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 Laboratoire de recherche Ungenitus

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Leo Hast
Invité



MessageSujet: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mar 20 Mar - 21:28

[ Suite de ce topic ]

Léo avait regardé d'un oeil perplexe la façon dont Lawrence avait investi le siège arrière du taxi, essayant de replier au maximum ses ailes pour ne pas avoir l'air d'une chouette crucifiée sur une porte de grange. L'ange y perdait grandement en dignitié, un faucon dans un poulailler. Et même si l'arrière de la grosse BMW semblait du coup avoir perdu les 3/4 de son espace, l'adolescent n'y trouvait rien à redire, surtout quand le bout d'une aile effleura sa main avec volupté. Il se carra dans le siège, oubliant volontairement la ceinture, non pas par gout du risque, mais plutot de ces petites habitudes ancrées.

" Vous allez où ? "

" Au laboratoire Ungenitus. "

Le chauffeur hocha la tête sans chercher plus loin et démarra sa voiture en douceur. Apparemment il était tombé sur un homme tranquille et discret. Bien des chauffeurs de taxi étaient volubiles, certains se faisant même paternel envers un adolescent solitaire, lui parlant de ses loisirs ou de ce qu'il pourrait aller faire, seul, ainsi. Léo répondait gentiment, entretenant une conversation aussi plate que fictive qui avait pour unique but de faire passer le temps. Et peut être de satisfaire le chauffeur dans ce qui devait être sans cela une vie morne et fastidieuse, la répétition de conduite sans distraction. Le paysage, connu par coeur, ne l'intéressait guère, aussi tourna-t-il la tête pour regarder Lawrence.
Il intercepta la plume qui glissait, sans se faire voir espéra-t-il, la gardant serrer dans son poing avant de la ranger dans sa poche, la touchant du bout des doigts.

La proposition de l'ange lui sembla plutot intelligente et il dégaina un portable où était attaché un petit chien offert par Valogne - le genre de petit terrier remuant au pelage doré dont on pouvait faire une analogie avec la dite demoiselle - le tripotant avant de le mettre à l'oreille.

" Je participe à un test. "

fut la phrase qu'il prononça à mi voix, avant de reposer l'appareil inutile sur ses genoux. Le chauffeur ne daigna même pas lui addresser un regard dans le rétroviseur. Léo aurait aussi bien pu converser sans se poser de questions...
Le reste du trajet passa assez rapidement, pour arriver à l'entrée du labo dans une petite rue adjacente. Le jeune homme règla le taxi - un passant curieux aurait d'ailleurs pu trouver étrange que cet adolescent sans envergure puisse avoir une telle somme dans son portefeuille - avant de se diriger sur l'entrée marquée par la barrière et la guérite d'un gardien qui le regarda passer avec un signe de tête.

Le batiment, l'ensemble, tout semblait neuf et parfaitement propre, des vitres sans teints à l'extérieur aux murs et revétements parfaitement blancs à l'intérieur. Il y avait peu d'indication pour savoir où aller, mais le jeune homme savait où il allait.
Septième étage, il sortit son badge pour la passer sous le faisceau lumineux . Les portes s'ouvrirent devant son sésame. Toujours aussi blanc, mais une assistante munie d'un sourire un peu plus chaud l'y accueillit.

" Bonjour Léo. Tu n'es pas en retard aujourd'hui ! Tu veux un chocolat ? "

" oui merci. "

" Tiens. Le docteur Merius t'attend dans son bureau. "

Le gobelet brulant dans la main droite, il se dirigea vers le bureau habituel et entra. Un homme d'un certain age lisait des pages de rapport, mais interrompit sa lecture à l'arrivée du jeune homme.
Léo n'attendit pas la permission pour s'assoir. Cette scène n'était que la reproduction de dizaines d'autres, où il avait fini par acquérir certains droits et certaines habitudes.

" Ah enfin. Tout va bien au lycée ? Des soucis depuis la dernière fois ? "

Le jeune homme souffla un peu sur sa boisson avant d'en boire une gorgée avec précaution, conscient encore plus de la présence de l'ange auprès de lui.
Les questions sur le lycée n'étaient que pures politesses. Il avait fini par comprendre que si il était traité gentiment et avec beaucoup d'attentions, sa vie personnelle n'intéressait personne ici.

" J'ai vu des trucs bizarres. "

[L'homme rangea ses dossiers et regarda Léo plus attentivement.

" Des trucs ? de quels genres ? "

L'adolescent hésita, juste un instant. Il n'avait pas vraiment envie de détruire ce joli rêve d'ange gardien venu le sauver, juste pour lui.

" Un homme. De manière précise et détaillée. Répétée aussi.

Il garda pour lui le détail des ailes, et son nom, comme un trésor d'enfant bien caché dans une jolie boite. Le chercheur n'avait pas besoin de tout savoir.

" Bien. Tu le vois seulement ? "

" Non, je peux aussi l'entendre. Et le toucher. "

L'homme prit une feuille où il nota une phrase avant de cocher quelques cases, et se leva, indiquant à Léo de le suivre.

" Nous allons pousser un peu les examens aujourd'hui pour voir d'où cela peut venir. Ce n'était pas prévu au programme mais ce n'est pas la première fois que tu as des réactions paradoxales. "

Les explications venaient, distribuées au compte goutte et rarement complètes, juste suffisantes pour qu'il comprenne plus ou moins ce qu'on lui faisait.
La première salle d'examen était contigüe au bureau du médecin, assez basique, avec quelques appareils et tout le matériel pour lui faire des prélèvements sanguins et le perfuser. Léo se débarassa de sa veste et de ses chaussures avant de s'assoir sur le gros fauteuil. L'infirmière détenait maintenant la feuille du médecin et préparait ses tubes avec.

" Bon je te perfuse en te prélevant ok ? "

Il ne prit pas la peine de répondre autrement que par un sourire à la question rhétorique, la regardant s'installer avec ses tubes, ses aiguilles et la grande bouteille à perfusion, avant de lui poser le garrot.
Du regard, il chercha Lawrence. Etait il encore là ?
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Lawrence
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mar 20 Mar - 23:02

Lawrence pencha la tête de coté, satisfait de voir le jeune homme sortir son portable. Enfin allait il avoir droit à quelques égards et explications? Il déchanta vite, la reponse demeurant plutôt concise, le laissant vite seul avec ses questions. Il ne chercha même pas à répondre au jeune homme, il verrait bien à l'arrivée. Et ça lui laissait du temps pour penser un peu à lui. Le menton appuyé au creu de sa main, il regardait le paysage defiler sans émotions apparentes. Il avait toujours vecu au jour le jour sans réflechir à demain. Aussi, se voir amputé d'un avenir probable, si ce n'est un minimum prévisible, ne le genait pas outre mesure. Il aviserait au fur et à mesure, en faisant taire ce gêne et cette angoisse qui s'étaient nichées dans un coin de son coeur Depuis quand les autres et leur comportement influaient ils sur lui? Lawrence ferma les yeux, image sereine, illustration de la tromperie des apparences. Dans tous les cas, sa longue veste de cuir, les resilles et les vetements noirs qu'il arhborait auraient dans tous les cas détruit cette possible image.

Lawrence ne lacha pas Leo d'une semelle, tandis qu'il payait le taxi puis pénetrait dans un grand batiment, dégainant son badge d'un air habitué lorsque besoin était. Un chocolat lui fut donné, avant qu'il n'entre dans le bureau d'un homme légèrement grisonnant. Il se prostituait pour gagner un peu d'argent de poche avec d'autres vieux pervers ?Lawrence en doutait. Leo s'assit, et lui se tind alors debout derrière lui, une main posée sur le dossier du fauteuil. Incarnation parfaite de l'ange protecteur. Mais de quoi l'avait il protégé jusqu'a présent?

A la mention des choses bizarres, Lawrence fut autant étonné que le professeur, et leva un sourcil inquisteur tandis que son regard pale se fixait sur le jeune homme. De quoi parlait il donc? A la description, somme toute sommaire de sa personne, il fronça les sourcils, tandis que ses ailes se tendaient en arrière, tremblant un peu sous l'agacement. Leo ne croyait pas en lui. Soudainement, il se sentait en symbiose parfaite avec le createur, qui se voit renié de nombre d'humains sur terre, incapable de prouver sa présence, et qui devait continuer à s'occuper d'eux. Il se contint, l'homme parlant alors, dirigeant le jeune homme vers une salle contigüe.Leo s'installa sans broncher, soulevant sa manche pour permettre à l'infimière de le piquer. Et alors, il chercha son regard.

Lawrence était la, bien sur, droit dans l'entrée. Un agacement morne se lisait sur ses traits. Il s'avança, posant un genoux sur le bord du fauteuil, une main sur le dossier, et avançant un visage de fouine inquisiteur prêt de celui de Léo.

"Comme ça tu vois un mec bizarre ?"

Demanda t'il d'une voix trainante. Un sourire dépourvu de toute sincérité étira ses lèvres, tandis que quelques fines mèches noires glissaient sur sa joue.

" Il est sympa avec toi j'éspère? Tu à vraiment une imagination débordante mon petit Léo"

Il lui souffla dans la figure, avant de se redresser, comme assasinant dans l'oeuf cette velleitée d'independance qu'il venait d'afficher. D'indépandance, ou tout simplement d'interaction. Les bras croisés, il balaya la pièce d'un regard neutre, tandis que la jeune femme desinfectait le bras de Leo, s'apprêtant à le piquer.

"Que dois je faire pour que tu crois en moi?"

Le ton était mitigé. Une voix rauque qui avouait à contrecoeur avoir besoin de reconnaissance, alors qu'il avait toujours pretendu pouvoir s'en passer. L'avoeu d'une certaine défaite. Une voix trop particulière et vivante pour être imaginée.
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Leo Hast
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mar 20 Mar - 23:56

Lawrence était bien présent et s'approcha de lui. Il ne semblait pas avoir apprécié sa description comme il le démontra en lui parlant, vouté au dessus de lui comme un croquemitaine de l'enfance. Certes, il n'avait pas grand chose du monstre du placard, avait même semblé un peu banale à part ses ailes d'ange, mais sur le moment, il se montrait parfaitement effrayant à souhait. Léo ferma étroitement les yeux, se mordillant les lèvres pour se retenir de crier, 'essayant de s'enfoncer le plus possible dans son fauteuil pour échapper à l'ange.
L'infirmière méprit son comportement, et se redressa en lui tapotant le bras avec un petit sourire rassurant.

" Ne t'inquiètes pas je ne vais pas te faire de mal. "

Léo secoua la tête, perdu. L'antihthèse entre ce qui se passait réellement et l'infirmière tranquillement penchée sur lui, fermée à ce qu'il voyait, achevait de le mettre mal à l'aise. Si dans l'espace, personne ne vous entendez crier, là on l'entendrait, mais sans voir le loup.

" Ce n'est pas çà... "

Il redressa la tête pour fixer Lawrence qui s'était éloigné, un peu triste, sa question suspendue entre eux deux. Si il avait été vraiment une hallucination, pourquoi avait il réagi, avec ses sentiments propres , d'une manière qu'il ne pouvait pas deviner ? Une hallucination n'avait pas de vie propre, du moins pas aussi poussé, pas avec les sentiments qu'il sentait poindre.
Le regard perdu fixé sur l'ange, il ne sentait pas l'infirmière le piquer, le prélever et brancher la perfusion. Elle regarda, confuse, son expression figé sur ce qu'elle ne voyait pas et échangea quelques mots à voix basse avec le médecin qui revint près de lui.

" Tu me sembles bien agité mon garçon... il y a quelque chose ici ? "

Cela suffit pour le ramener à la réalité. Enfin sa réalité habituelle qui était moins selective en terme de gens qui pouvaient la voir et l'entendre.

" On va lancer IRM pour voir çà, puis nous passerons à l'injection. Nous entrons en phase 4 aujourd'hui, ce qui veut dire que le produit est un nouveau composite. Je ne te donne pas d'indication sur les effets. "

Pour ne pas fausser les résultats en l'induisant en erreur. Il y avait parfois des indications données, fausses ou réelles, pour voir à quelle point elles pouvaient influencer sur les produits qui lui avaient été injectés. Mais apparement, ce ne serait pas le cas aujourd'hui.
L'infirmière revint, porteuse d'un plateau sur lequel reposait une petite seringue.

" En attendant Lise va te faire une petite injection pour te détendre. "
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Zahikel
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 5:48

Froid, palais majestueux où le blasphème est roi, où la chaire n'est qu'une putride arborescence, à la cime d'un iceberg, prêt à déchirer l'humanité encore saine, de ses atroces racines, enlaçant à étouffer toute conscience.
Elle s'élève haute et fière, nouvelle Babel, à l'injure albâtre et reflets dissimulés, narguant les cieux d'une présence effacée.

"Le Monde pullule d'étrange et de mystère, et nombreux sont ses hommes qui se veulent lumières, à effacer toute ombre, à n'imposer qu'une seule vue, qu'un seul angle, sans nuance: ils appellent cela "Vérité".
Définissant l'existence de savantes combinaisons, qu'ils sentent maîtriser, l'homme est un desespèré à avoir raison."


L'homme se dresse, contemplant l'injure des lieux, alors qu'une brise légère caresse quelques mèches d'ambre, aux suggestions vaporeuses, il tourne alors ses yeux vers sa frêle compagne, créature ambiguë.

"L'on perd sa vie à quérir trop de réponse.
Ici un drôle de temple, figurant l'avenir, mais ne t'inquiète pas"
, ajouta-t-il d'un sourire,
"u n'y risques rien, en mon ombre."

L'étrange couple gravît une à une, les étapes, l'homme au regard d'or est garant de précieux paquets, qu'on ne saurait confier à un quelconque subalterne, si le gardien se leva pour l'arrêter, il stoppa son geste, soudainement apaisé, laissant l'intrus pénétrer le cénacle immaculé.
Continuant l'ascension les rapprochant un peu plus d'atroces secrets, une jeune femme au masque de convivialité leur barre le passage.
Sourire tranquille et regard mielleux, Zahikel affiche ses bagages raffinés, l'assistante du Docteur Merius l'accueillera, dissimulant sa surprise:

"-Oh mais, Mr Kadamon, vous n'êtiez pas obligé de vous déplacer!
Nous vous aurions envoyé quelqu'un!

-Allons, allons", dit-il, d'un ton amusé,
"croyez-vous que je pourrai confier un tel ouvrage au premier venu?
Ses écrits inestimables requièrent plus de tenue, et ce n'est que remis à son destinataire et garant éphémère de son état, que je serai rassuré.

- Mais...
- Mademoiselle, ponctua-t-il d'un sourire d'ange,
voyons, ne gâchons pas plus de temps en quelques babillages, certes charmants, menez-moi en son antre, voyons, et tout sera réglé rapidement.
- Mais le Docteur Merius à...
- Un rendez-vous? N'ayez crainte, je n'offusquerai pas ses patients, je sais qu'il n'a pas d'urgence actuellement, mon assistant et moi-même ne craignons pas la vision de quelques piqûres ou prises de sang.
Allez vous me faire purger une peine éternelle? Ou me conduire enfin à ses bureaux?"

Le ton est enjoliveur, le regard doux d'un séducteur, mais la volonté imposée, qu'on ne pourra braver. La jeune femme soupire, abdiquant face à l'énigmatique personnage, après tout, ce n'est pas comme s'il était dangereux, le bibliothécaire, et puis, il pensera à un quelconque bilan de routine.
Il a l'air si pressé, et le Docteur Merius, sera heureux, enfin de compte, de recevoir le rarissime manuscrit, que Kadamon lui avait promis.
Oui, il n'y a rien à craindre...

7ième étage, un badge qui jaillit, brisant le faisceau, la caverne se dévoile, elle et ses trésors pudiques, la secrétaire s'éloigne, prévenant l'éminence d'une arrivée dérangeante, qu'on ne peut pourtant éviter.
Mr Kadamon, qui se dresse là, avec toute épée, un ouvrage de renom, observant tour à tour, d'un regard aiguisé chaque protagoniste, si le chercheur est gêné, il n'en montre rien, soudainement oppressé, il se contentera d'un accueil chaleureux aux deux nouveaux arrivants.

Zahikel salue le jeune prisonnier de perfusions sanglantes, semblant s'attarder peu après, en un sourire vers l'être ailé.
Son assistant à ses côtés, lui, ne pipera mot.
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Lawrence
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 10:51

Lawrence semblait décidé à demeurer muet maintenant. Il observait les opérations, de loin, mais ne put empêcher un fremissement de parcourir ses lèvres lorsqu'il fut question de piqure pour détendre. Nonchalement, il s'avança, tendant la main vers le plateau de l'infrimière. Il regarda fixement Leo, avant de faire basculer au sol la petite seringue d'une pichenette. L'infirmière prêt de Léo se détourna avec agacement vers son assistante, tandis que Lawrence le fixait du regard, l'index encore tendu, comme figé dans le geste qu'il venait d'éffectuer.

"Etrange coincidence"

Constata t'il d'une voix sans passion. Dans un coin de sa tête, un petite voix - peut être sa raison, mais il avait souvent douté de sa présence - lui rapellait qu'il était sencé proteger et rassurer Leo, et non pas le troubler alors qu'il fallait apparement un certain calme. Mais d'un autre coté, s'il continuait à le considerer comme une hallucination, il lui serait difficile de se faire entendre. Et de surcroit, ce labo ne lui inspirait qu'à moitié confiance. Il avait déjà entendu parler de personnes jouant les cobayes pour la science, et pour cause, il l'avait fait une fois, pour gagner un petit bonus d'argent de poche. Cela avait strictement surveillé, dans un cadre legal, et non pas en secret dans une tour d'ivoire.

Proteger quelqu'un signifie penser à lui et à son environnement. Dure tache que jusqu'à present, lawrence n'avait que rarement experimenté. C'était donc cela, le message de Dieu? Ouvre toi aux autres pour obtenir ta redemption? Il détestait qu'on lui indique un chemin à suivre.

Un homme entra dans le laboratoire, le coupant dans ses pensées. Et pour cause : Cet homme la lui laissait un sentiment diffu, sortit de nul part mais incontestable, du même ordre que ses certitudes envers ce qu'était ses devois de gardien. Le sentiment qu'il était plus proche de Dieu que d'eux même. Voila de quoi le placer d'office dans la categorie des personnes indésirables. Il sourit à l'assistance, et son regard s'attarda un court instant sur le gardien. Rien d'étonnant, après tout. Lawrence déglutit, indécis quand à la conduite à adopter. Le seigneur attendait peut être une réverence? Dans tous les cas, c'était du plomb qui pesait sur sa nuque alors.

"C'est fou comme le monde est après la mort, une vrai boite de nuit VIP"

Déclara t'il avec un sourire forcé, Il replia un bras devant lui, abaissant quelque peu la tête, dans un signe de respect quelque peu factice.
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Leo Hast
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 18:38

Malgré ce que pensait le médecin, Léo n'était pas agité - tout juste un peu anxieux était le terme, mais qui ne l'aurait pas été devant cet ange un peu trop sombre posté devant lui - et l'idée de la sédation ne l'emballait qu' à moitié, mais il n'avait pas son mot à dire dans la décision médicale. Il leur avait offert son corps pour leur recherche, contre de l'argent, et si l'échange ressemblait un peu à ce lui d'Esaü offrant son droit d'ainesse pour un plat de lentille, il avait fini par accepter et prendre l'habitude, de les regarder faire de loin et de constater les résultats d'un oeil clinique. Il n'en mourrait pas. Pas directement du moins, mais il commençait à voir plus loin, à imaginer des effets de plus en plus violents ou délétères. Et d'effets secondaires en effets secondaires, qui pouvait prévoir ? Il supposait que cela aussi faisait parti de l'étude effectuée sur lui.

Lawrence poussa la seringue du plateau qui chut dans un bruit mat. L'infirmière regarda le gachis avec un agacement certain, se baissant pour ramasser l'objet et le jeter dans la poubelle avant de retourner en préparer une autre avec dextérité sous le regard agacé du médecin.
Mais pas de Léo. Lui restait fixé sur l'ange qui avait fait tombé la seringue. Il l'avait fait tombé. Les conséquences étaient vastes, effrayantes, et dur à assimiler.
Dans le désordre, un ange gardien, une mort dans un futur proche probable, la réponse à une question qu'il ne s'était jamais tellement posé sur l'existence de Dieu, tout çà réveillait des peurs qu'il ne s'était jamais su avoir. Comme appréhender tout çà ? Au final, l'incroyance était un mode d'autodéfense comme un autre face à quelque chose de trop effrayant. Lawrence venait de lui oter çà, certes dans le but de lui offrir quelque chose d'autre en échange, un gardien pour lui, mais cette notion, Léo ne l'avait pas non plus entièrement compris. Qui aurait eu envie ou besoin de le protéger, lui ?

La porte s'entrouvrit, laissant entrer un homme qui ne semblait nullement à sa place en ses lieux. Suprèmement serein, il avançait sans hésitation, sans aucune surprise à le voir sur son fauteil, entouré du staff médical, et pourtant rien sur lui ne laissait penser qu'il pourrait appartenir à l'équipe médicale. Il était là, et sa simple présence attirait Léo comme une lumière séduit un papillon.

Le docteur se détourna de Léo avec un signe pour l'infirmière de poursuivre, fixant le nouvel arrivant avec quelque chose approchant de la gène, et non pas la colère ou l'agacement qu'on eut été en droit d'attendre d'un scientifique dérangé dans son travail sans qu'aucune raison particulière n'ait été émise.

" Vous n'auriez pas du vous donner la peine de vous déplacer. "

Le médecin, nerveux, se rapprocha de Zahikel à grands pas.

L'adolescent profita de ce que tous les regards s'étaient fixés sur l'homme pour se recroqueviller sur son siège, cherchant à échapper à tous ces regards, à toutes ces sensations et sentiments contradictoires face à ces humains et ceux qui ne l'étaient pas. Le petit mot ironique de Lawrence lui fit serrer les yeux - est-ce que tout disparaitrait quand il les rouvrirait ? -
L'infirmière finit son travail, lui injectant le calmant et caressant doucement les cheveux de cet adolescent visblement dans la détresse.
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Marie M
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 22:23


Ombre de Mr Kadamon, Marie a suivit le bibliothécaire jusque la tour de la science. Il avait d’abord prit très mal cette idée de venir se mêler au monde extérieur, et surtout dans un endroit ou l’observation était monnaie courante, mais aussitôt sa curiosité dévorante avait prit le relais, et il avait envisagé l’aventure avec intérêt. Il avait néanmoins suivit son « patron » en tremblant. Chaque parole échappé des lèvres de Zahikel n’était jamais perdue lorsque son assistant se trouvait auprès de lui. Marie était un vide qui aspirait toute connaissance assimilable, et n’oubliait rien.
« L'on perd sa vie à quérir trop de réponse. Ici un drôle de temple, figurant l'avenir, mais ne t'inquiète pas tu n'y risques rien, en mon ombre »
Tu n’y risque rien… Marie en doutait grandement, mais il comptait de toute manière mettre ses pas dans ceux de Kadamon.

C’est donc derrière son maître que le jeune assistant monta les marches, les obstacles s’effacant devant eux comme par magie. Une magie qui n’avait de cesse de fasciner Marie, qui malgré sa fréquentation assidue de l’homme n’avait toujours pas trouvé son origine.

Durant tout leur périple, Marie n’ouvrit pas la bouche, se contentant d’observer en ouvrant grands ses yeux, et cela jusqu'à la fin de leur périple, leur entrée dans le labo où se trouve un jeune homme entouré surtout d’objets aux apparences d’outils de torture… Aux yeux de Marie, ceci rappelle trop une époque de sa vie, pas si lointaine que ça… Il reste donc quelques pas derrière Mr Kadamon, effaçant sa présence, mais dévore des yeux tout ce qui l’entoure. Ses yeux à lui ne peuvent dicerner Lawrence, mais il perçoit son aura, à quelques pas, et cela le perturbe.

Ce jeune assistant ressemble étrangement à Mr Kadamon, mais il est beaucoup plus frêle, plus perdu, et bien sûr… Ce n’est qu’une créature mortelle. Il pose donc ses yeux sur ce qu’il peut voir, et c’est Léo qui entre dans son champ d’observation. Contrairement à Mr Kadamon, Marie eut une réaction en le voyant perdu parmit les seringue. Une réaction discrète, localisée au niveau des yeux, d’intense souffrance, et de peur panique.
Le médium se plaça encore plus derrière son mentor, non sans continuer à fixer Léo. Qui semblait lui aussi attiré par le bibliothécaire, mais qui ne l’était pas ?

Marie était tellement anonyme, son corps frêle perdu dans ses habits trop grands prenait tellement peu de place dans le monde, qu’il passa inaperçu.
En voyant une femme injecter quelque chose au garçon assit dans le fauteuil, il se recula, ne pouvant supporter cette vision, ou il se voyait lui-même à la place de torture. Marie baissa les yeux, se renfermant sur lui-même, et se rapprochant sans y penser de Mr Kadamon, comme pour se protéger du monde extérieur trop dangereux, les mèches ivoire de ses cheveux court lui glissant devant les yeux, rempart naturel contre les regards.
Mr Kadamon, Monsieur… Pourquoi est ce que vous m’avez fait venir ici ?
Si l’Ange supérieur avait à cet instant pu voir son regard, c’est assurément l’interrogation muette qu’il eut pu y lire, ainsi qu’un appel à l’aide terrifié.
Partir d’ici… Il faut partir d’ici…
Marie ressentait quelque chose de mauvais dans cet endroit, de malsain…
Et même... Un danger?
Sa main au longs doigt attrapa un bout de la chemise du bibliothécaire, le serrant de toute ses forces comme ferait une petite fille en détresse.

_________________
S'te plais laisse moi tomber... amoureux dans l'escalier.
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Zahikel
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 23:17

Petite souris prise aux pièges, qui s'agitent, furtive et inquiète, diffusant, sans en avoir conscience, ses craintes et tourments.
L'être de sérénité, lui renvoie un sourire attendrie, apaisant, entourant ses épaules d'un bras réconfortant, protecteur, poigne d'acier, poigne dorée.
Tout son être s'entoure d'un étrange bouclier, contrant l'horreur, illuminant l'obscur d'une apaisante chaleur.
Presque oublieux des autres présences, assignant pourtant un bref mouvement de tête, comme reproché, au gardien invisible.
Zahikel, s'est approché de l'objet des tourmentes, obligeant Marie à le suivre, en ses ondes protectrices, s'approchant beaucoup trop dangereusement du fragile cobaye, aux yeux du savant fou, trop dangereusement...
Mais avant que celui-ci ne puisse agir ou prononcer un mot, une alarme assourdissante se déclenche, prévenant le fléau de brûlures trop ardentes.

Le bibliothècaire lève les yeux, comme questionnant l'ampoule rouge lumineuse qui les inonde d'urgence.
Il regarde le docteur affolé, et toute sa troupe désordonnée, et d'une étrange exclamation:

"Je crains de devoir vous remettre cet exemplaire de L'enfer de Dante, plus tard.
Il serait ironique qu'il soit lui-même, dévoré par les flammes.
Tout en resserrant son étreinte sur Marie.
Le mieux est d'évacuer les lieux, je le crains.
Votre patient semblant un peu groggy, et le temps que toute vérification se fasse, je vous propose d'en prendre soin, dans l'alerte, vous aurez beaucoup à faire, et cela ne me dérange pas outre mesure.
Il ressemble beaucoup aux lycéèns arpentant mes murs."

Les paroles étaient douces, mais implacables, si le médecin eut un doute, celui-ci fut très vite balayé d'un regard inflexible.
Et sans attendre de réponse, l'homme à l'aura écrasante, se défit de Marie pour saisir le pantin de la science; que l'infirmière avait rapidement libéré de toutes enclaves; il le souleva, comme d'une poignée de plume.

"Ne laissez pas l'inquiètude vous envahir, nous sortirons tous, loin de ses murailles, oui, tous..." lançat-il, d'un regard songeur au gardien ombrageux,
" pour un temps au moins, celui de ne plus être assiègé, une trêve dans le quotidien."
Et d'un murmure, d'ajouter:
"Car, voilà tout ce que je vous offre, un court moment de répit, le temps de reprendre votre souffle, avant de courir à votre vie."

Et il s'éloigne tranquillement, transportant le corps apathique de Léo, suivie de son ombre fidèle...
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Lawrence
Invité



MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Mer 21 Mar - 23:53

Lawrence était débout, quelque peu sceptique au coté de Leo. Celui semblait paniqué soudainement, et il songea alors qu'il en avait peut être fait un peu trop. Mais que celui ci le considère comme le fruit de son imagination lui était intollérable, alors que le jeune homme était la dernière chose qui pouvait lui permettre d'affirmer qu'il existait. Lawrence se rapprocha de Leo, repliant ses ailes dans son dos, et reporta son regard sur Zahikel. Celui ci, sur de sa prestance et de son égo l'ignorait, tout comme Léo. Si la pure détresse humaine de Léo avait eu quelque mal à faire resonner un retentit quelconque dans son coeur, un tel comportement par contre ne pouvait que le mettre en rogne. Cet homme - ou quoi qu'il soit - ne semblait se soucier que de lui même. Même la façon dont il passa un bras autour des épaules du jeune homme pâle à son coté, dont le gardien n'avait jusque la pas vraiment perçu la présence, tellement celui ci se retrouvait noyé sous celle du gardien superieur.

L'infirmière posa la seringue du bras du jeune homme, et déjà celui ci se detendait sous l'effet des anxiolothiques. Si la scène eut put paraitre étrange ou cruelle, elle ne l'était que de loin. Ce n'était pas la cruauté en ces lieux, mais la science. Du moins était ce les pensés du scientifique ici present. Léo lui, ne pensait déjà plus. Lawrence n'avait jamais eu de réel contact humain. Il y aurait certainement eut quelque chose à faire...Mais la présence de Zahikel le tendait comme une corde prêt à rompre, indécis quand à ce qu'il pouvait, et ce qu'il devait, faire. Un leger mouvement de tête adressé à sa personne, et peu après il était la, tout prêt. Ainsi que le bruit strident qui resonna soudain dans les tympans.

Une longue tirade, comme apprise par coeur, et l'homme se saisit sans plus de cérémonies du corp de Léo. L'infirmière eut tout juste le temps d'ôter la perfusion, déchirée entre son devoir profesionnel de rester auprès du jeune homme, et la sensation que tout irait bien auprès de Zahikel, sensation inexplicable mais soudainement ancrée en elle. Lawrence herissa les ailes, subitement tiré de sa vague torpeur.

"Hey, lachez le !"

Ses longues jambes firent le tour du siège avec une certaine rapidité, avant qu'il ne tende la main et ne saissise le bras de Zahikel d'une main osseuse semblable à celle d'une araignée. Il n'éxistait pas aux yeux des humains? Il n'était pas sencé interagir ?Peu importe, cet homme la pouvait le voir, et quel que soit le malaise inexpliqué qu'il ressentisse face à lui, cela ne lui donnait pas le droit de s'imposer seigneur en quelconque lieu ou il vienne, et encore moins d'emporter Léo avec si peu de sommations. Il était son gardien non? Alors, qu'on le lui laisse !

"Laissez tomber vos poesies, de quoi vous vous mêlez?"

Le scientifique était déjà partie, bien heureux d'échapper à cette situation pour le moins embarassante grace à ce joli pretexte offert sur un plateau également, et l'infirmière venait de prendre le même chemin.
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Leo Hast
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Jeu 22 Mar - 1:02

Léo n'avait pas conscience de la présence du jeune médium dans l'ombre de Zahikel dans la pièce. Un peu trop insignifiant par rapport à toutes les autres personnes présentes, une ombre un peu plus pale que les autres mais dont la vie propre semblait avoir été volée, un détail trop pale pour que le garçon sédaté puisse en prendre conscience autrement que comme quelque chose qu'il avait vu sans la regarder et comprendre ce que c'était.

L'alarme incendie, stridente, lui fit battre le coeur plus fort mais ne déclencha pas ses émotions, au contraire de l'infirmière qui semblait perdue à ses côtés, entre son devoir médicale et une espèce de bataille d'influence qu'elle ne savait pas avoir déjà perdu. En quelques gestes mécaniques, elle retira la perfusion du bras de son patient pour le laisser à nouveau libre de ses mouvements, puis dégagea pour laisser le champs libre à cet homme trop présent pour être vraiment humain. Puis elle suivit le médecin, son esprit oubliant plus ou moins la scène dérangeante pour se fixer un objectif plus clair, celui de s'occuper de cette alarme incendie qui mettait en danger tout le labo et des années de recherche.

Léo ferma les yeux quand deux bras forts se refermèrent autour de lui, le soulevant du siège sans aucun effort. Entre la sensation et ce qui lui avait été injecté, il avait vraiment l'impression de flotter dans un autre monde, une espèce de brume épaisse qui l'empéchait de réfléchir de manière ordonnée. Ce n'était peut être pas un mal, sinon il se serait perdu dans les méandres de ses angoisses et de ses interrogations. Se voir asséner les réponses de question qu'on avait pas posé n'était pas le plus grand bonheur attendu, n'en déplaise à sa prof de philo. L'incertitude, était, au final, une valeur bien plus sure. Du moins si l'on préfère garder sa psychée en un seul morceau. Qu'il ne soit pas assez fort pour supporter, ou juste un adolescent un peu paumé, Léo appréciait cet état de non sens dans lequel le médecin l'avait plongé de manière artificielle.

Puis la voix de Lawrence résonna. Une voix rauque qui ne devait pas être habituée aux mots doux, quelque peu vindicative à l'instant. Réagissant à la sensation, Léo se tendit. Il se savait y être pour quelque chose, à la véhémence de cette voix là. Encore coupable ? Oui et non, le terme était à discuter.
Lawrence.... ô combien le contact de ses plumes avait été doux et addictif.
Le jeune homme tendit le bras, à peine, presque seulement la main, pour effleurer son gardien qui venait près de lui. Maintenant que son subconscient pouvait prendre le dessus, il savait lui, que l'ange était là juste pour lui, qu'il en avait besoin, et qu'il y croyait.
Après tout ce qui lui avait été injecté, il aurait probablement cru au père noel aussi, mais l'ange gardien était le seul présent dans la pièce.
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Marie M
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Jeu 22 Mar - 1:41

Marie tremblait de plus en plus, s'agrippait de plus en plus à Mr Kadamon, posant ses yeux terrifiés sur sa personne, se collant à sa présence si rassurante. Et enfin ce qu'elle attend, un sourire. Un sourire limpide et calme, apaisant son petit coeur qui bat trop vite et trop fort au point de lui faire mal. Elle a peur encore, mais la panique a disparu. Il l'entoure de ses bras, et les tremblement s'apaisent, il dissimule le spectacle horrifiant.
Mais... mais il l'en rapproche finalement, et Marie traîne les pieds, se fait lourde, elle ne veut pas s'en approcher du "prisonnier", elle ne veut pas... Elle ne peut pas résister contre la poigne qui l'entraîne... Mais curieuse curieuse, elle tend le cou pour voir le visage du garçon léthargique, pour apercevoir son regard. Etrange dualité, son corps résiste, sa tête anticipe...

L'alarme la fait sursauter, et dirige sa terreur vers un autre objet. Elle regarde autour d'elle d'un air desespéré, cherchant ou s'enfuir, cherchant la sortie.

*Dehorsdehorsdehorsdehorsdehorsdehorsoucestdehorsminceminceohmondieuohmondieuohmondieu...*

Elle veut entraîner le bibliothécaire à sa suite, mais elle veut aussi rester près de lui, son seul îlot de sérénité.
Pourquoi Monsieur ne voit-il pas qu'il faut quitter cet endroit, s'enfuir? Pourquoi est ce qu'il ne fait rien?
Son poul recommence à s'accélérer, mais l'étreinte rassurante se resserre, et elle se calme... Un peu. Elle reste debout sans bouger maintenant, observant. Elle écoute tout de même, et ce qu'elle comprend la perturbe. Il veut emmener le garcon? Pourquoi? Mais ça va être trop long, il faut partir maintenant.. Tout de suite... Non.. Il part il la laisse...
Marie cherche quelque chose à laquelle se raccrocher, une autre présence... Elle en sent bien une mais elle ne voit personne, et cette présence n'est pas amicale.. Elle préfère se réfugier derrière Zahikel, comme d'habitude, il la cache aux yeux du monde.

Et la présence hostile se rapproche. Marie regarde partout mais ne voit rien. Et cela lui fait peur ( pour changer ). Elle sent quelque chose près d'elle, surtout près de Mr Kadamon, mais par conséquent près d'elle. Et cette aura est vraiment en colère... Marie tremble encore... Mais elle n'ose pas s'approcher de son mentor, il est accaparé par ... A défaut de lui donner un autre nom, elle l'appelle "la chose". Une chose qui ne lui veut pas que du bien.

Son incroyable perception des flux d'humeur de ceux qui l'entourait lui fit sentir quelque chose d'étrange. Le garcon dans les bras de Monsieur Kadamon... Il semblait lui aussi réagir à quelque chose. A "la chose" plus précisément. Il tendit même le bras vers ce qui n'était que du vide aux yeux de Marie. Elle, elle fixait ce vide qui semblait remplis pour d'autre yeux, elle le fixait de ses yeux dorés grands ouverts.

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Zahikel
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Ven 23 Mar - 3:32

Petite Marie aux abois, petite Marie je veille sur toi...
D'autres aussi, auront besoin d'appuis, d'attention.
Se sentir exister, n'est ce pas merveilleux? A travers un être, à travers ses yeux, être miroir d'eau vive, continu, diffus, qui abreuve et apaise...
Épanchant toutes sensations asséchées, et même l'avare sec, se mettrait à pleurer, des larmes généreuses...

Hâtif, il avait été un peu trop hâtif, et brute aussi, oublieux un temps de sa retenue habituelle, de sa distance et réflexion.
Pourquoi? Que pouvait expliquer cette perturbation dans sa vie de stagnation d'émotion?
Quel était l'élément qui avait enrayé, un temps, le rouage d'une mécanique divinisée, machine à traiter, à guider, à se contenir, à se retenir, à en oublier ce qu'il avait pu être.
Qui avait pu, se glisser, et là, entachée le brillant de l'armure d'un minuscule grain?
Grain doré, sable d'or, qui le dévisageaient inquiets, tressautant et fuyants, tempêtes qui soufflait, ondulait et se glissait, plus encore, se greffant à lui, sculptant d'autres possibilités, effaçant monotonie, construisant...
Quoi?

*Ne le prenons pas pour Galatée*

Car tu n'es pas Pygmalion, simple Zahikel, serviteur de Dieu, astreint à guider les autres, toi qui te perdîs...
Et pour une fois, une rare fois, l'homme s'arrête, coulant un regard triste vers le gardien désespéré:

"Je ne vous volerai pas votre raison d'exister.
Gardiens comme les fées d'antan, ne perdurent qu'avec la foi des êtres les aimant..."


Il se laisse secouer, l'homme à l'Aura décuplée, celui, qui, arbitre et parfois bourreau, se laisser ébranlé, se faisant plus proche, à cet instant, de l'homme, que de la divinité.
Comme confirmant les mots magiques prononcés, Léo brandit sa main, en quête d'un Graâl fait d'une volée de plumes.

Il lui tend le Pierrot constellé d'étoiles noires, regard fugace aux caméras désormais éteintes:

"Prenez-en soin tant qu'un oeil humain n'y prend pas garde.
Restez près de moi, et tout paraîtra normal"

Le bibliothécaire tout à l'heure décontenancé s'est repris, rangé en ce rôle marbré, il se laisse à contempler la créature en terreur constante... Et tend la main vers elle, effleurant d'un geste doux, ses mèches argentées, d'un sourire pensif, il lui prend la main:

"Ferme les yeux, Petit Prince, on ne voit jamais bien qu'avec le coeur."
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Lawrence
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Ven 23 Mar - 13:08

Leo tendit la main, effleurant une aile qui passait par la, agitée comme la queue d'un chat.Ses yeux étaient clo, et l'ange gardien n'avait pas l'impression qu'il soit plus présent qu'en apparence. Le bras sous sa main rêche lui semblait étrange, sans qu'il puisse déterminer en quoi. Qui était donc cet homme ?Lawrence doutait que ce soit sa poigne qui le fit s'arrêter. Dans tous les cas, l'homme se retourna vers lui, coulant un regard quoi aurait fait fremir d'envie un cocker battu, dépassé par plus grand que lui dans sa discipline championne. Et avec cela, quelques mots tout aussi opaque que son comportement, et une expression indéchiffrable qui semblait à Lawrence bien trop proche de la pitié à son gout. Sa raison d'exister? Qu'il n'aille pas tout mélanger. Ce gosse était ce qui lui permettait d'exister pour le moment, voila tout !

Sans écouter plus encore les paroles énoncés, il récupera le corp de leo contre lui avec une vigueur qui ne lui était pas coutumière. Il était étrangement léger, ou était ce lui qui percevait desormais les choses différement? Il se courba quelque peu au dessus de lui, repliant un court instant ses ailes autours du jeune homme. Lawrence n'avait jamais eut l'occasion d'être particulièrement proche physiquement de quelqu'un. D'une personne qu'il ait envie de proéger. En cet instant, qu'ils lui étaient genants, ces 2 inconnus. Ou salvateurs. Il ressera quelque peu son emprise sur le corp amorphe du jeune homme.

"Je vais vous suivre. Mais après, vous m'expliquerez tout"

En 2 pas, il fut à coté du gardien superieur, le visage fermé. Il se sentait presque honteux de son comportement, sans trop savoir pourquoi. Depuis qu'il était gardien, il n'avait plus l'impression d'avoir de prise sur ses souvenirs et ses sentiments : Nombreux lui avaient été imposés sans qu'il ne les vive. Et même si faire la différence était hardu, il sentait que le respect religieux qu'il ressentait face à cet homme était du même ordre que ces étranges souvenirs quand à son devoir de gardien : Factices.
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Leo Hast
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Ven 23 Mar - 14:40

Il y avait un laboratoire d'essai et de recherches thérapeutiques, au sein d'un immeuble qui tenait plus du blocus sous ses abords discret d'immeuble neuf et reluisant. Un labo dernier cri, au personnel compétent, qui, étrangement, avait déserté leur terrain de jeu pour aller voir ce qui avait déclenché une alerte incendie, leur subconscient les ayant convaincu qu'ils ne devaient pas rester auprès de cet étrange peronnage qui perturbait toutes leurs croyances. Le système de surveillance vidéo lui même semblait court circuité, plongeant les vigiles dans des émois d'agitation stérile. Un tel dysfonctionnement mériterait de limoger la société qui s'occupait de vérifier la sécurité pour en embaucher ensuite un autre, choisi et trié sur le volet.
Au milieu de ce labo, avait été abandonné sur un fauteuil moletonné une perfusion qui avait eu à peine le temps de servir, la veste d'un gamin qui n'avait pas pu la remettre, et, surtout, trois personnes agitées. Sur ces trois personnes, deux n'appartenaient pas à ce monde, et la troisième ne semblait y être qu'en intermittence, trop effrayée pour révéler une quelconque personnalité autre que celle de la souris, qui, à défault de s'enfuir, rester dans l'ombre.
Des deux autres, l'une brillait dans ses propos obscurs chargés d'un sens secret, stéganographe d'un ancien temps qui portait sur lui la clé, si un cryptographe zélé désirait le comprendre. L'autre, plus sombre, plus humain dans son role de gardien, se dressait avec un zèle mal assumé du misanthrope qui découvre qu'il ne peut pas toujours ignorer les autres vivants autour de lui.

Et au centre de tout çà, petit détail oublié mais raison première de la cohue angélique, un pauvre mortel voguait entre rêve et réalité, oublié de tous jusqu'à n'être qu'une poupée qu'on échange de bras en bras pour le plaisir de le protéger. Le rôle de la princesse en détresse était pour aujourd'hui celui de la belle au bois droguée.

Le contact avec Lawrence lui fit entrouvrir les yeux - l'ange avait gagné semblait il, puisqu'il se laissait porter par une hallucination et un sourire désenchanté s'afficha sur les lèvres blanches.
Ils les laissaient décider du sort qui lui arriverait.
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Marie M
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Ven 23 Mar - 16:36

Petite présence invisible, mais toujours présente à son grand dam, Marie se pose des questions encore et encore. Marie a toujours peur, et sa crainte ne disparaît pas, ne risque pas disparaître, surtout lorsqu'il voit Monsieur tendre le jeune qu'il avait dans les bras pour le donner à...
Du vide.
Du moin il serait tenté de l'appeler du vide, vu qu'il n'y voit rien, mais c'est a l'emplacement de cette étrange aura de colère..; Et Marie serait presque capable d'y distinguer une silhouette dans cet espace, mais il craint de découvrir quelque horreur non encore dévoilée, et puis là, à cet instant de doute intense, il sent l'ombre de son mentor s'étendre sur lui, et il fixe la main qui lui effleure les cheveux avec espoir. Peut être a t-il une explication? Mais oui, il a toujours une explication, c'est toujours lui qui lui explique le monde et ses mystères...
Marie sent la chaleur de sa main dans la sienne, comme lorsqu'il est vnu le chercher dans sa prison blanche, sa prison aux murs de coton, et il ferme les yeux, comme on le lui demande. Il ferme les yeux très fort, mais en retour agrippe la main offerte comme si sa vie en dépendait.
Voilà.
Il n'y a plus qu'a suivre le mouvement maintenant, et c'est ce qu'il va faire, en essayant d'oublier le vide qui semble être plein, l'être qui flotte dans ce vide, cet être qui semble encore plus fragile que lui même, mais dont Mr Kadamon s'interesse, et si Mr Kadamon s'y interesse, alors c'est qu'il est important, alors il ne faut pas y prêter attention et suivre.
Marie va trébucher c'est sûr, mais ça lui arrive même les yeux ouvert et là, il sent la main dans la sienne, et rien ne pourrait le rendre plus heureux.

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Zahikel
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MessageSujet: Re: Laboratoire de recherche Ungenitus   Lun 26 Mar - 6:35

Miséricorde, traîne de Dieu,
Tant de mains tendant leur espoir, vers ce lendemain trompeur, tant de doigts accrochant un morceau de ciel, se protègeant des meurtrissures solaires, effaçant larmes et peines, à loisir d'être guider, presque sereine?
Etait-ce cela?
Etait-ce d'un peuple crédule, dont il était roi?
Une fatalité acceptée, une foi appliquée, que la perte n'éprouverait, pas plus que la douleur, un troupeau prêt à se jeter sans peur dans un brasier vénéneux pour peu que le très haut leur en donne l'ordre?
"La foi est la consolation des misérables et la terreur des heureux."
Vauvenargues

L'homme avait été fougueux, et sa furie l'emporta bien loin, il refusait d'être asservit par ce genre de donne, choisissant de se construire son propre chemin, il renia tout.
Échappant aux volées de larmes, se battant avec hargne, n'écoutant plus que ce qu'il croyait être bon, l'homme appliqua ses propres principes, loin de toute interprétation biblique, il refusa l'idiome de la pureté sans trace, il se salît les mains plus d'une fois, tombant peu à peu dans le déclin, face à une humanité qu'il pensait meilleure.
Mais voilà, il avait renié, et commit bon nombre d'erreurs...

Le sang imprimant ses mains pourrait-il un jour disparaître?
Non.
Tatouage éternel, qui le reliait aux flammes, qui, chaque jour, le dévorait, peu à peu, tel Ptolémé qui en fit cadeaux aux âmes, il avait subit le jugement et courroux des cieux, subissant la torture éternelle, sans jamais se départir d'images cruelles...
Et puis un jour, le calme, la douceur, un paisible haleau qui l'enveloppe, l'enlevant de toute douleur, l'homme redresse la tête, et contemple, interdit, la prestance d'un Divin, qu'il maudît.
Marqué du sot d'une déchéance, et pourtant sauvé.
Seconde chance?

L'homme s'était tant donné, qu'il se voit chaque jour, un peu plus dépossédé, et chaque jour, il s'éloignait, car ce qu'il donnait, il ne pouvait accepter de prendre en retour, se faisant esclave de ses propres sentiments, enfermant ses émotions, sacrifiant ses sens, pour...
L'humanité?
Car il le juge ne doit être bouleversé, car le guide ne doit être troublé par les réalités humaines, il doit s'élever, muselant ses envies, s'oubliant pour mieux servir, le révolté de Dieu, devenait son plus fidèle serviteur, Zahikel, sombre pécheur...
"Je préfère modérer mes joies que réprimer mes douleurs."
Sénèque


Moiteur électrique, l'air chargé, semblait prêt à étrangler la moindre vie qui oserait respirer, le chaffeur du Taxi n'osa émettre un mot, oubliant de se poser des questions sur ses trois personnages qui avaient investis son véhicule, fermant les yeux sur l'aura dévastatrice du plus âgé d'entre eux, oublieux d'un endormi et d'une petite souris.
Les questions les taraudaient tous, les rongeant, avec l'intensité féroce de l'ultime, de ses questions dont la réponse décidera de l'avenir, pour un temps du moins.
Mais Zahikel en était loin, tenant seul, la main de Marie, comme s'accordant ce seul répit, cette seule ancre dans un quotidien trop éloigné, des petites choses humaines.
Le bibliothécaire n'avait pas répondu aux invectives, se contentant, lointain, d'indiquer le chemin de son antre au chauffeur, laissant chacun dans ses brûmes, plus ou moins surfaites...

Factice? Rien ici ne l'était, car la douleur poignante se faisait des plus étroit mausolée, dont aucun ne pourrait s'échapper, mais cette lueur, ce phare ci, comme encore consumé d'erreurs passées, et qui, resplendissait, là, de vies accumulées, d'une sagesse impalpable, de ceux qui ont souffert et vécu, de ceux qui, pourtant, ne rient plus vraiment?
L'on est toujours impressionné par plus grand que soi, de ceux que l'on pressens avoir vécu tant de choses qui nous dépasse, de ceux qui semblent avoir appris bien plus encore, qu'on ne pourrait comprendre...
Etait-ce divin ou mystique, après tout, ne s'agissait-il pas d'un hymne reconnu?
Celui d'exister?


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