et son regard de chiot apeuré avait presque totalement disparu. De plus, en s'enfonçant dans la ville, il risquait de rencontrer des têtes connues. Que penseraient-elles en le voyant ainsi, perdu et désorienté ? Il ne voulait même pas y penser. Quand on parle du loup ... Les yeux fixés devant lui, il ne prêtait guère attention aux scènes de rue qui se déroulaient alentour, alors qu'en temps normal il aurait traîné et les aurait trouvées captivantes. Tant et si bien qu'il n'entendit pas une femme, sûrement une prostituée l'apostropher :


" Tu nous en as dégotté une nouvelle, chevalier ? "

Phrase qui s'acheva dans un éclat de rire sonore. Ayant tout de même saisi le sens de ses propos, il lui décrocha un regard noir. Pas le temps de s'y attarder davantage, pas le temps d'aller prendre un verre. D'ordinaire, il aurait souri malicieusement. Les responsabilités le rendaient ennuyeux à mourir. Vivement qu'il s'en débarrasse. C'est alors qu'il eut l'illumination. Coup de génie. Il se souvint de sa rencontre avec la gardienne, la première qu'il avait vue, et plus encore, il se remémora sa rencontre avec son protégé. En lui prenant son chapeau, n'avait-il pas articulé audiblement qu'il habitait dans le coin ? Mais bien sûr ! Pourquoi n'y avait-il pas songé plus tôt ! ll allait emmener la jeune fille chez le jeune homme. Il faisait coup double : Premièrement, il se délestait de son engagement et deuxièmement, il revoyait le garçon. Il se félicita intérieurement. Quele idée de génie. Encore fallait-il se souvenir de ses mots ... C'était chose faite. Plus vite il aurait trouvé la bâtisse, plus vite il redeviendrait le jeune homme insouciant et audacieux qu'il était. Il avait tout à y gagner.

Mine de rien, le poids de la jeune fille commençait à se faire cruellement sentir. Il était fatigué et faible. Allez, encore un effort. Quelques pas, quelques enjambées le séparaient de sa destination. Encore un effort, trois fois rien et il y serait. Enfin. Il arrivait. L'anglais laissé échapper un soupir de soulagement. Il avait réussi. Adieu responsabilités et charges, bonjour audace. Encore fallait-il qu'il y ait quelqu'un ... Peut-être était-il "occupé" ? Cela ne serait guère surprenant, la nuit était entamée et, sans doute, les activités nocturnes du jeune homme aussi. Ed devait avouer qu'il n'avait pas envisagé cette possibilité. Tant pis, maintenant qu'il se trouvait là, il ne pouvait plus rebrousser chemin. Pas le courage, ni la force. Il avait toujours eu de la chance, elle n'allait tout de même pas l'abandonner ! Pas maintenant. Il avait les bras pris et se trouvait donc dans l'incapacité de frapper à la porte. Il tapa alors deux coups avec son pied, en prenant soin de ne pas perdre l'équilibre et attendit une réponse, le coeur battant ...
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 26 Mar - 20:19

Kim n’avait pas les yeux tout à fait fermés, les paupières étaient entrouvertes sur le monde de la rue, mais il y avait beau avoir cette petite fenêtre, elle ne percevait rien. Elle était un véritable poids mort complètement dans le coltard, incapable de se rendre compte d’où on l’emmener, ou même qui l’y emmenait, et encore moins, qu’on l’emmenait quelque part. Si le jeune aristocrate l’avait laissée gisante sur le sol, cela aurait été strictement du pareil au même pour notre princesse rachitique.
Elle avait en réalité la pâleur d’un cadavre, ce qui était légèrement effrayant. Et sa respiration était si faible qu’elle en devenait presque imperceptible. Ses bras relâchés pendaient vers le sol, et ce n'était pas la position de la marié que l'on porte qu'elle avait adopté, mais plutôt de la morte récupérée... L’autre, qui venait de se faire étrangler, possédait sûrement une force qu’il ne se connaissait pas pour avoir assez récupéré en si peu de temps pour pouvoir la porter si longtemps. Brusque sursaut de retours à la réalité, un tremblement incontrôlable agita le corps faible de Kim, et une repartie vulgaire d’une quelconque dame de plaisance ponctua un brusque mais bref retours à la réalité. Les yeux de la jeune brillèrent un instant de vie, sa main se leva et s’agrippa au jabot de dentelle, avant de desserrer presque aussitôt son étreinte pour retourner à son état de torpeur. Elle avait juste réalisée qu’elle n’était pas seule… Et cela sembla s’être imprimé dans son cerveau puisque lorsque l’anglais arrêta son périple en face d’une porte, la jeune fille leva ses bras et les passa autours du cou de celui qui la portait, mais cette fois ses mains ne serrèrent pas une zone fragile non, ses bras agrippaient des épaules en quête de soutiens. Et c’est machinalement qu’elle fourra son visage abîmé contre le corps du « Prince ».
Etrange spectacle, ils ressemblaient maintenant tout à fait à un Prince venu récupérer sa belle…
Une belle à qui il ne restait plus beaucoup de force, et qui surtout, ne s’était pas rendue compte encore de contre qui elle se lovait, de qui la portait, et surtout de où elle se trouvait. Une nouvelle fois un frisson parcourut ses épaules, le tremblement recommença et elle se serra encore plus fort contre la chaleur humaine, contre la seule chaleur humaine à proximité, poitrinne pas bien large il est vrai, mais Kim non plus ne prenait pas beaucoup de place...
Evanouissement, tremblements de froid… Signes d’une baisse de tension évidemment.
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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 26 Mar - 20:30

Pas de Gardienne. Merveilleux. Il ne savait pas où elle était, mais de toute façon, il s'en moqué royalement. Tout se qui lui importé était que la nuit venait de tombé, et qu'il n'était même pas encore prés. Pour dire, il sortait à peine de la douche. Il pris une serviette tiède sur le porte serviette (quelle bonne utilitée ce truc là tout de même) et se l'acrocha autour de la taille, pour changer bien sur^^. Les cheveux toujours trempé, il se dirigea vers le salon pour regarder l'heure. Moué pensa t'il, c'était bientôt l'heure de son petit 'jeu' et il allait bientôt sortir. Mais avant tout, il fallait qu'il se prépare. Aprés avoir mis des pâtes sur le feu, il se redirigea vers la salle de bains pour se sécher un minimum les cheveux. Comme ça, il resterait juste légerement humide, et cela lui convenait parfaitement.

Alors qu'il prenait une autre serviette, il entendir des coups venant d'en bas. Il soupira. Qui donc pouvait venir chez lui, surtout à cette heure si. Personne ne connaissait son adresse, puisque il ammenait ses clients dans des hotels, ou en tout cas, pas chez lui. Il repoda sa serviette sur le lavabo et descendit lorsqu'il entendis le deuxième coup de pieds. Il n'était pourtant pas seul dans cette apartement. Mais ses voisins de palliers était tous sortit. Il se dirigea donc vers sa porte, et descendit l'escalier pour allez directement à la porte où les coups de pieds avaient résonné. Inutile de préciser qu'il était toujours vétu uniquement d'une serviette autour de la taille.

Il ouvrit la porte, et aussitot un sourire illumina son visage. En effet, il avait devant lui l'anglais au chapeau, qui voulait surement récupéré son bien. Il l'examina deux minutes. Des traces rouges sur le cou, il a peut être certaines tendance aprés tout. Son regard descendit légérement. Tiens, une jeune fille dans ses bras. Pourquoi venait il ici avec une jeune fille? Il avait pas d'autre endroit où aller? Son sourire n'ayant pas disparu il parla d'une voix cachant une légère moquerie et un peu d'ironie


"Content de te revoir! Mais, que me vaut l'honneur de ta visite? Ainsi que cette demoiselle. Ma maison est certe confortable, mais bon, il se passe rarement se genre de choses. . . A moins que tu veuille plusieurs participations?

Il avait dit cela sur un ton clairement ironique, mais il était tout de même intrigué, car la personne dans ses bras ne bougé pas du tout
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 26 Mar - 21:33

Une réponse, une réponse. Si Edward avait cru en Dieu, il aurait prié à cet instant. Problème, le jeune homme était agnostique et l'existence d'un Dieu, comme le destin, le sens de la vie, et autres choses abstraites, lui passaient complètement au dessus. Il gardait ses yeux noirs rivés sur la porte. Ouvre, ouvre ... De nature insouciante, il se faisait maintenant l'effet d'un vieil angoissé, anxieux parce qu'il a reçu son programme télé en retard. Quelle horreur. Il se répugnait. C'était ça la décadence : Vieillir et devenir joyeux comme une porte de prison. Il fallait vraiment qu'il remédie à cette situation, l'heure était grave. Il la sentit s'aggrpier à son jabot et abaissa le regard sur elle. Au moins, elle était vivante. Il en était presque venu à en douter : pâle comme la mort, inerte, la respiration lente, et pesante, nombreux l'auraient crue morte. Et de nouveau la porte. La porte, la jeune fille, la porte, la jeune fille. Les secondes lui semblaient des heures, interminables. Elle passa ensuite ses bras autour de sa nuque. Il frémit et l'on pouvait presque lire dans ses yeux, au lieu du néant habituel ... de l'inquiétude ?! Reprends-toi. Ces bras qui avaient manqué de causer sa perte cherchaient maintenant du soutien. De la tendresse ? Non, il en doutait, pas venant d'elle. De la reconnaissance ? Sceptique. Et cela expliquait son frisson : Venant d'une autre, il aurait considéré ce geste dans le cadre de son jeu incessant. Mais là, ils ne jouaient plus, ni l'un, ni l'autre. Et c'était là le drame : les resposabilités inhibaient le jeu. De nouveaux spasmes agitèrent le corps de la jeune fille. Il n'était pas médecin, ses parents non plus, mais cela ne présageait rien de bon. Le temps pressait. Ouvre, ouvre. Il ne tenait pas à se retrouver avec un cadavre sur le dos. Encore des responsabilités, et puis la prison, les procès ... Non, il fallait qu'il arrête de s'imaginer des scénarios catastrophe. Sa vie de débauche ne prendrait pas fin. Retour à l'état d'angoisse chronique.

Et la porte s'ouvrit. Intense soulagement. Et dans l'encadrement de la porte, il aperçut le jeune homme de l'autre soir. Il le retrouvait comme il l'avait laissé : dévêtu et toujours aussi audacieux. Il devait se demander ce qu'il fichait avec une fille sur les bras. La seule fois où ils s'étaient rencontrés, il était seul. Et il devait sûrement avoir compris qu'Ed n'était pas du genre bon samaritain, encore moins fidèle, ni du genre à s'encombrer. Evidemment cela éveillait certaines questions. Une nouvelle fois, si Edward avait était croyant, il aurait béni le jeune homme. Sa présence lui permettait de chasser l'immonde angoissé qui avait refait surface. Place au jeu, mesdames et messieurs. Le jeune Kinsale retrouva son sourire en coin avant de répondre :


" A voir ... Je viens récupérer ce qui m'appartient, peut-être davantage ... Pourrais-je la déposer quelque part ? "

Il jeta un coup d'oeil dans l'entrebaillure de la porte. Egal à lui-même : proposition sous-entendues, malice, ironie ... On ne se refait pas. Quelque part, il était le seul individu présent ici qui arrivait à lui faire oublier l'angoisse qui le tiraillait depuis tout à l'heure. Avant de se faire du souci pour elle, il se faisait du souci pour lui. Egoïste ? Sans doute. Il avait vécu seul ces dernières années, ne s'occupant que de lui. Et au sein du Clan, il avait été élevé comme l'enfant unique, chéri, aimé, couvé, prunelle de leurs yeux car unique héritier. Si ils savaient ... Ils riraient sûrement de lui à cet instant : "Depuis quand on s'occupe des autres Edward ?". Il chassa cette pensée de son esprit, pour le moment il avait d'autres obligations. Il s'empressa tout de même de rectifier le tir, souriant toujours :

" Ne te fais pas d'idées. Les loups ne deviennent pas des chiens du jour au lendemain ... "

Et lui n'allait pas jouer les Mères Thérésa tous les jours. Même si elle éveillait certaines émotions qu'il n'aurait pas soupçonnées, il restait le même : insouciant, arrogant, audacieux. Une petite raclure d'après certains. Peut-être mais pas un criminel. Car les criminels ne disposent plus d'aucune liberté. Et pour l'anglais la liberté, c'était toute sa vie.
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 26 Mar - 23:34

[Zapez moi, chui incapable de faire quoi que ce soit, à part:]

Kim ne serrait plus ses bras autour du cou du jeune Kinsale, elle se contentait de les poser. Encore une fois elle avait perdu toute lucidité, et ne se rendait compte de strictement rien. Nada que dalle nothing. Une vrai loque mort vivante. Peut être juste un petit reflexe, elle s'aggripe à la chemise de l'anglais s'il veut la déposer.

[voili, ça sera la surprise quand je reprendrais connaissance]h
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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 27 Mar - 11:31

Sakuya continué de l'examiné de haut en bas. Une demoiselle avec ses mains posé tel une cavalière autour du cou du jeune homme. Des marques rouges autour du même cou du même jeune homme. Un esprit sain aurais peut être pu penser à se qu'une bagarre est éclaté entre les deux personne, et que l'une avait apparement gagné. Ou même pu penser que l'anglais avait trouvé deux personnes en train de se battre, et c'était interposé. Sauf que, au vus du caractère de l'anglais, la deuxième option n'était pas envisageable. Donc il c'était battu. Mais la jeune fille n'avait pas de traces ressente de lutte, donc il c'était laissé faire. Tout ça aurait pu être pensé par un esprit tout à fait sain, qui veut toujours aidé son prochain. Seul tache de couleur sur le tableau (le noir étant trop triste pour Sakuya se sera de la couleur) Bref, seul tache de couleur donc, c'est qu'il n'avait pas vraiment un ésprit sain. Ces idées lui était bien passé par l'ésprit rapidement, mais il préférait sa propore interprétation. L'anglais venait de s'amusé un peu avec sa copine, il l'avait épuisé (il sourit devant cette remarque) et maintenant soit il avait d'autre projet, soit il voulais se débarassé de son fardeau. Ou elle même voulait venir ici.

De toute facon il s'en moquer un peu, et n'était pas prés à le faire entré maintenant. Il allait le faire patienter un peu, c'était tellement plus amusant à son goût. Il le regarda avec toujours le même sourire rempli d'audace, il avait souligné le 'plus'


"Ce qui t'appartient? Je ne vois rien chez moi qui t'appartient. A part peu être un certain chapeau. Mais il vas bien si avec le décor. . ."

Il avait dit la dernière en soupirant légerement, un sourcil légerement relevé et un demi sourire sur les lèvres. Il était clairement en train de dire que son chapeau, il contait pas vraiment lui rendre, pas en demandant comme ça en tout cas. C'était tellement trop simple. Il s'aprocha alors de lui, comme lors de sa première rencontre. Sauf que la, ce qui le séparé de son future invité était uniquement une serviette autour de la taille. Il murmura doucement.

"Je ne pense pas que ta. . . compagne. . . . soit en état. L'épuisement sans doute. . . "

Il le fixé, un sourire cet fois clairement ironique sur les lèvres. Par cette phrase, il répondait à son 'peut être d'avantage'. Il retourna prés de sa porte et s'appuya contre l'encadrement de la porte, avec une nonchalence non calculé. Il le regarda avec un air amusé

"Un hotel semble convenir parfaitement non? Fait lui livré un repas aussi, certaines activités donnent plus faim que d'autre. . .

Et d'ailleur, elle semble ne pas vouloir te quitter. C'est tellement . . mignon. . . "


En effet, elle venait de s'aggriper à la chemise de l'anglais. Mais Sakuya ne penser vraiment pas que l'anglais soit du genre à prendre femme pour la vie. Ca serai d'ailleur dommage non?
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mar 27 Mar - 22:34

Finalement, elle ne cesserait jamais de l'étonner. Après avoir passé ses bras autour de son cou, s'être blottie contre lui, elle s'aggripait maintenant à sa chemise ... Que cherchait-elle ? Il ne comprenait pas comment un tel retournement de situation était possible. Peut-être avait-elle conscience qu'il était en mesure de lui porter secours et qu'il serait fâcheux de le laisser filer ... La situation était en tout point inversée avec celle qui s'était produite quelques instants auparavant : Sur le pont, la vie d'Edward était entre les mains de la jeune fille, et maintenant c'était elle qui dépendait de lui. A vrai dire, le jeune anglais appréciait la sensation d'avoir une sorte de pouvoir sur les gens, qu'ils soient liés à lui d'une manière ou d'une autre, pour une raison qu'il n'aurait su expliquer. Il abaissa une nouvelle fois le regard sur elle : son état ne s'arrangeait pas, et jouer les sauveurs de l'humanité, ou presque, n'était pas sa spécialité.
Puis, il fixa à nouveau le jeune homme qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Ce dernier était pratiquement son reflet. Il menait une existence qui défiait la morale, souriait toujours audacieusement, et avait une perception de la vie qui ne lui paraissait pas si éloignée que cela de la sienne. Autrement dit, il se battait à armes égales avec lui. Et justement, l'affrontement était trop équilibré. Pour l'étonner, le surprendre, il lui fallait redoubler de ruse et d'audace. Difficile et captivant. Pour une fois, Edward ne choisissait pas la solution de facilité. Ils avaient aussi tous deux cette fâcheuse tendance à vouloir faire durer les choses, à tourner autour du pot, à faire subir l'attente, qui pouvait parfois sembler interminable, à leur interlocuteur ... Ed ne connaissait que trop bien cette technique. En temps normal, il était d'un calme et d'une patience à toute épreuve, mais là, il n'avait pas le temps. La jeune fille n'attendrait pas indéfiniment qu'il ait fini la partie que le jeune homme avait implicitement déclarée. Ils étaient tout proches l'un de l'autre, et le fait qu'il soit presque entièrement dêvétu ne choquait aucunement Edward. Il en avait vu d'autres. Il murmura alors :


" Il ne va pas bien qu'avec le décor ... "

Pas le genre à s'envoyer des fleurs explicitement, mais le message était clair : il me va encore mieux. Il fallait qu'il le récupère son accessoire fétiche, qui en plus de faire partie de son attirail du parfait lord, masquait ses regards observateurs. Une double utilité dont le manque se faisait cruellement sentir. Comme avec lui, rien ne pouvait être facile. Il ne pouvait se contenter de le lui rendre aussi simplement. Edward aurait agi pareillement.
Alors il pensait que la jeune fille était sa compagne ? Il répugnait ce mot qui sous-entendait une certaine fidélité. La fidélité ... quel ennui. En effet, le jeune était on en peut plus volage ... Les grands discours amoureux, les "toi et moi pour toujours" dégoulinants de bons sentiments, et suintant l'amour mielleux, très peu pour lui. Mais il ne rectifia pas ses paroles : il pensait ce qu'il voulait ... Et puis cela ne faisait que renforcer sa pseudo-image de dandy, ce qui, inconsciemment, ne lui déplaisait guère. Il semblait s'amuser follement d'avoir Edward quasiment à sa merci car il brillait dans ses yeux une lueur espiègle. Ed était épuisé. Chaque seconde qui passait rendait la frêle jeune fille plus lourde et il manquait de s'écrouler. Il chancela un instant avant de se reprendre au prix d'un effort surhumain. Tiens bon, il va bien te laisser rentrer ... C'était "mignon" ?! Ce mot aussi sentait l'amour niais à des kilomètres. Le jeune Kinsale manqua esquisser un rictus de dégout, mais se retint. Il était certes, épuisé, exténué, mais ce n'était pas une raison pour perdre le contrôle de lui-même et se laisser aller. Jamais. Il ne répondit pas, un sourire en coin toujours épinglé aux lèvres, et avança d'un pas jusqu'à se retrouver à la hauteur du jeune homme qu'il devança tout en lui murmurant à l'oreille dans un souffle :


" Je vais me gêner ... "

Et d'entrer dans son appartement. Il n'était pas dans les habitudes d'Edward de manquer de politesse et de faire fi des convenances, au contraire. Sa tenue en société était une de ses rares qualités. Mais là, il y avait urgence. Il n'eut pas le temps de s'attarder davantage sur la décoration du lieu, mais le balaya rapidement de ses pupilles sombres. Sobre, mais charmant. Il la déposa délicatement sur un canapé et sans explication, penché au dessus du corps de la jeune fille, il déposa un frêle baiser sur ses lèvres, aussi léger qu'une caresse, avant de lui murmurer à l'oreille, souriant toujours :

" Il me semble que c'est ainsi que l'on réveille les demoiselles endormies ... "

Il commençait à endosser son rôle de prince à merveille. Mais en beaucoup moins vertueux. Il aurait presque pu être crédible, si il n'était pas affublé de tant de vices. Presque. Puis, il s'assit en face. Ses bras étaient délivrés de leur charge, et il se sentit revivre. Cette fois-ci, il avait pris les devants. Il jeta un furtif coup d'oeil à la jeune fille. Il se surprit à souhaiter qu'elle aille mieux. Et vite. On avait jamais vu un prince conventionnel laisser crever sa belle la bouche ouverte. Remarque Edward n'était pas non plus l'image que l'on se faisait du chevalier servant, ni de l'amoureux transi. Ce genre de pensées ne lui étaient pas coutumières. Qu'est ce qui lui prenait ?! Reprends-toi. Puis, il reporta bien vite son regard et son attention sur le jeune homme qui se tenait toujours sur le pas de la porte, arborant un sourire victorieux. Allez riposte ...


Dernière édition par le Jeu 29 Mar - 14:22, édité 3 fois
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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 28 Mar - 20:35

[hj Si j'ai ien compris, je n'attend pas Kim c'est ça? Sinon je suprimerais mon post. Tu peut meme pas imaginé combien c'est dur de jouer se perso pour moi XD]

Sakuya regarder toujours le 'couple'. Il les avait appellé ainsi car, ne connaissant ni le nom de l'un, ni celui de l'autre, il ne pouvait pas leur donné un nom qui les qualifieraient d'unique. C'était donc le couple. Un couple étrange. L'anglais n'était pas, celon Saku, du genre à s'atacher. Il était surement plus volage, allant de conquète en conquète, laissant la personne seul au petit matin. Saku ne pouvait pas dire qu'il faisait pareil, puisqu'il ne faisait pas de bénévola de toute manière. Son métier était de se faire payer pour se genre de petite folie, alors il ne le faisait pas gratuitement. Lier l'utile à l'agréable était quelque chose que Saku aimait particulièrement.
Tout ça pour dire que, le 'couple' était particulièrement suspect. Edward avait de la fierté. Une grande fierté, enfin, tant que ça ne lui nuisé pas. Et encore, même au plus bas, lorsqu'il avait perdu définitivement, il trouvait toujours le moyen de remonté, avec sa propre fierté on pourrait dire. Donc, si Edward était ici, c'est que la raison devait être importante non? Il voulait récupéré son chapeau! Raison certe trés importante, mais la fille? Elle fait quoi? Partit du décor?

Edward murmura quelque chose à propos de décor jutement. Il ne vas pas bien avec? Mais si parfaitement. Son chapeau était dans sa chambre. Les draps étant complétement rouge, le noir allez parfaitement avec non? L'anglais avait donc cruellement envis (besoin?) de récupéré son chapeau.

Mais avant qu'il est put répliquer quoi que se soit, le jeune homme chancelat sous ses yeux. Instinctivement, il tendis le bras, pour l'aider à se relever, mais il reprit rapidement son geste en le voyant se rétablir seul. De toute facon, il n'aurait surement pas voulu de son aide non?

Il se reconcentra sur le jeune homme. Arriverai t'il à le faire craquer et qu'il rentre lui même chez lui sans que Saku ne l'invite. De toute facon, il n'avait pas l'intention de le faire. Alors qu'il allait répondre une réplique sortit tout droit dont ne sais où, le jeune anglais venait de se placer à son hauteur, puis de le dépasser pour rentré dans son appartement en murmurant un je vais me géné. Son souffle était court, il était fatigué. Mais le jeune androgyne n'en revenait pas. Il était rentré, trop rapidement. Quelque chose n'allait vraiment pas. A moins que se ne soit ses nouvelles règles. . . .
Il le laissa donc faire, un sourire vistorieux sur les lèvres.

Il se retourna et monta à son tour les esclaliers. Il se mit à l'encadrement de la porte de son appartement. Il regardé Edward. Il avait déposé la jeune fille sur son canapé avec douceur, puis avait déposé un baiser sur ses lèvres, baiser furtif. Il murmura également quelque chose. Saku sourit. L'anglais semblait inquiet pour la jeune demoiselle tout de même, essayant peut être de jouer au prince charmant. Mais ce n'était décidement pas le caractère du Lord, enfin, normalement. Il rigola doucement. La partie était trop simple pour pouvoir être amusante. Il fallait que l'anglais se reprenne et rapidement, sinon la soirée, qui était promise encore une fois d'être totalement infructueuse, serait d'un ennuis mortel.


" Confortable? Je ne te dérange pas j'espère non? "

Il entra dans son apartement et ferma la porte. Il se dirigea ensuite vers le canapé et s'assit. . . . sur les genoux de Edward, a califourchon sur lui. Il fallait le faire réagir que diable! Il posa ses deux bras sur ses épaules, les mains pendant dans le dos de l'anglais, et le regarda dans les yeux. Sa serviette venait d'être trés largement remonté sur ses cuisses. Son sourire ne décrocha pas de son visage

" Alors, mon petit chez moi te plait il? Assez confortable pour toi? "

Il parlait comme si il s'adressait à son compagnon, à qui il venait de montrer son apartement. Ca l'amusé au plus haut point, et voulais voir la réaction du jeune homme
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 31 Mar - 15:26

Ed jeta encore un coup d'oeil à la jeune fille, malgré lui. Elle ne se réveillait toujours pas. Sakuya, Edward et Kim, le jour et la nuit. Elle était blessée, ils faisaient de leur vie un jeu. Elle était impulsive, ils semblaient conserver un calme permanent. Elle 'dormait', ils agissaient. Elle dessinait, ils se livraient à d'autres activités, moins recommandables. Contrastes qui rendraient cette soirée des plus intéressantes de l'avis de l'anglais. Il attendait la riposte de son hôte. Elle viendrait, il en avait la conviction, le peu qu'il connaissait de lui lui permettait de l'affirmer avec certitude. Il essaya de se concentrer sur le jeune homme : l'attention qu'il portait à la jeune fille éveillerait sans doute des soupçons. Il ne s'agissait pas de lui trouver un intérêt alors qu'elle reposait là, inerte, inactive. C'était absurde ! Alors il tentait de chasser l'idée de sa présence en reportant son attention et son regard sur l'autre personne présente : le jeune homme. Souriant toujours, il répondit :

" Si tu me dérangeais, je te l'aurais déjà fait remarquer ... "

Et ce n'était pas le cas. Comment l'objet de son observation et de sa curiosité aurait-il pu le déranger ? Non, les personnes qui l'indisposaient étaient justement celles qui inhibaient ses activités. Et il n'en faisait pas partie, au contraire. Il entra. Qu'allait-il faire ? Edward stressait presque, mais pas comme un comédien avant son entrée en scène. Plutôt comme l'athlète qui va monter sur le podium. Pas vraiment du stress, plus de l'impatience, mais les symptômes étaient les mêmes : coeur battant, respiration saccadée. Mais chez l'anglais, ils n'apparaissaient pas, il se maîtrisait trop pour cela. Il s'approcha, chaque pas semblait une éternité. L'impatience était sans doute un de ses défauts majeurs. Il ne pouvait attendre, il fallait que tout arrive tout de suite, ou lorsqu'il le souhaitait. Et il ne fut pas déçu : il s'assit à cheval sur lui, ses mains pendant dans son dos. Edward plongea son regard dans le sien. Il n'avait jamais eu 'ce genre de tendances', ne fréquentant qu'exclusivement des femmes. Mais après tout, tout cela n'était n'était un jeu, un jeu palpitant. Alors, le sexe de l'individu ne tenait pas un rôle de premier plan. C'était aussi insignifiant que la couleur des pions aux échecs, que l'on prenne les blancs ou les noirs, cela ne change rien. Les blancs n'assureraient pas la victoire à leur joueur, seule sa tactique, son sang-froid, ses ruses lui permettraient de l'emporter. Et là, c'était rigoureusement le même cas de figure qui se présentait à lui. Edward devrait user d'armes similaires, comme d'habitude. Cet aspect du jeu lui plaisait aussi : il ne pouvait compter que sur lui-même, et il serait seul responsable de sa victoire ... ou de sa défaite. Mais il n'envisageait pas la seconde solution, sinon il partait battu. Ne pas être défaitiste, jamais.

Son sourire s'élargit. Un sourire que l'on aurait pu qualifier de ... pervers ? Non, le jeune homme était trop distingué pour tomber dans de telles bassesses et une telle vulgarité. Mais le contenu était semblable. Cela commençait à devenir amusant. Tout le temps où elle serait endormie, il pourrait jouer. Il pensa tout à coup à cette jeune fille, Talya lui semblait-il, avec qui la première rencontre avait été pour le moins houleuse et qui s'était définie comme 'sa gardienne'. Et si elle l'épiait en douce ? Pas grave, il s'en moquait. Elle ne l'empêcherait pas d'agir à sa guise, il finirait par lui faire comprendre qu'elle avait peut-être une vision de son existence un peu trop arrêtée, et qu'il n'était pas en tort, comme elle semblait le penser. Il finirait par lui faire accepter sa pensée, il en était convaincu. Le fixant toujours, il posa une main sur sa cuisse, remonta légèrement sa serviette avant de répondre :


" Cachez-donc ces jambes que je ne saurais voir ... "

Il était passé au vouvoiment, très 'précieux', volontairement. Mais son sourire audacieux et son geste marquaient clairement l'immense décalage avec sa pensée. Edward aimait les contrastes. Offusqué ? Non, pas le moins du monde. Il doutait d'ailleurs pouvoir encore être outré par un comportement, ou alors il le serait face à une attitude radicalement opposée à la sienne. Mais il n'y avait pas de dangers de ce côté-ci, il ne fréquentait pas ce genre de personnes. Ou alors, pour avoir l'immense satisfaction de les faire sombrer dans sa déchéance. Misérable petite ordure. Ce genre d'insultes le faisait sourire. "Ce n'était pas sa faute." On pouvait toujours refuser, même face à lui. Il décrocha ensuite sa cape noire, et la laissa tomber sur le sol. A toi.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 31 Mar - 22:06

Sakuya ne calculait plus la jeune fille, non, il était concentré sur la personne juste en face de lui. De toute façon, la fille était allongé sur le canapé d'en face, est semblait en faite dormire profondément, puisque le baiser de son 'prince charmant' ne l'avait même pas réveillé. Elle semblait en faite très loin de leur monde à eux à l'instant présent. Elle ne réagissait à rien, pourtant, les deux jeunes gens ne parlaient pas doucement, mais non, rien, elle était toujours profondément endormie. Peut être avait elle besoin d'une quelconque aide, mais même Edward ne semblait plus la calculer.

Saku reporta donc son attention sur son invité d'honneur. Il voulait le tester, voir jusqu'où il était capable d'aller. Sakuya pouvait aller très loin dans ce genre de chose. Depuis le début de l'adolescence, il avait remarqué qu'il avait plus d'attirance pour les hommes que pour les femmes. Mais son métier lui avait appris à aimer les deux. Car chaque soir, il voyait autant d'homme que de femme quasiment, donc, peut lui importait que Ed soit un homme ou une femme.

Il regarda le jeune homme sourire lorsque le jeune androgyne s'assit sur lui. Un sourire. . qu'il avait vu de nombreuse fois la nuit, ou même le jour, mais personne ne se doutait généralement que la femme que l'on appelle Saku le jour, puisse être le prostitué au regard violet la nuit. Une fois d'ailleurs il avait surpris un homme qui essayait de le draguer pendant la journée, sauf qu'il avait vu ce même homme le soir d'avant, avec lui . . . Il avait ri de la situation mais ne c'était pas dévoilé. Personne ne connaissait sa 'double vie' C'était pas plus mal non plus.

Alors qu'il fixait le regard noir de son 'compagnon' de fortune, il sentit sa main se poser sur sa cuisse. Ne le lâchant pas des yeux, son sourire s'élargie. Un sourire incompréhensible, un sourire de consentement, mêlé de victoire et d'impatience. Pour l'instant, il répondait bien à son petit 'jeu', mais jusqu'où était il vraiment prés à aller?

'Cachez-donc ces jambes que je ne saurais voir... ' Mais bien sur que . . . non, il n'allait certainement pas les cacher ses jambes. Ed détacha ensuite sa cape et la laissa tombait sur le sol. Saku se retint d'éclater de rire. On pouvait prendre ce geste d'un nombre incalculable de façon, mais Sakuya étant égale à lui-même, il choisit celle qu'il préférait. Au lieu de descendre un peu sa serviette, chose de toute façon impossible dans la position où il se trouvait, il décida de relever sa jambe, posant le pied sur le rebord du canapé, dévoilant encore un peu plus (si c'était possible) le haut de la jambe de Saku. La main de Ed était toujours posait sur cette même jambe. . . .


"Je ne les cacherais point, de peur de vous décevoir."

Avait il dit sur une voix douce. Puis, il pris en compte le fait que Ed ait enlevé sa cape juste avant, et alors qu'il gardait sa position, ses mains glissèrent doucement le dos de Ed, effleurant à peine le tissu du bout des doigts, puis alla vers le premier bouton de sa chemise qu'il commença à défaire et repris les mots de Ed

"Otez-moi donc ce haut que je ne saurais voir"

Il s'attaqua alors doucement au deuxième bouton, n'attendant même pas la permission de quoi que se soit. Provoquer et tester, tels seraient les mots de cette soirée
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 1 Avr - 19:52

Sakuya remonta encore un peu plus sa jambe. On gagnait en intensité. Désormais, la seule et unique question qui se posait était : "Où s'arrêteraient-ilS ?". Pour sa part, Edward le savait, ou croyait le savoir : il n'arrêterait que lorsque ce jeu aurait atteint un stade où il serait en mesure de dire qu'il avait gagné, où il aurait l'impression que sa victoire était évidente. Mais pas avant. Et pour Sakuya, il n'avait pas de réponse à cette question. Cela demeurait un mystère. Ed continuerait tant qu'il ne s'ennuierait pas. Et si un jour, il éprouvait de la lassitude, il arrêterait tout : l'alcool, la drogue, les filles et les aventures d'un soir ... Tout. Et alors il ne saurait que faire : Rentrer chez lui ? Impossible. Le Clan devait sans doute le croire mort, et même si ce n'était pas le cas, ils le chasseraient et seraient, sans aucun doute, capables de le tuer : le mettre à mort pour leur avait causé tant d'inquiétudes, pour avoir préféré s'amuser au lieu d'assurer leur descendance, pour avoir traîné leur nom dans la boue, pour avoir terni leur réputation, pour ne pas avoir appliqué les enseignements qu'ils s'étaient acharnés à lui mettre dans le crâne, pour n'avoir été qu'un noble décadant, pour les avoir déshonorés. Et la grande lignée des Kinsale mourrait sans doute avec lui. Tous les grands meurent par un coup d'éclat, il en est toujours ainsi non ? Comme les samouraïs, qui pour garder leur honneur s'infligent le légendraire Hara Kiri. L'honneur, l'honneur, l'honneur, ils n'avaient que ce mot à la bouche. Aucun doute, il ne serait plus le bienvenu, bien au contraire. Si ce jour arrivait, Edward serait parvenu à un point de non-retour. Il deviendrait un corps sans âme, sans but, une coquille vide. Que ferait-il arrivé là ? Soit il se donnerait la mort, soit il s'adonnerait à des pratiques radicalement oposées, qui ne l'ennuieraient pas. Il espérait que ce jour n'arrive jamais.
Mais il n'en était pas là. Il ne s'ennuyait pas le moins du monde et pour cause : chaque seconde qui passait rendait le jeu plus excitant. Et quelque part, le fait qu'il ne sache pas où s'arrêterait son adversaire pimentait encore davantage le tout, le rendant plus mystérieux. Et Dieu seul savait combien Edward aimait le mystère.

Autre régle d'or : Ne jamais se reposer sur ses lauriers. Il était d'autant plus facile pour l'adversaire d'attaquer et de surprendre dans ces moments là. Porte grande ouverte sur la défaite. Car c'était là la clé : surprendre.Et pour ce faire, il ne fallait jamais user des bonnes choses, des bonnes techniques, au risque de ne plus étonner et de devenir ennuyeux. En cette soirée, Edward avait décidé de jouer sur les contrastes, sans raison valable. Une envie, voilà tout. Une envie comme toujours, la quasi-totalité de sa vie se trouvait dictée par des envies alors ... Sa ruse était des plus simples : jouer l'offusqué pour mieux mettre ses desseins à éxécution. Sa cape gisait toujours à terre, elle y resterait sans doute un moment, il n'y prêtait plus attention. Il sentit ses mains glisser légèrement sur son dos. Délicatesse. Et il commença à défaire le premier bouton de sa chemise. Ca n'allait plus du tout ! IL devait mener le jeu, IL en était le maître, IL devait prendre les devants. Mais jamais le contraire. Le défi s'avérerait donc des plus intéressants ... mais aussi des plus délicats à relever : il n'allait pas être aisé de jouer les outrés tout en continuant à avancer. Tant pis, il tenterait de le relever. Il n'en était pas à la première difficulté, et sans doute pas à la dernière. Et puis "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire." Il souriait toujours malicieusement, une lueur inexplicable brillant dans ses yeux noirs avant de lui murmurer à l'oreille, dans un souffle :


" De quel droit ... ? "

Mais son ton n'était pas du tout autoritaire. Bien au contraire. Voix de velours. Il s'en retourna face à lui, le fixant toujours de ses yeux couleur de nuit. Il saisit alors ses mains, et au lieu de les repousser les posa sur le troisième bouton :

" On continue toujours ce qu'on a commencé ... "

Et de sourire de nouveau, pendant qu'il défaisait consciencieusement son jabot de dentelle noire. La pensée que la jeune fille se réveille maintenant ne l'effleurait même pas, même si chaque seconde de plus les rapprochait inexorablement de son réveil. Il jouait un double-jeu : l'habituel et le prince charmant. Même si depuis quelques instants, il avait abandonné le second pour se consacrer exclusivement au premier ...

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 1 Avr - 20:58

Sakuya sourit lorsque son vis à vis lui murmura à l’oreille ‘de quel droit … ?’ De quel droit il faisait cela ? De son droit bien évidemment. Quiconque avait essayé de lui dicter sa conduite, avait du subir un cuisant échec. Il avait fait l’erreur dans sa jeunesse, et avait écouté ses parents, et faisait exactement les choses qu’il fallait faire pour leurs faire plaisir, même si ça le blessait lui-même, se qui avait était le cas, et qui avait entraîné sa première fugue, à l’age de 10 ans. Mais depuis qu’il avait été chez elle, il avait changé, beaucoup changé. Maintenant il faisait ce qu’il avait envie, même si ça dérangé parfois, voire même très souvent d’ailleurs, mais il s’en fichait royalement. Après tout, ça ne sert à rien de vivre pour les autres, autant savourer sa propre existence non ?

Tout ça pour dire que le ton de Edward allait merveilleusement bien avec le moment présent. Apparemment, le jeune lord voulait tout faire pour ne ‘vraiment’ le laissait faire, et pourtant, il venait juste de prendre ses mains, et de les mettrent sur le troisième bouton. Parfait tout ça. Il lui disait qu’il fallait continuer ce qu’on commençait. Avait il l’air de vouloir s’arrêté ? Il était prés à aller jusqu’au bout, mais vraiment au bout, si bien sur, la personne en face de lui arriverait à le suivre . . . Il ne savait pas vraiment jusqu’où l’anglais était prés à aller, pas grave, il verrait bien au moment venu non ?

Ses mains continuèrent donc leur petit chemin tranquillement, non sans avoir dit à l’oreille du jeune homme, comme un secret qu’il ne fallait pas révéler.


"Mais c’est ce que je comptais faire voyons . . . "

Il n’allait pas vite comme la première fois où il c’était déjà amusé à déshabiller Ed. Il l’avait fait rapidement car il ne savait pas s’il allait obtenir une quelconque résistance. Alors que maintenant, il savait qu’il ne rencontrerait aucune résistance, pas dans l’immédiat en tout cas. Il continua donc sa descente. Quatrième . . . cinquième . . . Il le regardait dans les yeux, alors qu’il avait défait son jabot. Le temps semblait suspendu, il semblait suivre chaque mouvement des deux protagonistes. Il arriva bientôt sur le dernier bouton de la chemise . . . Et ses mains ne s’arrêtèrent pas pour autant, mais il marqua une pause. Ses doigts firent alors le chemin inverse, mais cette fois pas sur la chemise, mais à même la peau du jeune homme. Il l’effleurait doucement, écartant les pans de la chemise devenue trop encombrante au goût du jeune androgyne. Elles remontèrent ainsi de chaque côté et arrivèrent jusqu’aux épaules blanches du jeune homme. De là, il aurait pus très bien la faire tomber la chemise par terre, comme la cape, mais il s’arrêta là, laissant juste ouvert le haut, tombant un peu sur ses épaules.

Ses mains redescendirent doucement, un doigt effleurant juste la peau pale de l’anglais. Il voulait la faire réagir à tout pris, alors il essayait tout, même à le faire frissonner par ce tout petit effleurement

Une fois arrivées à l’endroit d’où elles étaient partit, elle descendirent encore un peu, pour arriver au niveau de la ceinture. Doucement, il commença à enlever la boucle. Il c’était rapproché du torse maintenant découvert du lord, et lui murmura de la même voix qui l’avait déjà fait frissonner, sachant que peut être, ça ne marcherait plus.


" Continuons donc ce que nous avons commencé "
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 1 Avr - 21:40

[Reprise à partir de tout à l'heure^^, mais je suis toujours pas lààààà! Coninuez sagement What a Face ]

Dans les bras du « Prince Charmant » ou non, pour l’artiste, c’était exactement du pareil au même à cet instant. Ou presque. Elle n’avait plus aucune force, ce qui était très désagréable pour elle car elle se trouvait dans un état extrème d’infériorité incapable de se défendre ou d'attaquer, mais dans le même moment, tout lui parvenait atténué. Les mots prononcés qui parvenaient a atteindre ses oreilles, et ils étaient rares compte tenu de sa mauvaise ouïe, mettaient un temps incommensurablement longs a parcourir les circonvolutions de son encéphale, et perdaient de toute manière tout leur sens en arrivant. Elle se savait juste chez quelqu’un, c’est tout. Mais elle n’était même pas capable de se demander pourquoi celui qu’elle avait essayé de tuer ne l’avait pas laissée crever dans la rue. Oui enfin bon, si ça se trouve il allait la laisser crever à l’intérieur, pour ce que ça changeait, Kim préférait encore rester dehors… Elle ne sentit pas vraiment qu’on la déposait sur un canapé, d’une part parce que ce fut fait très délicatement, et d’autre part parce qu’elle avait l’impression que chaque millimètre carré de sa peau la brûlait.
C’était très désagréable, mais elle n’était pas capable de demander de l’eau, et en plus, trente seconde avant elle gelait. Le pourquoi du comment de passer de la chaleur au frima ?
En tout cas, la simple caresse sur ses lèvres ne fut perçut que comme quelque chose de frais, et elle ne se rendit pas compte de ce qui se passait réellement. Mais ce bref contact détermina un nouveau changement. Imperceptible pour les observateurs extérieur. Elle commença à geler. A se les geler plus précisément. Et elle n’avait plus de chaleur humaine à proximité, le chauffage ambulant qu’était l’anglais s’était éloigné. Si elle avait pu, elle l’aurait retenu de toutes ses forces, mais le problème… c’est qu’elle n’en avaient pas…
Les frissons était discrets pour le moment, et elle essaya bien de bouger pour se couvrir, mais ne réussit pas. Et cet essais de geste ne fit que la faire retomber dans l’inconscience la plus complète, le genre d’inconscience ou le cerveau ne fonctionne plus du tout.

Noir complet.

Lorsque sa conscience ressurgit un bref instant, elle n’entendit que de brèves paroles. Bref éclair qui ne fit que s’évanouir aussitôt. Depuis longtemps déjà Kim avait été complètement oubliée par les protagonistes présents. Chose dont elle semblait se foutre complètement.
Erreur.
Elle n’était pas en état de s’en foutre, et à vrai dire, pas en état de ne pas s’en foutre. En réalité, elle n’était en état de rien du tout, point barre. Elle ne se rendait compte de rien et tant mieux. Il faut dire qu’elle n’était pas exactement en train de dormir, et donc par là n’avait aucune perception de ce qui se passait autour d’elle. Morte, cela aurait été pareil. D’ailleurs, pendant plusieurs minutes, elle parut morte, ce qui passa complètement au dessus de la tête des deux garçons bien installés dans leur jeu, et complètement omnubilés l’un par l’autre et réciproquement inversé.

Ce qui se passait purement physiquement parlant, était assez étrange. Alternativement, son corps la brûlait, et on aurait dit qu’elle était fiévreuse, mais seulement quelques instants après des frissons de froid la parcourait. Les période de froid étant beaucoup plus longues que les périodes de fièvres, qui semblaient n’être que des tentatives du corps pour se réchauffer lui-même.
Kim n’avait pas fait le moindre mouvement, pas le moindre petit geste. Seuls les frissons montraient qu’on avait affaire à une personne vivante. Et à côté, l’anglais et l’androgyne poursuivaient leur échange qui se faisait de plus en plus physique. Pourquoi pas si la présence d’un tiers ne les dérangeait pas ? Et puis on ne pouvait pas considérer à ce moment la jeune brune comme un tiers à part entière. C’était surtout un corps en mauvais état avant tout. Les diverses paroles échangées n’étaient pas perçues par l’étudiante, qui, si elle se réveillait, serait incapable de raconter le déroulement des événements…
Histoire de Kim, ou, comment tuer se retourne contre le « meurtrier »…
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 2 Avr - 23:23

[Euh ôte-moi d'un doute, ils sont bien sur le canapé là ? What a Face Pas grave, sinon j'édite. ^^]

En temps normal et avec son sens aigu de l'observation, Edward aurait remarqué les frissons de la jeune fille, et autres signes caractéristiques de son état actuel. Mais actuellement, le jeune homme se trouvait totalement sous l'emprise du jeu, enivré par ses vapeurs capiteuses. Si bien qu'il perdait toute notion de ce qui pouvait se dérouler alentour, comme si ses facultés d'observations était bridées, inhibées. Si il avait eu toute sa tête, il aurait sans doute fait quelque chose pour la remettre sur pieds. Dire qu'il aurait "tout fait" était sans doute un peu exagéré. Mais il aurait tenté, même si l'altruisme ne constituait pas une des ses principales qualités. Parce qu'elle était furieusement intéressante, il aurait été regrettable de la perdre, ou qu'elle tente à nouveau de le tuer, ou pire encore qu'elle s'en aille. Non, vraiment, il aurait essayé. Mais il ne pouvait pas. Il se trouvait un peu dans la situation du cheval à qui l'on aurait mis des oeillères pour qu'il ne prête plus attention à rien. Idem. Il ne se concentrait que sur le moment présent, sur ce qu'il allait faire, sur la manière dont il allait réagir, sur la façon dont il l'emporterait. Et rien d'autre. D'ailleurs cela le sollicitait déjà suffisamment. Son angoisse s'était totalement envolée, ainsi que ses inquétudes concernant la jeune fille. Il était redevenu le jeune homme frivole, joueur et insouciant. L'Ordure par excellence. Si *Ils* savaient ce qu'il était devenu. Si *Ils* savaient ce qu'ils avaient fait de lui, inconsciemment. Si *Ils* savaient où il se les carrait leurs grands préceptes. Si *Ils* savaient que la séquestration avait eu l'effet inverse de ce qu'ils espéraient. Parce qu'elle était seule responsable de sa déchéance. Enfermé pendant tout ce temps, lorsque la liberté lui était apparue, sans doute de peur qu'elle lui échappe à nouveau, il en avait profité, abusé. Peut-être trop. Et d'un seul coup. Et il était tombé dans ce cercle vicieux du jeu. Il ne pouvait s'en passer.

Et son adversaire du soir comptait aller aussi loin que lui. Il avait désormais un début de réponse à sa question. Tant mieux et tant pis. Tant mieux parce que jouer avec quelqu'un de défaitiste est passablement ennuyeux. Tant pis parce qu'il aurait d'autant plus de mal à l'emporter. Il aviserait, comme d'habitude. Ed n'avait pas particulièrement envie du jeune homme. Pourtant il était assez attirant. D'ailleurs, il ne désirait que rarement les personnes avec lesquelles il passait ses nuits. Elles étaient uniquement là pour assouvir ce besoin de jeu. Et actuellement, c'était rigoureusement la même chose. Une nouvelle partie, rien d'autre, même si elle s'avérait bien plus intéressante. Ed trouvait en effet le jeune homme assez captivant. Il le fixait toujours. Ne pas abandonner commençait par ne pas le lâcher du regard. Il abaissa sa chemise sur ses épaules. Le jeune anglais secoua très légèrement ses bras pour se débarrasser de ce vêtement devenu gênant, se retrouvant torse nu. Edward n'était pas un Dieu : il n'avait pas le profil type du beau gosse. Plutôt mignon certes, mais pas les muscles et la carrure de Superman, pas un monstre du culturisme, pas l'homme aux pectoraux d'acier. Plutôt élancé, sans être maigrichon, il ne constituait pas le fantasme habituel des demoiselles. Et pourtant, la plupart ne lui résistaient pas longtemps. Pour une seule raison : son regard, peut-être aussi ses manières. Il effleurait sa peau de ses mains expertes. Mais l'anglais ne frissonait pas, trop habitué à ce genre de contacts. Et il enchaîna avec ... sa boucle de ceinture ?! Il ne faisait pas les choses à moitié. Il était maintenant encore plus proche de lui et, à la suite de ses paroles, il frémit imperceptiblement. C'était cette voix ... La voix et les yeux, les deux choses les plus importantes chez une personne selon Edward. D'une même voix il répondit :


" Comment osez-vous ... ? "

Mais comme précédemment, il n'était pas crédible du tout dans le rôle de l'offusqué. Son sourire le trahissait ouvertement. Et tant mieux. La crédibilité n'était pas son but.
Ca n'allait toujours pas, il fallait qu'il reprenne le dessus. Il le fit basculer sur le côté, jusqu'à ce qu'il se retrouve au dessus de lui, souriant victorieusement. Il respirait toujours très calmement, totalement maître de lui-même. Il passa un doigt sous le menton du jeune homme et le fit glisser le long de son torse, l'effleurant à peine, tout en murmurant :


" Je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin ... "

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 4 Avr - 11:50

[Oui, ils sont bien sur le canapé]

La jeune fille, voila quelqu'un qu'il avait totalement oublié. Pourtant, elle se trouver dans Son appartement, appartement où quasiment jamais personne avait mis les pieds, de son temps en tout cas. Et sûrement pas plus du temps de Mélodie, car le temps qu'il avait passé ici en sa douce et tendre jeunesse, lui avait permis de comprendre la jeune prostitué de l'époque. Elle n'ont plus n'invitait personne chez elle, et surtout pas ses clients. Ou peut être était ce simplement parce que Sakuya, 10 ans à l'époque, ce trouver dans ce même appartement. Pour en revenir à la jeune fille, normalement, et en toute logique, il aurait fait attention à cette personne, voir ne l'aurais pas laissait entré. Mais là, en l'espace de une demi seconde, deux personnes se retrouvaient chez lui. La première, normal, il l'avait invité quelques temps plus tôt, mais la jeune fille n'était pas prévu au rendez vous, et donc, aurait du être un poids pour lui, enfin eux, car la maintenant tout de suite, c'était eux. Bref, la jeune fille était là, point final, et Sakuya ne la calculé toujours pas. Il ne remarqua aucun des frissons, absolument rien.

Saku regarda alors le jeune homme dans les yeux, il ne le quitté que rarement, pour murmurer quelque chose, ou bien défaire quelque chose de résistant. Mais là encore, c'était une chose très rare, étant donné que le jeune prostitué avait acquis une certaine expérience dut à l'exigence de ses clients ou clientes. Un sourire, qu'on aurait pus qualifier de coquin apparu sur ses lèvres, lorsque le jeune anglais ôta sa chemise d'un geste d'épaule négligeant. Il allait loin, très loin, le processus était enclencher, mais l'arrêterait il? Très bonne question, il n'en savait absolument rien, et espéré au fond de lui que sa ne s'arrêterai pas. L'anglais se retrouva maintenant torse nu. Mince mais pas maigre, pas la carrure de musclor, mais pas totalement dépourvu, une peau claire que Saku aurait bien goûté. Le jeune homme en face de lui était mignon, et lui, avait appris à désiré quiconque voulais être désiré, enfin, désiré était un grand mot, mais ses clients préféré voir du désir dans les yeux de leurs partenaires d'un soir, que du dégoût.

Il sentit alors l'imperceptible frisson de Edward, il le sentit sûrement à cause, ou grâce, à leur rapprochement extrême.


" J'ose pour mon plus simple bonheur. . . "

Il sentit alors Edward le faire basculer légèrement, de fait qu'il se retrouva rapidement à moitié allongé, Edward sur lui. Il c'était laissé faire, habituer à faire les moindres désirs de ses partenaires, tout le temps éphémère.

Il se mordit la lèvre en signe de désir. Volontairement ou pas? Personne ne pouvait le savoir, sauf lui, et lorsqu'il sentit le doigt de Ed descendre doucement le long de son torse, il le regarda dans le yeux, son sourire toujours légèrement coquin accroché aux lèvres et dit doucement, en plaçant son doigt sur le haut du torse du lord, et suivant les lignes juste visible de ses muscle.


"Parfais, nous sommes donc deux. "

Sakuya n'était pas non plus un modèle de grande musculature, mais il entretenait son corps avec grand soin. Sa peau n'était pas d'un blanc profond, mais juste légèrement hâlé, à peine, pour donner une couleur légèrement attirante. Il était mince, ses muscles à peine visible, la taille fine, presque celle d'une femme. Il continué à suivre son léger mouvement sur les lignes du corps de Edward, et murmura

" Alors continue . . . "
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 4 Avr - 19:35

[ Toujours dans le coltard.... Lalalalalla fait de beaux rêves mon enfant, quand tu vas te reveiller tes cauchemard ( ou fantasmes?) vont se réaliser...]
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Mer 4 Avr - 22:44

[ Poor lonesome Kim. Quel spectacle réjouissant elle va avoir en se réveillant XD]

Pour Edward, le fait qu'il passent éventuellement 'à l'acte' ne constituait pas l'aboutissement, le sacre suprême de sa soirée. Si oui, tant mieux, sinon tant pis. Evidemment il ne rechignerait pas si cela venait à se produire. Mais ce qui lui importait surtout, c'était tout ce qui se passait avant, cet intense jeu, ce manège qui tournait et qui ne semblait pas sur le point de s'arrêter. Cette partie était en effet la plus intéressante. C'était le moment où les joueurs se tournaient autour, se jaugeaient, se jugeaient les uns les autres, interceptant chaque signe, chaque réaction qui pourrait trahir leurs desseins. Il aurait été trop simple, trop brusque, trop vulgaire, trop obscène de lui sauter dessus directement. Et pas assez amusant. Aucun intérêt. Non, il était bien plus réjouissant de le faire mariner quelques temps, relançant tout de même par accoups "l'intrigue". Ed était devenu un technicien du jeu. Il aurait été vaniteux de dire "un expert de la séduction". Vaniteux, ronflant et faux. Cette dernière n'était pas une science exacte, et il lui arrivait donc de se tromper. Or, un technicien se devait de connaître tous les rouages de sa machine, et il semblait au jeune anglais qu'il approchait de ce stade de connaissance. Bien sûr, il y aurait toujours des failles dans son système de jeu. Mais il tenterait de les combler. Peut-être se lançait-il à corps perdu dans une lutte chimérique.

Edward ne se trouvait qu'à quelques centimètres du corps de Sakuya. Position agréable certes, mais aussi redoutable. Leur promiscuité leur permettait à l'un et à l'autre de capter chacune des réactions de l'autre. Rien ne pouvait leur échapper, absolument rien. C'était au premier qui se dévoilerait. Et évidemment, Ed n'y tenait pas du tout. Il était fichu si il craquait. Il deviendrait prévisible et ennuyeux. Encore une difficulté supplémentaire. Mais il se disait que Sakuya était logé à la même enseigne, et cette pensée le rassurait. Le gagnant serait celui qui serait resté totalement maître de lui-même, y compris dans les moments où il était aisé de céder à l'excitation ou à tout autre sentiment.
Pour son plus grand bonheur ? Tiens donc, mais ce plaisir ne devait pas se faire à sens unique. Bien heureusement, ce n'était pas le cas. Il perçut que le jeune homme se mordait la lèvre. Signe de désir; d'impatience ? Une pensée lui traversa alors l'esprit : le considérait-il comme un client ? Pas très important, certes, mais il ne pouvait lutter contre les assauts de questions qui martelaient son esprit. Peut-être la réponse viendrait-elle à point nommé. Dans tous les cas, il espérait qu'il ne le considérait pas de la sorte. Cette éventualité revêtait pour le jeune Kinsale un côté formel, presque obligatoire, une sorte de routine. Et la routine, comme chacun savait, était caractérisée par l'ennui. Et l'ennui ... De la même manière que lui quelques instants auparavant, il ballada un doigt sur son torse nu et pâle sans pour autant être cadavérique. Un écho de son comportement ? Adopterait-il les mêmes techniques que lui ? Ed en doutait fortement, il estimait que le jeune homme était assez fantasque pour avoir ses propres ruses.
Il se rapprocha encore jusqu'à se retrouver presque contre lui, et déposa un très léger baiser dans son cou, avant de s'écarter encore un peu, souriant toujours. Il déclara alors :


" Il devient presque lassant de constater que vous prenez les devants. Un peu trop souvent à mon goût. Il m'avait pourtant semblé vous avoir déjà dit que j'étais le seul à fixer les règles ... "

Toujours ces quelques centimètres. Edward semblait les maintenir, pas par chasteté ou toute autre idée saugrenue de cet acabit, seulement pour cultiver l'impatience. Il avait tout d'abord pensé approcher une main hésitante de la serviette du jeune homme en murmurant un "Je ne me permettrais pas ...", mais le jeu des contrastes avait assez duré et il ne fallait jamais abuser des bonnes choses, au risque qu'elles deviennent coutumières. Il ne dit rien, son sourire en coin toujours épinglé aux lèvres, abaissa encore un peu plus la serviette qui reposait sur le bassin du jeune homme, passa sa main dessous et la laissa courir le long de sa hanche jusqu'à sa cuisse, la frôlant à peine, attendant sa réaction. Tu continues ? Tu déclares forfait ? Tu surenchéris ? Finalement, tout ceci n'était qu'une immense partie de poker, une grande partie de bluff. Faire croire à l'autre que l'on est toujours prêt à aller plus loin, à miser davantage, qu l'on a en main des cartes extraordinaires, et qu'en comparaison, son jeu ne fait pas le poids. Si l'on suivait cette logique, Edward Kinsale était le roi des menteurs. Et le pire, c'était que ce titre lui conférait une assurance hors-norme.

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Sakuya
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Jeu 5 Avr - 14:49

Quand la fin du jeu allait être annoncer? Quand est ce que l'un ou l'autre aller gagner, ou perdre. Quand un arretera la main de l'autre? Surement pas, apparement, ils étaient partit chacun l'un et l'autre pour ne pas arrété leur petit jeu en si bon chemin. Non, ça ne serai certainement pas cette condition qui devait arréter leur petit jeu. Mais alors, que devait il faire pour que leur jeu s'arrète? Aucune idée, vraiment, mais non, tant pis aprés tout. Leur petit jeu continuait, c'était le plus important.

Il était trés proche l'un de l'autre, et de ce fait, si l'un frissonait, réagissait d'une quelconque facon, l'autre le sentait obligatoirement. C'était un point faible mais aussi un atout majeur. Si on savait controler ses émotions, on pouvait facilement en crée d'autre, pour faire réagir l'autre joueur. Sakuya réagirait donc de facon, soit à faire enrager son partenaire, soit à le faire frissoner, ou tout simplement réagir. Tout ça pour dire que, ils'amusait comme un enfant en cet instant.

Il soupira légerement lorsque Edward lui déposa un léger baiser dans le cou, et murmuré qu'il avait l'habitude de prendre les devant. Saku sauta sur l'occasion et le poussa doucement du doigt. Ils inversèrent donc les roles et ce fut sakuya qui se retoruva au dessus de lui.


"Les habitudes ne sont elle pas faites pour changer?"

Il sourit, puis, descendit légerement sur lui, et commenca à déposer un baiser léger sur le bas du ventre de Edward, pus de remonter doucement, sans se préssé, le long de son torse. Il ne voulait pas qu'il prenne les devant? trés bien, il les prendrait donc. . ..
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Jeu 5 Avr - 23:20

Ohoh... Mais c'est qu'en face de la morbide allongée, la vie s'animait! Etrange étrange... Tandis que tout sombre dans l'immobilisme et le froid d'un côté, l'autre s'anime, bouge, et chauffe...
De toute façon, ça ne pouvait faire ni chaud ( haha ) ni froidà Kim justement, vu qu'elle se trouve toujours ( et encore ) dans une sorte de létargie inconsciente et pronfonde ou rien ne l'atteind, ou elle ne sent rien, ou elle n'entend rien, et ou elle ne signale sa présence par aucun signe.
Remarque; le noir peut se décliner en huit coloris, un peu comme le blanc, blanc cassé, blanc ivoire, blanche neige... (haha..) On peut donc préciser, en disant qu'elle ne voyait que le noir qu'elle voyait sans doute plusieurs noirs. Et c'est donc pour cela que l'on peut dire noir également, car voir le noir, c'est un peu stupide, vu que justement, c'est quand on ne le voit pas.
Bref, ce qui se passait derrière ses paupières était peut être passionnant, peut être pas, sans doute pas, mais de toute manière elle n'était même pas à même de remarquer les subtils changements de noirs qui se déroulait, c'est dire son état... ( Et le mien entre parenthèse, quand on voit les con****ies que je peux sortir en une fois. Mais bon, faut bien meubler hein! )
( Juste quelques mots histoires que vous postiez sans vous perturber... )


ps: Fifteen men on a dead men's chest, e yo-ho-ho, and a bottle of rum, drink and the devil had done for the rest, he yo-ho-ho, and a bottle of rum!


Dernière édition par le Ven 6 Avr - 21:51, édité 2 fois
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Ven 6 Avr - 15:26

Le jeune anglais ne répondit pas aux baisers du jeune homme. Il ne frissonna pas et contint toute réaction superflue, se contentant de sourire toujours malicieusement. Ca n'allait plus. Ils n'avançaient plus, on stagnait. C'était l'étape à passer. Il y avait toujours une période où les adversaires n'agissaient pas, parfois pour mieux préparer leurs coups, anticiper ceux des autres, mettre en place certaines tactiques. Bref, c'était un passage obligé. Et d'ailleurs, pas toujours inutile. Parfois, après cette période, le jeu reprenait de plus belle, et tant mieux. Il aurait pu dire que c'était "un mauvais moment" à passer, mais l'appellation aurait été fort mal choisie étant donné le caractère agréable de la chose. La jeune fille semblait toujours nager dans les méandres de l'inconscience. Et il ne s'en souciait pas, parce que la simple pensée qu'elle soit dans la même pièce qu'eux avait déserté l'esprit d'Edward. Pas parce qu'il l'ignorait, mais il était trop absorbé par ses activités à lui. Ils étaient dans une sorte de bulle, dans laquelle personne ne parvenait à s'immiscer.
Les habitudes étaient faites pour être changées ? Il n'avait pas de réponse tranchée sur la question. Son opinion variait en fonction du contexte : parfois oui, parfois non, selon si cela agissait en sa faveur. Un peu opportuniste sur les bords aussi. Il le regardait toujours intensément :


" Elles le sont. "

Il n'était pas bon de se complaire dans le même cercle d'habitudes, de ruses. Elles finiraient, à un moment ou à un autre, par lâcher, par lasser. Et c'en serait fini de l'un d'entre eux. Il fallait du changement, le changement seul permettait de surpendre, le changement, utilisé à bon escient, constituait un atout majeur. Il fallait seulement savoir en faire bon usage. Cela n'était pas donné à tout le monde, et seuls les joueurs émérites en connaissaient presque tous les secrets. Pour désigner un changement, ni dit-on pas d'ailleurs "jouer un coup de poker" ? Voilà qui démontrait parfaitement la corrélation étroite entre le changement et le jeu. Mais Sire Changement était aussi un redoutable adversaire, capable des coups les plus bas et des renversements de situation les plus inattendus. Il pourrait aussi tourner en sa défaveur, si le changement opéré ne convenait pas. Fin de partie. Game Over.
Tant pis, il essayait, il aviserait. Ivresse du jeu, plus le temps ni l'envie de se torturer l'esprit avec de sempiternelles questions existencielles. Il lui fallait agir. Et bien. Il posa alors la paume de sa main sur le torse du jeu homme, le poussa, si bien qu'il se retrouva bientôt accolé à l'accoudoir, en position assise. Mais il le poussait encore, sans trop forcer, sans lui faire mal, si bien qu'il l'obligea à se lever. Lui aussi s'était redressé. Ils avaient quitté le canapé, la main d'Edward toujours pointée sur le torse du jeune homme, le forçant à marcher à reculons, en total aveugle. Et de ce fait, il avait l'avantage. C'était bas et assez lâche, c'était Ed tout craché. On ne change pas une équipe qui gagne, n'est ce pas ? De sa main inactive, il baissa légèrement son pantalon dont la ceinture était défaite, si bien qu'il tomba sans mal. Il l'enjamba. Ils se trouvaient maintenant tous deux en sous-vêtements. Il murmura alors, avançant toujours, pendant que Saku, sous son impulsion reculait :


" Nous sommes maintenant à armes égales ... "

Il n'allait plus reculer bien longtemps pour la bonne et simple raison qu'il était maintenant accolé à un mur. Il ôta sa main de son torse, et plaça son avant-bras en travers de la gorge du jeune homme, presque collé contre lui. Il souriait victorieusement. Pourtant, il n'avait pas de raison valable de le faire. Aucune. Peut-être se retournerait-il contre lui ? Peut-être que sa machination tomberait à l'eau ? Il n'avait pas la moindre idée de ce qui pourrait se passer désormais. Seul Sakuya le savait, il possédait la clé des futurs minutes et de ce qui s'y déroulerait. Et sourire de la sorte était d'ailleurs peut-être une manière de s'auto-persuader de son succès, de se galvaniser. Chacun ses méthodes. Il posa ensuite sa joue contre celle du jeune homme, la frôlant à peine, mais de sorte à ce qu'il puisse lui murmurer à l'oreille de sa voix de velours :

" Et maintenant ? "

A lui de jouer. On ne sautait jamais le tour de l'adversaire.

[ J'espère que j'ai pas trop fait jouer Sakuya sans qu'il puisse intervenir >< Si ça te dérange, hésite pas à me le dire, et j'édite ^^ ]

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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 7 Avr - 2:34

Cela commencer à traîner en longueur et ça devenait limite lassant. Il connaissait se genre de relation, monotone, où son client voulait toujours la même chose au même moment, sans rien changer. Il n’aimait pas tellement ça, il aimait bien le changement lui, innover, changer les habitudes, mais bon, si ça plaisait, alors il fallait bien gagner sa vie. Et puis, c’est une chose qui était tout de même rare, les gens venait souvent le voir pour casser justement une certaine monotonie, donc tout allez pour le mieux pour lui. Mais la maintenant, la relation ne bougé plus, les deux jeunes gens ne voulait pas abandonner, et voulait surtout laisser traîner en longueur, mais a trop traîner, on s’arrête.

Il se retint alors de capturer les lèvres du jeunes anglais lorsque Sakuya remonta enfin au niveau du visage, il n’embrassa que le bord des lèvres, juste un petit peu, juste pour essayer disons. Il regarda alors Ed droit dans les yeux, le défiant un peu du regard de faire avancer les chose, puisque il venait de dire lui même que les habitudes était faites pour changer. Donc. . . Il fut alors très agréablement surpris de sentir la main du jeune lord sur lui. Il le poussa alors doucement, dans ses gestes ne se trouvait aucune brusquerie, il voulait juste faire quelque chose, et apparemment, se quelque chose était de le mettre debout. Pourquoi ? Il n’en avait absolument aucune idée, peut être juste pour changer un peu de position, pour faire tout évoluer, bouger les choses. Il se laissa donc faire tranquillement, et comme prévu, il se retrouva debout. Il le poussa ensuite dans son appartement, la main toujours posé contre lui. Sakuya ne voyait pas où il mettait les pieds, mais il connaissait suffisamment son appartement pour savoir, rien quand captant des détails, où il se dirigeait. Et il savait pertinemment que si il continuait à reculer, son dos allait entrer en contact avec le mur.

Mais avant de rencontré le dit mur, Edward, au grand plaisir et déplaisir du jeune androgyne, abaissa son pantalon. Plaisir, car au moins, comme il le disait, il était logé à peu prés à la même enseigne, à un détaille prés, une serviette tenu par un pli glisse plus facilement qu’autre chose. Et à son grand déplaisir, car il aurait bien voulu lui enlever lui, son pantalon. Bref, il se retrouvèrent donc plus que à moitié dénudé de chacun de leur côté, et bientôt dans un contact étroits.

En effet, le mur cité précédemment arriva, et Saku le percuta doucement. Mais alors, chose à laquelle il ne s’attendait pas trop, l’anglais venait de placer son bras sous la gorge de Sakuya. Il n’appuyer pas, donc, ne l’étrangler pas, mais leur contact se fit donc plus prononcer. Il vit alors le sourire triomphant sur le visage de Ed, et sourit à son tour, une fois la légère surprise passé. Il avait peut être une raison de le bloquer ainsi, peut être avait il envie de reprendre les rênes du jeu, il en avait peut être marre de se faire un peu manipuler par Sakuya, lorsque celui ci avait pris les devants. Il compris donc que maintenant, après que le jeune homme aux cheveux parme est pris l’avance dans toute les actions, ou presque, le jeune anglais voulait faire de même. Mais, le laisserait il faire ? Très bonne question. Sa allait dépendre de son humeur, et surtout de la suite du petit plan de Edward. Il allait donc intervenir, mais sans trop rompre le moment présent, histoire de voir se qu’il voulait vraiment faire.

Ses mains totalement libre de tout mouvement, il commença à effleurer doucement le coté de Ed, le regardant toujours dans les yeux, il faisait de très léger vas et viens avec sa main, dans de très légères caresses. De temps en temps, elle s’attardait sur l’élastique du dernier vêtement du jeune homme, mais n’allait pas plus loin. Proposition ? Simple caresse comme une autre ? Personne ne le savait encore une fois, sauf Saku, et encore. Alors qu’il avait toujours les cheveux attaché, il enleva la baguette qui les retenaient. Ils tombèrent donc librement sur ses épaules. Puis, il s’approcha du jeune anglais, comme il l’avait fait avec lui pour murmuré un léger:


" Je ne crois pas. . . "

Puisque en effet, la serviette venait de rendre son dernier plie, et était donc retenu exclusivement par le contact entre les deux hommes. Si l’un bouger trop, la serviette tomberait inexorablement. Voudrait il donc bouger ? Aucune idée, mais Saku passa alors se main doucement derrière le dos du jeune lord, et le poussa vers lui, pour capturer ses lèvres dans un baiser mis passionné, mis chaste. Il se détacha de lui, un sourire lui aussi triomphant sur les lèvres, alors que sa main s’attardait toujours au même endroit après ses caresses.

[De retour sur Mon pc, mouhahaha, les post devraient êtres donc plus long que le précédent, écrit vite fait avant qua sa sonne^^ Non non, sa vas, j'accepte que Saku soit plaqué au mur (mouhahahahaha)]
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Kim Swan
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Sam 7 Avr - 15:20

Au bistrot comme toujours
Il y a les beaux discours
Au poteau les pourris, les corrompus aussi
Dents blanches et carnassiers
Mais a la première occasion
Chacun deviendrait le larron
De la foire au pognon qui se trame ici
Allez danse avec Johnny

Se rappellent de la France
Ont des réminiscences
De l'ordre, des jeux, de l'essence
Quand on vivait mieux
Il y avait Paul et Mickey
On pouvait discuter mais c'est Mickey
Qui a gagné
Allez d'accord, n'en parlons plus

Un autre jour en France
Des prières pour l'audience
Et quelques fascisants autour de 15 %
Charlie défends-moi!
C'est le temps des menaces
On a pas le choix pile en face
Et aujourd'hui je jure que rien n'se passe
Toujours un peu plus

FN Souffrance
Qu'on est bien en France
C'est l'heure de changer la monnaie
On devra encore imprimer le rêve de l'égalité
On n'devra jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés...


Pourquoi, mais pourquoi cette chanson lui tourne-t-elle dans la tête? C'est une exxellente question et personne n'est pour le moment capable dy répondre...
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Edward Kinsale
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Dim 8 Avr - 23:07

Edward sentait les mains de Sakuya effleurer avec une douceur infinie ses côtes. Il avait la sensation que "tout" avait repris, de plus belle, plus intensément. Peut-être n'était-ce qu'une sensation trompeuse, et de ce fait, il essayait de se persuader de la réussite de son entreprise risquée dont l'issue était incertaine. Il ne savait pas si ce changement était dû au fait qu'ils aient changé d'endroit ou bien à leurs initiatives respectives. Et peu lui importait, seul le résultat comptait à ses yeux. Et les conséquences ... il s'en moquait aussi éperdument. Et il en était toujours ainsi : Edward n'était pas un garçon particulièrement déterminé, ou alors exclusivement dans certains domaines. Et le domaine ludique en faisait partie : Il était prêt à tout pour arriver à ses fins à son but, prêt à employer n'importe quelles méthodes, même les plus détournées, les plus hypocrites, à mettre en oeuvre tous les moyens. Finalement, Ed n'était ni plus, ni moins qu'un jeune homme fait de contradictions : Capable d'une prudence excessive afin de ne pas se faire démasquer lors de phases d'obervations, comme d'une insouciance étonnante lors des phases de jeu. Capable d'une patience extraordinaire lorsqu'il se trouvait au poste de simple spectateur, comme de l'impatience la plus totale lorsqu'il devenait acteur. Au final, la phase d'obersation se trouvait être en totale et parfaite contradiction avec la phase de jeu et Edward présentait deux facettes opposées selon la période dans laquelle il opérait.

Puis, il ôta la baguette qui retenait ses cheveux parmes, les laissant retomber sur ses épaules, lui conférant un côté assez négligé qu'Edward se surprenait à apprécier. Les gens trop propres sur eux étaient dénués de tout intérêt, surtout qu'ils se révélaient souvent être de parfaites ordures, masquant cette facette de leur personnalité sous une perfection apparente. Evidemment, cette comédie intéressait beaucoup plus l'anglais, mais en ne se fiant qu'à leur physique, il ne pouvait le deviner. Tant pis. Sakuya l'attira ensuite contre lui, et il s'attendait donc à ce que le baiser qui survint par la suite se révèle passionné. Mais pas totalement : un baiser dont le jeune Kinsale ne savait que penser, il ne parvenait pas à se faire une idée dessus : mi fougueux et ... mi-rien du tout. Que penser ? Rien, néant le plus total. Et cela l'importunait particulièrement. Comme pour rectifier le tir, il l'embrassa à son tour, mais le moindre doute n'était pas permis, son baiser appartenait à ceux de la première catégorie, assez sauvage, sans pour autant sombrer dans le vulgaire, jamais.
Il fallait être totalement demeuré ou inattentif pour ignorer ou ne pas se rendre compte que les caresses du jeune homme revenaient systématiquement au même endroit. Et sans que rien ne laisse présager ce geste, Edward saisit brusquement, et presque avec une certaine violence pourtant inhabituelle, la main de Sakuya alors qu'elle s'attardait sur l'élastique du dernier vêtement qu'il lui restait. La maintenant toujours à cet endroit stratégique, il lui murmura à l'oreille, un sourire en coin immaquablement épinglé aux lèvres :


" Qu'est ce que tu attends ... ? "

Il avait failli lui demander d'un air faussement innocent si il attendait des clients, et si il ne le ralentissait pas dans l'exercice de sa profession. Mais il s'abstint : le rythme était devenu plus soutenu, et ce genre de questions insidieuses n'aurait fait que le ralentir, raison pour laquelle il n'avait rien dit. Pourtant il aurait aimé savoir ce qu'il aurait choisi : Lui, ou bien ceux qui le faisaient vivre. Sa réponse en aurait dit long, très long. Dieu qu'il aurait aimé savoir ! Mais il chassa ces interrogations de son esprit, pour se concentrer plus assiduement sur ses activités actuelles. Puis, parfaitement conscient de ce que ce pas pourrait entraîner, il s'écarta très légèrement. Son sourire malicieux s'élargit : ce qui devait arriver, arriva : dans un léger bruissement, la serviette du jeune homme venait de tomber, gisant désormais à terre.

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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 9 Avr - 3:01

Sakuya jouait. Il s’amusait à jouer. Bizarre comme concept tout de même, et pourtant, c’était le cas. Il jouait avec le jeune anglais depuis le début, ils se cherchaient en quelque sorte l’un l’autre, voulant faire réagir, surprendre, abandonner, recommencer, re-surprendre, lassait. Tout un tas de concept qui d’ordinaire on n’associe pas ensemble. Mais avec eux deux, l’ordinaire n’était pas au rendez vous, pour changer ! Aussi, il faisait constamment des efforts de leurs côtés pour ne pas se laisser sombrer dans les méandres de l’ennui, et toujours être en mouvement.

Mouvement. Voilà un mot qui était au centre de leur petit jeu. D’ailleurs, Edward venait d’en faire un fort intéressant. Il venait de prendre sauvagement les lèvres du jeune homme pour les embrasser, comme s’il en avait besoin. Besoin de quoi ? D’achever le geste de Saku, juste d’avoir envie de la faire. Encore une question qui restera sans réponses, et peut importe de toute façon. Seul importait le moment présent. Il répondit cependant au baiser de Edward, lui montrant que rien n’avais commencé, que tout était à faire. Il le regarda dans les yeux, et alors que sa main s’attarder encore une fois sur l’élastique, le jeune lord lui attrapa violemment la main et au lieu de faire ce que toute personne normalement constitué mentalement aurait faite, c’est à dire, enlever la main du lieu où elle ne devait pas se trouver, il la laissa la main là où elle se trouvait, et se contentait de lui murmurer, avec son sourire si caractéristique, qu’il devait allait légèrement plus vite, et ne pas être si lent. Mais, la lenteur permettait de savourer chaque seconde, de chaque minute qui se dérouler. Non, il voulait allait doucement, mais apparemment, Ed ne voulait pas, pas aussi doucement qu’il l’espérait en tout cas. Peut importe, il fallait bien se laisser soumettre de temps en temps non ? Il allait répliquer quelques choses lorsqu’il sentit le corps de Edward s’écarter légèrement du sien, juste à peine, pour que plus rien ne retienne la serviette du jeune homme. Celle ci tomba mollement sur le sol, laissant un jeune androgyne totalement nu face à son partenaire de jeu. Ca ne le gêné absolument pas de se retrouvé nu dans sa propre maison, et encore moins devant un inconnu qui commençait à ne plus en être un.
Il était donc complètement révéler face à lui, mais le tira de nouveau contre lui. Il murmura doucement, un sourire excessivement malicieux sur les lèvres.


" Puisque monsieur le désire. "

Puis, le doigt de Saku partit de la bouche du jeune homme, pour descendre doucement le long de son torse, et arrivait au niveau du vêtement qui ne serait bientôt plus présent. Son autre main était rester là où Ed l’avait laissé juste avant. Il commença à le descendre tout doucement. Collé au jeune anglais, son corps descendait doucement lui aussi, parsemant de baiser là où sa bouche entrée en contact. Bientôt, le bas ne fut plus de se monde, où en tout cas, plus sur le jeune anglais, non sans avoir, de la part de Saku, faire un petit souffle, comme une caresse, lorsqu’il était arrivé au niveau de son entrejambe. Il remonte en faisant le même chemin, mais sa main, au lieu de se poser sur l’élastique qui n’existait plus, se posa sur la hache du jeune homme. Il l’attira de nouveau contre lui, chaque parcelle de leur peau entra en contact avec celle du partenaire.

" Satisfait monsieur? "

Avant qu’il ait put répondre, il l’embrassa, mais ne partagea pas la baiser en deux de la même façon, dans se baiser, on pouvait sentir une provocation. Oserait il aller plus loin ? Il ne quitta pas les lèvres de Edward, et quémanda l’accès à sa bouche, sachant que s’il le faisait . . .

[Notre trés chère invitée se plaignait du temps qui dure. . . ^^ ]
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MessageSujet: Re: Maison de Sakuya Vol.2.   Lun 9 Avr - 4:12

[bein c'est que javais envie de voir la suite, mais envie de participer aussi quoi...]

Un frémissement des paupières, ce fut la seule indication de reprise de connaissance de la jeune fille qui « reposait » sur le canapé. Un frémissement, et puis les paupières s’entrouvrent. Mais elle ne voit rien. D’abord un intense moment de panique. Ne peut elle plus rien distinguer ou ne veut-elle ? Aveugle ? Et puis son cerveau se remet vaguement en marche, et elle réalise que voir flou n’est pas devenir aveugle, et que c’est sûrement la fatigue. Elle essaye de lever un bras, et à nouveau la panique l’effleure lorsqu’elle n’y parvient pas. Elle aurait bien envie de hurler, mais cette peur la met en colère plutôt qu’autre chose. Et la colère est un vecteur de puissance, d’énergie. Cette fois ci elle parvient à remuer les doigts. La première chose qu’elle éprouve, c’est du soulagement. Elle peut bouger, elle n’est pas définitivement hors d’usage, pas handicapée. Mais ensuite elle se demande si elle va pouvoir faire autre chose que gigoter bêtement ses extrémités. Elle perçoit quelques sons, pas plus, de ce qui se passe non loin d’elle, mais elle a du mal à organiser ses idées, à penser. Elle ne se demande même plus pourquoi elle se trouve sur un canapé, ni chez qui elle se trouve. Rien de tout ça. Sa seule préoccupation à cet instant est de savoir si elle peut se mouvoir.

Elle avait froid jusqu’ici. Très froid. Mais ses quelques brefs mouvements l’ont comme encore plus fatiguée si c’était possible, et maintenant elle brûle. Son crâne tambourine. Elle a comme l’impression qu’un joueur de djembé taré s’amuse à lui exécuter un concert perso, en utilisant son cerveau. Comme toile. Très désagréable. Ses yeux sont au point de pleurer, elle qui ne pleure jamais, et elle a la gorge sèche. Se décidant d’un seul coup, n’en pouvant plus de rester dans la même position sans savoir, elle force, et d’une torsion du buste, se décale en roulant sur elle même, tombant brutalement sur le sol, ce qui la sonne encore plus.

Mais au moins elle a bougé. Elle considère déjà ça comme un grand pas de fait. Doucement, de peur de reperdre connaissance, de vomir ou elle ne sait quoi, elle met les mains sous elle, et passe à genoux. La tête lui tourne, elle se sent mal, mais elle ne veut pas renoncer à son objectif. Malgré ses yeux brûlant de fièvre, à peine ouverts, sa peau hypersensible, si sensible qu’elle a envie de hurler dès que ses vêtements bougent, elle veut se lever. Et par on ne sait quel miracle, elle parvient à se redresser. Elle chancelle, mais exécute quelques pas en avant, et, se sentant tomber, marche pour se rattraper. Evidemment, elle finit par trouver le mur, le mur qu’elle ne voit pas, un mur à l’opposé de celui où se trouvent les deux garçons qui partagent le toit un moment avec elle. Tout n’est que brouillard pour elle à cet instant. Elle n’entend rien, et ne peut rien ressentir d’autre que ce froid et ce chaud qui s’alterne, les brûlures que chaque contact avec sa peau occasionne, sa tête qui cogne. Elle suit le mur en s’effondrant presque à chaque pas, et ce qui devait arriver arriva, elle finit par trébucher sur le sol et s’écrouler au sol. A nouveau, elle n’a plus de force, mais elle s’acharne, tente de se relever. Après de longs instants particulièrement pathétiques, elle parvient à se mettre à genoux, mais ne peut retirer ses mains posées au sol, sans elles, elle retombe.

Alors elle reste dans cette position agitée parfois de tremblement incontrôlable, rageuse de ne pas parvenir à faire autre chose. Finalement, aidée du mur, elle réussit encore une fois à se lever, mais reste appuyée, respirant fortement. Sa vision s’est éclaircit, elle distingue maintenant ce qui se passe, où elle est. Il lui semble que c’est son immobilité qui a permit qu’elle voit à nouveau, et elle n’ose pas bouger la tête. Malheureusement, ce qu’elle fixe, c’est le mur opposé, et le mur opposé, c’est là où s’ébattent son tourmenteur et… Un quelqu’un qu’elle n’a jamais vu. En voyant ça, elle n’a aucune réaction, mais un mouvement brusque de tête, et ce mouvement la terrasse. Elle a l’impression que sa tête va exploser, sa vision se trouble à nouveau, et elle s’écrase lamentablement une nouvelle fois sur le sol, où elle décide de rester, et de se rendormir, histoire de se réveiller dans un meilleur endroit la prochaine fois. Evidemment, elle aurait été mieux sur le canapé… Alors sur cette pensée, elle se déplace à quatre pattes jusqu'à rencontrer un coin du canapé, avant de s’arrêter à côté pour reprendre des forces avant l’ascension.
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