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 Le début d'une époque.

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Ahren Ulmann
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MessageSujet: Le début d'une époque.   Dim 25 Mar - 17:36

Ahren Ulmann ne se déplaçait jamais sans contrainte. Encore moins en un lieu aussi peu fréquenté que celui de la forêt de Rockwood. En effet, peu d'autochtones avaient eu l'idée de se rendre près de la fameuse table de pierre, à l'origine inexpliquée, malgré le temps printanier qui se dévoilait enfin aux sens du monde. Laissé à sa contemplation, l'ancien militaire progressait à travers les arbres, ombre évanescente destinée au trépas, quoi qu'il arrive. Trépas salutaire, mais qui ne se verrait pas accomplit sans une aide extérieure. Celle d'une mortelle, liée par une sorte de destin à notre irascible personnage, et qui ne cesserait jamais de lui en faire voir de toutes les couleurs. Car aujourd'hui, Ahren sentait qu'elle avait prévu de venir en ces lieux... et il se devait de la suivre, tel un protecteur invisible, parfaite incarnation de ce que beaucoup appelle un ange gardien. Cette dénomination prenait des allures de farce, prononcée telle qu'elle...

Laissant les minutes s'écouler, Ahren ne sentit toujours pas la présence de Cassandra Zander, jeune femme qu'il n'avait pour ainsi dire jamais vue, et pour cause... il avait toujours refusé d'en arriver là. Elle aurait pu mourir, qu'il n'aurait pas levé le petit doigt, scellant ainsi son propre destin, dans les tourments les plus virulents. Il était temps de changer de comportement, afin d'en finir le plus vite possible avec cette existence qui n'en finissait pas. 40 ans... 40 ans déjà qu'il avait trépassé, victime parmi tant d'autres de la deuxième guerre mondiale. 40 ans qu'il se terrait dans son refus, allongeant perpétuellement le délais de sa peine. Elle devait venir... il lui parlerait, lui exposerait la chose, comme il le pourrait... s'il en avait le courage.

Le temps d'un soupir inaudible, et les sens d'Ahren s'éveillèrent, comme stimulés par l'approche de l'être tant attendu. Le regard absent, statique tel un poteau d'éclairage, il regarda la table de pierre, située à tout juste quelques mètres de lui, et ferma les yeux, prêt à parler de nouveau... ce qu'il n'avait pas fait depuis près de 40 ans, à quelques anecdotes près.
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Cassandra Zander
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Dim 25 Mar - 17:55

La forêt de Rockwood. C'est là que les pas de la jeune femme l'emmenèrent, venant ainsi contempler ce qu'il restait de la culture celtique. Au départ elle voulait se rendre à l'abbaye, découvrir le style de construction et tout ce qui s'en suit. Mais elle finit par changer d'avis, laissant sa curiosité prendre le dessus. Elle irait voir cette abbaye après se disait-elle. Elle voulait également voir la table en pierre. Un craquement se fit entendre. La jeune femme s'immobilisa, écoutant encore le silence feutré qui régnait dans la forêt. Un autre craquement. La jeune femme frissonna, pensant qu'une bête rôdait dans le coin.

Cassandra déglutit, peu rassurée, et reprit la marche, tout en faisant attention. Elle regardait autour d'elle, comme si elle sentait qu'elle était surveillée par on ne sait quoi. Un troisième craquement. Cette fois-ci, elle se mit à courir, à courir jusqu'à perdre haleine. Elle se retourna tout en courant, puis au moment où elle allait regarder devant elle, elle percuta une masse et tomba, emmenant la chose avec elle dans sa chute. Se relevant à moitié, elle porta une main à son front.

*Aïe ma tête*

Elle ouvrit ensuite les yeux, la première chose qu'elle vit était un uniforme. Elle releva lentement les yeux puis posa son regard bleu sur le visage de l'inconnu. Surprise, elle tomba en arrière sur les fesses, regardant le jeune homme.

"Oh, je suis désolée ! je ne l'ai pas fais exprès ! " dit-elle confuse.

Le regard azur de la jeune femme se posa sur une chose étrange. Des ailes. Le jeune homme avait des ailes dans le dos. Un souvenir revint en mémoire. Une nuit sous une pluie battante, un jeune homme avec une paire d'ailes. Cassandra n'avait pas peur, elle trouvait cela étrange simplement.

"Des...ailes d'ange..." dit-elle sans quitter des yeux le jeune homme.
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Ahren Ulmann
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Lun 26 Mar - 17:24

L'entrée en matière serait forte, Ahren n'en avait jamais douté. Pourtant, il n'anticipa pas la manière dont celle qui lui était liée s'introduisit. Pris de cours, le gardien ne put que s'aplatir sur le sol, comme l'aurait fait n'importe quel individu normalement constitué. A cet instant précis, son esprit entra en ébullition, comme excité par le soudain trouble que la chute venait d'y insérer. En état normal, le jeune homme se serait violemment retourné, et aurait certainement réagit au quart de tour, qualifiant son interlocutrice forcée de tous les noms possibles et inimaginables.

Cette fois, c'était différent. Il savait qu'il ne pouvait pas se permettre une telle écartade. Un seul mauvais pas, et son existence deviendrait un enfers, si tenter qu'elle ne le soit pas déjà. Le pessimisme Ulmann jouait donc de front avec la raison, mue par l'intéressement. Aussi, notre intéressé s'efforça de rester de marbre, lorsqu'il se releva et dû poser ses yeux sur l'origine de sa chute. Il n'y avait pas de doute possible, c'était bien elle. A l'évidence, elle ne savait pas plus que lui ce qu'ils faisaient en ces lieux, réduits à émettre un contact aux conséquences indécises. Il tenait les dés en main, et il s'agissait d'en user à bon escient.
Légèrement amusé de l'évidente surprise de la jeune femme, il esquissa un mince rictus avant de lui tendre une main blanchâtre, et de prendre la parole d'un air désinvolte, sonnant excessivement faux, dans un tel contexte.


"Et je n'ai pas fait exprès de me trouver sur votre route. Nous sommes à égalité, tout ce qu'il y a de plus strict."

L'éternelle rigidité de l'ex-militaire faisait front dans cette bribe de conversation, au point où l'uniforme lui même devenait inutile pour saisir son origine. Loin de tenter de démentir cet état de fait, Ahren se protégeait en totalité derrière cette façade professionnelle. Il faudrait user de patience et de volonté, pour le faire sortir de cet engrenage... à moins qu'il finisse lui même par franchir le pas... ce qui ne paraissait pas d'une logique implacable, en cet instant.

"Vous n'êtes pas la réincarnation de la vierge Marie, et je ne m'appelle pas Gabriel, jusqu'à preuve du contraire. Ces ailes ne sont pas celles d'un ange, mais celles d'un gardien. Connaissiez vous leur existence ?"

Il allait droit au but, et considérait la chose comme un enchaînement logique. Non pas qu'il souhaite abréger, mais tourner autour du pot ne lui servirait à rien. Alors que sa main était toujours tendue vers celle de la jeune femme, il détourna un instant le regard, et avisa un banc, situé à quelques mètres d'eux. Il serait le siège de la découverte de leur lien. Après tout, cette scène ne prenait elle pas des allures clairement évangéliques ?
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Cassandra Zander
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Lun 26 Mar - 18:51

Celui qu'elle prenait pour un ange lui tendit une main pâle. Sans le quitter des yeux, elle prit doucement cette main qui lui était tendue. Il disait qu'il n'aivait pas non plus fait exprès de croiser son chemin, et qu'ils étaient à égalité sur cette rencontre. Cassandra finit par lâcher la main du jeune homme. Il paraissait froid quand il parlait, la jeune femme se demanait si il était toujours comme ça où si il ne l'était qu'à cet instant.

Les yeux bleus de Cassandra rencontrèrent ceux du jeune homme qui détourna le regard quelques minutes après en disant qu'elle n'était pas la réincarnation de la vierge Marie et qu'il n'était pas Gabriel. Que les ailes qu'il avait dans le dos n'étaient pas celles d'un ange, mais d'un gardien. Apparemment il n'était pas du genre à tourner autour du port, il disait les choses directement. Cassandra avait un peu de mal à comprendre tout ceci, mais il fallait qu'elle s'y fasse apparemment. Elle se demandait bien pourquoi on lui avait envoyé quelqu'un pour la protéger.

"Pourquoi devriez-vous me protéger ?" demanda-t-elle le plus naturellement du monde.

Il regardait un banc, la jeune femme comprit qu'il voulait qu'ils s'y assoient tous les deux pour qu'il lui explique tout. Cassandra alla donc s'assoir sur le banc, époussetant sa robe blanche macculée de poussière. La chose qu'elle avait entendu dans les fourrés lui avait fait peur, mais maintenant ça allait, il y avait quelqu'un avec elle.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Lun 2 Avr - 3:52

Comme quelques cailloux que l'on jetterait en chemin, petit poucet aux allures gigantesques, ce que les archéologues qualifiaient de "mystère", Raphaël, y voyait là, une simple empreinte, un simple repère.

Si votre âme se perd, suivez la lumière, mais attention au Niddogh sournois, qui d'un claquement sec, ne ferait de vous, qu'une simple ombre, pauvre chimère non-achevée.
De simples pierres, s'élevant, presqu'Atlas, avec leur poids d'incompréhension, d'autres ères, où l'homme se faisait encore respectueux de son insignifiance?
Les guerres succèdent, les vies s'éteignent, les pierres demeurent, grises mais jamais effacées, trônant, comme mausolée? Peut-être, mais celui-ci, reste de vie.
Comme les arbres courant autour, comme les pousses délicates annonciatrices de printemps, la vie continue, ignorant douleurs ou joies, elle continue, intraitable, catégorique: il faut avancer.

Aussi, Raphaël porté par le courant, trépignait, presque stagnant, mais toujours avançant, pas le choix, pas le droit.
Mais heureusement, cette solitude qui l'abritait, en cette forêt d'épopées, ne l'amenait pas à de nouveaux bouleversements, il pouvait laisser là, ses plaies ouvertes à tout vent, que les cicatrices se cautérisent d'elle-même, que l'effroi de la guerre s'efface peu à peu, laissant en son sillon, ses démons impérieux: la rancoeur, les regrets, les ombres.

Le Garde-Forestier était étendu, de tout son long, ajoutant quelques touches enflammées de par sa chevelure folle, à la pierre morne, couvrant la pierre aux possibles sacrifices, du blasphème de sa non-vie, de son refus, d'envie, de son ostracisme volontaire, comme défaut du tableau immobile, seule étincelle à demi-brûlante.

Et puis une voix qui s'élève.
Une?
Ou peut-être deux, la première semblant répondre au dialogue?
Qu'est-ce?
Promeneur probable, s'étant perdu, la forêt est vaste.
A moins qu'il s'agisse encore d'un de ses jeunes paumés, ajoutant en leur veines quelques poisons saturés de rêves qu'ils ne réaliseront jamais.

L'Ecossais se dresse, couvrant ses yeux pairs d'une main, scrutant les alentours de l'oeil habitué d'un protecteur des lieux, l'ours mal léché observe songeur une ombre, au loin, lui semblant vivante.
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Ahren Ulmann
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Ven 6 Avr - 17:45

L’étaux des responsabilités se resserre de plus en plus sur l’individu, à force d’implications. Malgré toutes les réticences de l’homme, il finit par lui saisir la chair, le contraignant purement et définitivement à l’accomplissement de son œuvre. Là, il n’est plus maître de lui même. Conscience évanescente, abandonnée corps et âme à sa moitié déterminée, sans même pouvoir se permettre l’honnêteté. La douce moitié semble tellement innocente ! L’homme ne pense pouvoir lui amener que des tracas, voire quelque chose de plus dangereux encore. Mais Dieu a décidé à sa place, non ? Et Dieu sait ce qu’il fait, après tout. A moins qu’il soit un incontestable usurpateur !
On ne conteste pas la volonté de Dieu, Ahren Ulmann. Vois, il n’y a qu’une jeune femme curieuse, face à toi. Perspicace, peut être, elle semble avoir compris ton désir d’en découdre le plus rapidement possible. Tu n’as plus qu’à te laisser glisser à ses côtés, et replier tes ailes sur elle. Puisqu’il le faut.

Le contact du banc sur la peau du gardien aurait pu le faire frissonner. Présence à la fois concrète et abstraite, il ose adresser la parole à ceux qu’il n’aurait jamais dû apercevoir, venus d’une époque tellement différente de la sienne ! Il prend forme d’oracle, ce disséminateur de destinée, hallucinogène et rêveur. Une question lui a été posée. Mais quelle réponse peut il y donner ? Lui même ne sait pas… ne veut pas accepter le pourquoi de sa quête. Peut être faudra-t-il encore resserrer l’étaux des responsabilités.


« Je dois vous empêcher de décéder. Peu importe par quel moyen. Mais il faut croire que là est ma destinée. Je ne trouverai pas le repos tant que ma mission n’aura pas été accomplie. Il va falloir me supporter encore longtemps, demoiselle. »

Peut être que le poids de la révélation s’avérait trop fort pour l’innocente. Tôt ou tard, il aurait dû lui tomber dessus, il n’y avait pas lieu de culpabiliser. Désormais, nos intéressés représenteraient chacun le maillon d’une chaîne indestructible. A moins que leur faille ne soit trouvée. Si celle d’Ahren semblait assez évidente, la force de sa volonté pourrait peut être passer au dessus, leur laisser un mince espoir de réussite.

Méditation. Parfois mère d’erreurs. Ahren n’entendit pas le léger bruissement, caractéristique d’une troisième présence dans la forêt de Rockwood. Il aurait pu s’agir d’un meurtrier, ou autre, le gardien serait resté impuissant. Lui aussi avait encore à apprendre de sa condition. Lorsque enfin, il saisit le murmure du redressement d’un individu, Ahren se retourna vivement vers lui, tel le militaire qu’il avait été. Séquelles d’un combat pour la vie, indétrônables mais handicapées. Son regard de marbre se posa sur la chevelure roussie d’un mortel, visiblement curieux. Ahren n’avait pas besoin d’être remarqué par toute la population des lieux, mais acceptait une telle minorité. Emettant un mince rictus de pure ironie, le jeune gardien leva l’une de ses mains, et l’agita vers l’inconnu. Certes, la sentence émanerait de la jeune femme, et de personne d’autre. Mais la communauté l’aiderait peut être à éclaircir son raisonnement !


[HJ : Absente jusqu'au 15 avril Wink]
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Cassandra Zander
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Sam 21 Avr - 1:37

[Scusez-moi, je me rappellais plus que c'était à moi de rep >_<]

Cassandra avait toujours les yeux rivés sur l'homme aux grandes ailes. Elle ne pouvait pas se rendre compte de la présence d'un homme caché dans les fourrés. Elle ne pouvait qu'avoir cette impression d'être observée. Cette impression gênait la jeune femme. Elle repensait à ce qu'elle avait entendu avant de tomber sur celui qui se disait être son Gardien. D'ailleurs, ce dernier finit par prendre place aux côtés de sa protégée. Elle lui avait posé une question, et elle en attendait la réponse. Cette dernière ne tarda pas à se faire entendre. Le jeune homme disait qu'il devait l'empêcher de décéder et ce par n'importe quel moyen. Il avait ajouté qu'il ne trouverait pas le repos tant qu'il n'aura pas accomplit sa tâche et qu'elle devait le supporter encore longtemps. Cassandra le regarda, d'abord silencieuse puis elle se leva et se posta devant lui, les mains sur les hanches.

"Pourquoi 'supporter' ? Vous m'avez l'air sympathique et je serai ravie de vous voir pendant un temps à mes côtés, pour me protéger si c'est ce que vous êtes contraint de faire. Oui, parce que pour vous, c'est une contrainte, vous devez me voir comme un poids n'est-ce pas ?"

Puis elle se pencha vers le jeune homme et agita son index sous le nez du jeune homme.

"Malgré votre mauvais caractère, vous m'avez l'air sympathique, mais je me demande si ce n'est pas vous, qui devez me supporter..."dit-elle en s'écartant du jeune homme aux cheveux blancs.

Le jeune homme était direct, franc, mais Cassandra savait qu'il pourrait être blessant par la suite,enfin, c'est ce que se disait la jeune femme, qui pouvait se tromper après tout. Cassandra avait encaissé les révélations du jeune homme avec un naturel déconcertant. La jeune femme fit un pas en arrière lorsque Ahren se leva vivement se tournant vers le bosquet. Lui aussi avait entendu le bruissement. Cassandra se rapprocha de son gardien, attrapant doucement son bras. Elle n'était pas rassurée, c'est pour cela qu'elle s'était rapprochée de lui.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Dim 22 Avr - 21:30

Aux aguets, Raphaël l'est toujours.
En paix, ne sera-t-il qu'à sa mort, ou peut-être jamais.
Une voix féminine claironne, en réponse à la créature aux ailes gigantesques.


"Aux aîles?"

Le Garde-Forestier saute lestement de son ancien trône, il a bien noté la pâleur de l'individu, et ses ailes -mais ce n'est qu'un accessoire, semble toute-, mais surtout, il a bel et bien reconnu sa tenue.
Une telle provocation le met en rage.
Ce n'était pas l'armée Nazi qui avait eu raison de sa vie, mais c'était bien des soldats, et les nazis comme les suppôts de Poutine, tuèrent à coeurs joyeux, sans jamais, sans jamais fermer les yeux.
Devant leur ignominie, ils restaient fiers.
Ce genre de comportement le débectait, et cet accoutrement ridicule, comme une injures aux millions de victimes!
Ces ailes majestueuses s'accordant en cet emblème monstrueux, comme d'un rictus effroyable à l'Histoire, à l'Humain, à la vie, tout simplement.


Il s'approcha rapidement, peu lui importait les paroles de ses individus, la jeune femme accompagnant la créature de plumes vêtues, se pâmait littéralement, comme admirant l'homme déguisé en monstre.
Il serra les poings, sa mâchoire se crispa, c'est d'une mine peu amène, qu'il surgit, le regard dur, implacable.


"Vos sinistres rituels n'ont pas lieu d'être ici.
La forêt n'a pas besoin de mascarade de prétendus admirateurs d'Hitler."


Pour lui, celle qui l'accompagnait n'était qu'une groupie peu digne d'intérêt, si ce n'est d'un profond mépris, bien moins terrible, que la râge évoquée d'un simple emblème, d'un simple costume.
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Ahren Ulmann
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Mer 25 Avr - 15:28

Cela faisait bien longtemps qu’Ahren n’avait rien connu d’autre que l’amertume de la solitude. Au fur et à mesure que la pratique vocale diminue, les réflexes disparaissent, laissant place à une mollesse qui ne manquerait jamais de mettre en rage notre gardien. Et c’est cette dynamique, dont la jeune mortelle faisait preuve, qui allait pour la première fois chambouler les préceptes acquis depuis la mort du militaire. Il allait devoir se montrer à la hauteur, de par sa condition de protecteur, mais aussi par simple orgueil personnel. Ahren Ulmann ne subirait pas l’échec. Jaugeant d’un air hautain cette femme qui osait prôner la jovialité, et se trémoussait sous ses yeux, il finit par se désintéresser de l’intrus, si tenter qu’il en soit effectivement un.
Comment pouvait on sciemment parler de sympathie envers un inconnu, surtout lorsque celui ci arborait l’uniforme hitlérien, dépassé mais reconnaissable par tous ? Pourquoi garder le sourire lorsque seul le sarcasme vous accueille ? Tout autant de questions qui n’auraient pas rapidement de réponse. La coquille du gardien était encore trop épaisse.
En l’état actuel des choses, Ahren aurait facilement conclu à de la niaiserie pure et dure, ce que les derniers propos de ladite mortelle contestèrent clairement. Perspicacité s’alliait à un zeste de provocation, et il n’en fallait pas plus pour exciter l’orgueil du blond ! Réponse ne se fit pas attendre.


« Ce sera à moi de devenir votre chien de garde. Il n’y a rien de réjouissant là dedans. Cela dit, je vous supporterai, puisqu’il en a été décidé ainsi, tout comme vous me supporterez. C’est un double échange, je ne pense pas être la seule victime. Tant que nous évitons d’en venir aux poings… »

C’est à cet instant précis que l’individu précédemment évoque refit son apparition. Ahren avait commis l’erreur de l’oublier, ce que personne n’aurait toléré dans son entourage d’origine. Le gardien décela instantanément une once d’hostilité dans le regard du désormais nouveau venu, mais ne tenta pas de savoir si elle était justifiée ou pas. Les méandres de l’esprit humain ne l’intéressaient plus depuis des années. Ce n’est qu’à l’entente des propos qui lui furent tenus qu’il daigna manifester un brin d’étonnement, vite suivi d’une indignation toute relative. Il savait quelles horreurs avait commis son peuple, et se considérait comme responsable. Dieu avait décidé de lui laisser cet uniforme tâché de sang, de honte, peut être afin qu’il fasse front à toute la haine des générations futures, et assume pour ses collègues la mort de milliers d’âmes innocentes. Mais nul ne pouvait se permettre de critiquer Ahren Ulmann sans savoir quelles avaient été les circonstances de sa mort, sans connaître profondément l’embrigadement qu’avaient subi les jeunes allemands des années 30. Cet hurluberlu parlait sans raisonnement.

Sentant la main de la mortelle se refermer sur son bras, Ahren intuita qu’il ne devait pas entrer totalement dans le jeu de l’individu, et ce seulement afin d’éviter une altercation dangereuse pour elle. Déstabilisé par la honte et cet unique contact humain, qu’il avait fini par oublier, il parvint tout de même à braquer ses yeux sur son interlocuteur, et à formuler une réponse aussi sauvage que la force des accusations prononcées.


« Et, quels rituels suis-je en train de mettre en pratique, monsieur ? Je ne profane pas de tombe juive, je ne grave pas de message à la gloire du « führer », et surtout, je ne maltraite personne. Quant à ma prétendue admiration pour le nazisme, elle n’est plus que toute relative, en admettant qu’elle ait un jour été totale.

Dites moi, maintenant, que savez vous au juste des raisons qui ont pu me pousser à porter un tel vêtement ? »


Une haine sans nom se lisait sur le visage du gardien. Le nouveau venu était l’un de ces colporteurs d’accusations infondées, aussi impulsif et insensible que la plupart des jeunes hommes de ce siècle. Il était capable de faire fuir la mortelle, sans qu’aucun temps mort ne soit prononcé en faveur d’Ahren. Toutefois, l’ancien militaire n’imaginait pas être lui aussi dans l’erreur, celle de la méconnaissance de l’expérience de son interlocuteur. Les deux tomberaient de haut, s’ils laissaient la discussion évoluer. Conflit politique et aveux personnel, où se trouvait le compromis ?
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Cassandra Zander
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Jeu 26 Avr - 18:41

Cassandra sursauta lorsqu'elle vit l'homme surgir de derrière les fourrés. La jeune femme posa sa tête contre le bras de son Gardien et reserra son étreinte autour de ce même bras. La jeune allemande était plus craintive qu'avant, sans doute à cause du traumatisme que lui avait causé la mort de son père. Elle rouvrit les yeux et déserra son étreinte, posant son regard sur l'homme aux cheveux roux. Il était arrivé assez près des deux jeunes gens et avait un air menaçant envers son Gardien. Il ne faisait pas attention à elle, et ça, elle l'en remerciait intérieurement. L'inconnu avait parlé d'admirateur d'Hitler. Cassandra avait bien remarqué l'uniforme de son Gardien, mais que pouvait-elle dire ? Elle garda le silence. La jeune femme n'avait pas pu répondre à son Gardien, car l'autre homme était arrivé.

Elle se demandait quelle était l'expression faciale d'Ahren vis-à-vis de cet homme, car elle n'osait pas se mettre un peu plus en avant pour le regarder. Elle l'imaginait dure et glaciale, et le ton de sa voix était quelque peu agressive. Il demandait à l'homme quels rituels il mettait en pratique dans la forêt, il avait ensuite ajouter qu'il ne profanait aucune tombe juive, et ne gravait pas de message à la gloire du "Fürher" et qu'il ne maltraitait personne. C'est vrai qu'il n'avait rien fait de cela, la jeune femme et le Gardien étaient tombés l'un sur l'autre par hasard, enfin, si l'on pouvait dire cela. Elle ne le pensait pas du tout comme cela, mais elle ne le connaissait pas encore pour en juger. La jeune femme prit son courage à deux mains, puis se mit entre les deux, regardant Raphael.

"Nous ne faisons rien de mal, et ce n'est pas parce qu'il est vêtu d'un uniforme d'Hitler qu'il a forcément les mêmes pensées !"

C'est tout. C'est tout ce qu'elle avait trouvé à dire, les deux hommes pourraient la prendre pour une folle pour avoir dit tout ça, mais il fallait bien tenter quelque chose. C'était peut-être inutile, mais elle l'avait fait.

"N'est-ce pas ?" lança t-elle en allemand à l'adresse d'Ahren.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Sam 28 Avr - 13:24

Farouche et entêté, l'Ecossais agissait comme si la forêt dont il avait la garde, devait être protégée de ces inopportuns et peu convenables personnages.
Le visage de notre caricature naziste se renfrogna, laissant perler une intonation hargneuse.

*Touché en plein?*

Raphaël en aurait haussé les épaules, et serait volontier retourné à sa paisible forêt, mais il devait veiller à la tranquillité des lieux, et même si sa fonction n'était pas des plus valorisante, elle lui suffisait.
Mais il avait déjà trop longtemps lutté contre les militaires, et s'en sentait las, alors que la colère qui lui était familière lui rongeait le sang...
Colère qui n'était pas apparut depuis une éternité, le réveillant d'une léthargie aux sentiments apathiques, le révélant à l'exacerbation, aux émotions et sens décuplés, Raphaël en devenait irascible, n'appréciant pas qu'un simple énergumène soit responsable de son chamboulement intérieur...

Il répondit très sèchement:


"Vos opinions et goûts ne concernent que vous, et ne m'intèressent guère, je ne vous autoriserai cependant pas à vous afficher effrontément dans cette forêt, c'est une insulte aux vivants que je ne saurai tolérer."

Il prêta enfin plus d'attention à la jeune femme l'accompagnant, s'apprêtant à rétorquer qu'il ne voyait pas l'intérêt de porter les motifs Nazis si ce n'était par moquerie contre leurs victimes, mais il se retînt, crispant la mâchoire aux quelques mots en allemand.
Que croyaient-ils? Que les Gardes-Forestiers étaient de parfaits crétins non-susceptibles de maîtriser d'autres langues ou de les comprendre?
Pas de chance, l'allemand lui avait été imposé, autant que le russe puis l'anglais, Raphaël avait largement eu de quoi mettre ses langues en pratique de part son ancien "métier".
Mais il n'ajouta rien, il ne désirait qu'une chose, que ses individus louches quittent SA forêt, et le laisse en paix avec sa solitude.


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Ahren Ulmann
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Ven 18 Mai - 23:05

Ellipse et rejet. Ahren interprétait les paroles de son « agresseur » comme n’importe quelle insulte gratuite. Lors des quelques situations similaires à celles ci qu’il avait connues, après être devenu gardien, il avait toujours réagi ainsi. Séquelle profonde du traumatisme de la guerre ? Dégoût de soi même ? Ou orgueil hypertrophié ? Nul n’aurait su le dire, mais il suffisait de voir la mine de l’ancien militaire pour saisir pleinement sa folle envie de ne plus être l’individu suspect, celui sur lequel toutes les suspicions se dirigeaient.
Pour autant, il ne cèderait jamais totalement en public. La mine farouche et faussement désintéressée de son interlocuteur rouquin le lui interdisait. La forêt n’était pas, et ne serait jamais la propriété d’un seul et unique individu. Voilà qui prouvait que la notion de garde chasse était bien loin de tout ce que pouvait imaginer Ahren.
Hargneux, il n’avait pas quitté l’homme des yeux, durant les quelques secondes qui avaient succédé à sa dernière prise de parole. Tant d’intolérance, de répulsion pure et dure, le rendaient malade. Il ne comprenait pas, le nazisme n’avait pas pu s’avérer aussi dangereux que ce que cet hurluberlu semblait penser ! Voici que tous les préceptes sagement appris par notre gardien infortuné s’envolaient en fumé. Pris de court, il consentit tout de même à articuler quelques paroles, dont l’aspect évoquait explicitement son doute nouveau, conséquence logique de son retour à la civilisation.


« Ainsi, vous voyez ma simple présence comme une insulte aux vivants. »

Après quoi il roula des yeux étonnés sur l’environnement qui l’entourait, et finit par fixer son attention sur Cassandra. Jeune mortelle, mais profonde connaisseuse de ce siècle ignoré. Elle lui apprendrait le pourquoi de comment de la réaction du rouquin. Elle saurait trouver les mots pour faire comprendre à Ahren que ce qu’il appelait « l’injustice de la guerre », avait été bien plus que cela, une expérience unique dans l’histoire de l’humanité, dont la crasse ne serait jamais séparée de lui.
Dans quelques mois, il remercierait le truculent garde chasse, pour son intervention révoltante. Puisqu’il n’y avait plus de place pour le regret, peut être se montrerait il plus compétent dans sa demi-mort, que dans sa vie.
Il suffisait de lui en donner le temps.

Vibrant, frissonnant de l’intérieur, comme de par le passé, le gardien se résolut à faire ce qu’il n’avait jamais fait de toute son existence. Fuir. Fuir cette responsabilité dont il sentait le feu glacé lui serrer les tripes sans qu’il en connaisse encore la cause. Le temps d’un simple battement de cil, il pourrait arrêter le temps, et disparaître de la vision des deux innocents qui se trouvaient face à lui. Il savait que cet acte était interdit. Jamais au grand jamais il ne devait user de ce pouvoir pour son propre intérêt personnel. D’ailleurs, Cassandra serait capable de comprendre, mais pas l’homme. Ahren aurait le poids de cette incompréhension sur ses épaules.
Réfléchissant à toute vitesse, le gardien cessa de se voiler la face, et de tendre vers une solution de facilité toute relative. Levant un regard semé de non dits vers le rouquin, il fit volte face, prenant le chemin de la ville. Cassandra le suivrait peut être, auquel cas il prendrait le temps de tenter de lui expliquer. A l’heure actuelle, il se contentait de se satisfaire de l’aide qu’elle avait tenté de lui apporter. Ce premier rapport avec la société contemporaine ne manquerait pas de lui laisser un souvenir cuisant, quoi qu’il arrive par la suite. Va, va, ami écossais, avec l’assurance d’avoir été juste envers ton monde. Car tu ne sauras certainement jamais que tu as également été juste envers un survivant de l’horreur, victime autant qu’acteur.
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Cassandra Zander
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Mer 20 Juin - 21:59

Ce garde forestier, leur était antipathique. Il les avait agressé sans fondement. Oui, ce n'est pas parce que son gardien porte cet uniforme qu'il à les mêmes idées. D'ailleurs Ahren n'avait pas encore eut le temps de tout lui expliquer, et le pourquoi de l'uniforme. Si l'autre n'était pas intervenu, elle le lui aurait demandé.Cassandra se tenait toujours devant Arhen,regardant d'un air déterminé le dit garde forestier. Leurs opinions et leurs goûts nel'intéressait pas, soit, mais ce n'était pas une raison pour vouloir les chasser de la forêt. Ils ne faisaient rien de mal, ils étaient simplement assis sur un banc et discutaient.

Cassandra se retourna d'un quart, posant son regard bleu sur son Gardien. Il ne quittait pas des yeux le garde forestier. Il demandait alors au garde chasse si il voyait sa présencé ici comme une insulte aux vivants. La jeune femme, elle, restait impuissante. Elle ne pouvait rien faire. Apparemment, Ahren ne semblait pas savoir pourquoi le garde chasse agissait ainsi. N'était-il pas au courant de toutes les atrocités qui s'étaient déroulées lorsque Hitler était au pouvoir ? Comment cela se faisait-il ? Cassandre se retourna complètement pour fixer ses iris bleus dans les yeux de son Gardien. Elle pouvait y lire de l'étonnement. Non, il n'avait pas conscience de ce qui s'était passé. Bien, alors elle lui raconterait tout ce qui s'était passé. Pour l'heure, ils devaient partir. Rester ici ne ferait qu'agraver la situation, et les deux hommes pourraient en venir aux mains. Elle vit son Gardien faire demi-tour et se diriger vers la direction qui semblait être celle de la ville. Sans un dernier regard en arrière pour le garde-forestier, elle s'adressa à Ahren.

"Où allons-nous Ahren ?" demanda t-elle sa voix douce et interrogative.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   Jeu 5 Juil - 3:03

Défi, arrogance, affronts et grimaces colportrices de maux, de mots et d'insanités, l'humain était ainsi fait.
On y lisait sur les rides, d'un regard, d'un rire, d'une larme.
Et souvent, on interprète, oubliant que derrière un visage se niche une vie, une histoire, qu'on ne peut deviner, qu'on peut soupçonner, mais jamais, ô grand jamais réellement "comprendre".
Aussi, suffit-il parfois d'écouter.

Mais les deux hommes n'en était pas à ce stade, non, ils se contenteraient de cet échange, de facies, de costume, de masque.
S'arrêtant à cette idée, chacun jugeant l'autre, sans réfléchir, sous l'impulsion du vivant.
Pour ceux qui sont à demi-mort ou bien volant.

Raphaël n'avait pas laché du regard la créature qui s'éloignait à présent, oubliant la présence féminine à ces côtés.
Il dessera un peu, la machoire et les traits.
S'était-il calmé? Avait-il gagné?

Il était juste très las, et ne se sentait pas vraiment vainqueur de cette rengaine là.
Aussi, se contenta-t-il de retourner à ses impulsions premières, à revenir en son sein, de cette mère sylvestre, à en oublier l'humain.
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MessageSujet: Re: Le début d'une époque.   

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Le début d'une époque.
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