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 Morgan Amadeo di Carnimeo

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Morgan Amadeo di Carnimeo
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MessageSujet: Morgan Amadeo di Carnimeo   Lun 5 Mar - 23:01

Nom : di Carnimeo

Prénom : Morgan (Amadeo étant son deuxième nom...)

Surnom de Gardien : Rosa nera, violino ou encore Amadeo pour les intimes

Âge lors de la Mort : 19 ans

Âge de Gardien : environs 500 ans

Rapide description physique : Morgan mesure environ 1m85 pour un poid inconnu XD Enfin, c'est un jeune homme svelte, plus au moins musclé, à la carrure forte, mais pas assez pour être imposante. Ses cheveux sont d'un blond vénicien foncé et ses grands yeux sont vairrons. L'un est doré comme du topaze liquide et l'autre est d'un vert émeraude. Ses traits sont doux et fins, légèrement anguleux, ce qui lui donne une sorte de beauté sauvage, indomptable. Le beau jeune homme à plusieurs cicatrices sur son corps, un tatouage d'ouies de violon dans le bas du dos et une petite rose noire sur la nuque. Son aile droite est presque totalement blanche, mais l'autre est d'un gris si foncé qu'il paraît presque noir. Sa peau est légèrement tannée, d'un doré agréable.

Description psychologique : Morgan était à l'origine espiègle, toujours souriant et simple, aimant les petits bonheurs de la vie. Toutefois, depuis sa mort, il est sombre et plus colérique. Ses yeux jadis si clairs semblent maintenant plus foncés, brillant intensément comme si le feu du bûcher le consumait encore de l'intérieur. Charismatique, il ne faut pas chercher à l'écraser, car c'est une bête sauvage, indomptable qu'on peu apprivoiser, mais il restera quand même sauvage. Faites tout de même attention, car la bête à des crocs... Amadeo sourit encore, mais moins souvent qu'avant. Pourtant lorsqu'il le fait sincérement, c'est comme si le soleil et la lune éclairai son visage pour la personne à qui le sourire est destiné et on se demande pourquoi il ne le fais pas plus souvent. Son rire est comme un rayon de soleil, puissant et chaleureux. À ses heures. c'est un grand comique au sens de l'humour mordant et plus qu'étrange. Morgan est très curieux, affectueux si on gagne sa confiance et trèèèès protecteur envers certains de ses protégés. Il refuse de l'admettre et fait plus attention depuis sa mort, mais il s'attache rapidement aux personnes de son entourage. Le jeune homme adore la musique et joue magnifiquement du violon et chante très bien. En fait il adore les arts sous toutes leurs formes ainsi que la nature et les animaux. Malgré ce qu'on peu penser de lui, il accepte difficilement de voir souffir les autres. Morgan parle franchement et ne se gêne pas pour dire ce qu'il pense. Gagner son amitié, c'est ce faire un protecteur et un ami affectueux malgré son âme torturé, déchirée et ses brusques changements d'humeurs.

Gardien de : Okami Jigoku

Lien avec d'autres personnages : Aucuns en particulier

[Supplément] Comment avez-vous connu ° Les Gardiens ° ? Ocularis infernum!!!


Dernière édition par le Dim 11 Mar - 18:19, édité 9 fois
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Morgan Amadeo di Carnimeo
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Jeu 8 Mar - 5:52

Passé :
Automne 1507, Venise


Le silence pèse sur la ville embrumé en ce matin du 21 septembre. La pluie et la brume sont si épais que le soleil levant peine à trouver une place où faire régner sa chaleur et ses rayons dorés. Pas un bruit... Dans une petite maison modeste, les gémissements de douleur d'une femme viennent pourtant troubler ce silence malsain.

"Félitation signora, c'est un beau garçon!"

La sage femme tient un bébé naissant bleuâtre qu'elle s'empresse d'envelopper dans une couverture et le tent à la mère. Celle-ci regarde tendrement l'enfant avec une certaine peur dans ses grands yeux bleu. la jeune femme ne doit pas avoir plus de 20 ans, elle vient à peine de quitter l'adolescence. Sa peau pâle démontre ses origines anglaises. Le bébé prend une grande respiration, remut un peu et se met à pleurer.
Oui, c'est ainsi que je naquis, en automne lors d'un jour de pluie. Si j'avais su ce qui m'arriverai dans cette vie, peut-être aurais-je refuser de naître. Mais qui sais, après tout?

Été 1513, Venise


Les années passèrent doucement sans trop d'embrouilles. Ma mère et moi vivions pauvrement dans les bas-quartiers de Venise. À cette époque, une femme monoparentale était plutôt mal vue et elle tentait du mieux qu'elle pouvait de rapporter de l'argent avec son métier de lingère. Quant à moi, j'étais souvent livré à moi même dans les rues étroites de la ville où je faisais les 400 coups avec mes quelques amis. Il m'arrivait toutefois d'accompagner ma mère chez les nobles qui lui donnait de l'emploi. C'est là que je la vis pour la première fois. Je la trouvais belle de cette façon qu'un enfant peu trouver un autre enfant beau, avec toute l'innocence qui restait à mon être malmené par la pauvreté et le sentiment d'avoir vu tous les malheurs des autres. Elle s'appelait Bianca di Tosca, fille d'un riche et puissant baron d'Italie, et devait avoir le même âge que moi, peut-être un peu moins. Je la regardais passer, béat d'admiration devant cette petite créature aux cheveux rouges flamboyant et au regard d'émeraude habillée avec goût, mais elle, elle ne m'adressa même pas un regard. Je me liais tout de même d'amitié avec son frère, Lorenzo, un gaillard de 3 ans mon aîné. Pourtant, malgré ces amitiés, un monde me séparait d'eux. J'étais l'enfant des rues, l'enfant sauvage et indomptable tandis qu'eux... Ils étaient aussi distant que le soleil et la lune et aussi grands que des dieux. Leur mère s'occupait de Lorenzo et Bianca, mais leur père aussi. Je n'avais jamais connu de père et je me demandais pourquoi.

"Maman?"


Ma mère préparait notre maigre repas et elle s'interrompit pour me regarder.

"Oui Morgan?"

J'hésitai.

"Pourquoi est-ce que je n'ai pas de père?"

Ma mère se figea l'espace d'une seconde, sembla peser le pour et le contre, puis répondit finalement.

"Ton...ton père est mort il y a longtemps mon chéri."


Printemps 1519, Venise


J'avais 12 ans lorsque ce jour ténébreux vint changer ma vie à jamais. Si j'écrivais un roman, je dirai que ce fut l'élément déclencheur. Quoique ma naissance en tant que tel était elle même un élément déclencheur. J'avais passé la journée dehors avec des amis et je revenais chez moi, le sourire aux lèvres. Devant la porte, un sentiment étrange s'empara de moi, un grand froid qui se glissa vicieusement en moi. Je pris mon courage à deux mains et ouvris la porte à la volé. Étendue sur le sol, ma mère agonisait, une large blessure au ventre. Je courrais vers elle et tombais à genoux à ses côtés.

"Maman! Q...Que s'est-il passé?..."

Les larmes brûlaient mes yeux, mais je luttais pour les retenir.

"M...mon chéri..."

Elle porta sa main à mon visage.

"J'aurai eu tant de choses à...à te dire, m...mais le temps me manque..."

Ma mère toussa et du sang coula de la commisure de ses lèvres.

"Regarde dans le grand tiroir de...de mon bureau. Il y a un livre. Tu liras tout et tu iras le...le voir. Mais fais...fais vite! Ils reviendront pour toi..."

"Qui reviendra, maman, qui?"

"Je t'aime Amadeo..."

Ses yeux se révulsèrent et elle poussa son dernier soupire. Je cessai de lutter et mes larmes coulèrent avec la puissance d'un torrent, mes sanglots me coupaient presque le souffle. Quand je me calmais finalement, je pris conscience du danger et sortis au plus vite de la petite maison avec le livre, laissant mon enfance derrière moi. Le livre était en fait le journal de ma mère. Née en Angleterre de parents nobles, elle avait vécu richement jusqu'à ses 16 ans où ceux-ci succombèrent d'une maladie inconnue. N'ayant pas d'autres relatifs en Angleterre, son intendante l'envoya en Italie chez son oncle, mais celui-ci succomba à son tour d'une blessure de chasse un ans après l'arrivée de sa nièce. Les autres nobles tournant autour de ses posséssions comme des vautours, elle s'enfuit pour éviter un assassina, ou pire encore, et elle tomba sur une des bonnes connaissances de son oncle, Alessandro di Carnimeo. Il la courtisa et Victoria(ma mère) se laissa charmer par cette homme envoûtant. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était enceinte, elle fuya une fois de plus et trouva refuge chez une lingère qui prit soin d'elle jusqu'à l'accouchement. Ensuite vous connaissez l'histoire. Je devais donc me rendre chez Alessandro di Carnimeo... Mon père.

Printemps 1520, Venise


J'ai rejoins mon père voilà un an déjà. Étant un homme illustre et puissant, je n'avais pas pris trop de temps à trouver l'endoit où il vivait. En m'annonçant comme son fils, j'eu droit à des regards incrédules et moqueurs. Alessandro accepta tout de même de me recevoir. C'était un homme de grande taille, aux cheveux d'encre et au regard d'acier, charismatique, mais très charmant. Il savait quand rire et quand être sérieux. Je ne sais pas pourquoi, mais il me fixa avec surprise, comme s'il ne croyait pas vraiment en mon existance. Alessandro accepta sur le champs de me prendre sous son aile, mais ce n'est que quelques années plus tard qu'il me reconnu publiquement comme son fils, malgré le refu de sa femme, c'est-à-dire, ma belle-mère. Celle-ci s'appelait Giulietta et me détestait. Elle cachait pourtant cette haine et cette jalousie envers moi sous une attitude mielleuse et détestable. N'ayant pas encore enfanter, Giulietta voyait en moi une menace pour sa descendance, mais cela, je l'ignorais. Chez mon père, j'appris plus que je n'aurai jamais cru apprendre. La géographie, l'histoire, le français, l'espagnol, l'anglais(ma mère étant anglaise, je connaissais déjà cette langue), l'équitation, les arts, mais surtout, la musique et la danse. Et encore... Ce n'est qu'une fiable image de toutes les connaissances que j'ai reçu sous son joug. Pourtant, j'avais de la difficulté à m'adapter à toutes ces règles, à cette privation de liberté. Je me sentais parfois comme un animal en cage et les autres de m'aidaient pas vraiment. Tous me voyaient comme l'enfant illégitime que j'étais, le bâtard prodigue, l'enfant sauvageons des rues.

Hiver 1523, Venise


J'ai 16 ans. En 3 ans, j'ai vu beaucoup et aie encore appris beaucoup. Mon père était toujours aussi distant. Il me payait des leçons, des voyages, des vêtements, mais j'avais rarement l'occasion de passer du temps seul avec lui.
Je passais le plus clair de mon temps seul, toujours victime des commérages des autres. Après tout, personne ne voulait ou n'osait se tenir avec le bâtard. À force de solitude, je commençais à exeller en musique, surtout au violon et au chant. Adorant les grands espaces, je m'arrangeai pour me trouver dehors, libre. Un bon matin, mon père me déclara qu'il était temps de me présenter au grand monde. Nous partions pour demain à Rome.

Été 1524, Rome


"Morgan, tu viens?"

Le temps de voler une pomme, je courrais rejoindre mes amis. La plupart étaient de classe moyenne, mais je n'en avais rien à faire. Ils m'acceptaient comme j'étais. Nous passâmes devant un kiosque où une vieille dame prétendait pouvoir lire l'avenir. Bartolomeo(mon meilleur ami)se pencha vers moi, un sourire espiègle aux lèvres.

"Je paris que tu n'oses pas aller la voir pour lui demander ton avenir."

À cette époque, les gens étaient plutôt superstitieux et la religion avait une grande place.

"Ah ouai? Tu vas voir, alors!"

Mâchant ma pomme, je marchais vers le kiosque et lançais une pièce sur le comptoir. La vieille dame leva son visage vers moi et je dois avouer que je fut choquer en voyant ses yeux blanchâtres d'aveugle.

"Donnez-moi votre main, jeune homme."

Silencieux, je m'exécutais.

"Vous savez, il y a certaines choses qu'il vaut mieux ne jamais déranger et garder secret."

Je m'impatientais, et , malgré tout, je commençais à avoir un peu peur.

"Je persiste à vouloir savoir, signora."

"Dans ce cas...."

La vieille dame ferma ses yeux et les rouvris une minute plus tard, tremblante.

"Seigneur!"

Je fus surpris par cette soudaine réaction et ne pus m'empêcher de sursauter.

"Quoi signora?"

"Partez loin d'ici! Peut-être pouvez-vous encore y échapper... "

"Mais..."

"Partez!!!"

Je fis quelques pas en arrière, effrayé et retournais vers mes amis qui me lançaient des regards interloqués.

Hiver 1526, Rome


"C'est...magnifique!"

Ébloui par tant de richesse, je dévorais littéralement les splendides peintures et les décors magnifiques. Les Médicis avaient conviés les nobles à un bal pour la veille de Noël et je n'arrivais tout simplement pas à y croire. La soirée se déroula normalement jusqu'à ce que j'aperçoive une chevelure de feu. Je cru que mes yeux me jouaient des tour, mais pourtant, c'était bien elle. Bianca. Je la trouvais encore plus belle qu'avant, dans sa délicieuse robe bleu. C'étais une femme maintenant. Et j'étais un homme. Bianca regarda dans ma direction et nous nous dévisageâmes l'éternité de quelques secondes. Je m'étais lié d'amitié avec elle quelques années après avoir été pris sous l'aile de mon père et je brûlais de la revoir chaque fois que je la quittais. Pourtant, j'avais du attendre deux ans avant de recroiser son chemin pour une troisième fois. Elle lança des regards entendus à ses amies et s'approcha lentement de moi.

"Morgan?" murmura-t-elle incrédule.

Avais-je tant changé en deux ans?

"Bianca?"

Son sourire faillit faire bondir mon coeur de ma cage thoracique. Je passais donc le reste de la soirée avec elle, chacun de ses mouvements, de ses expressions manquant de me faire perdre la tête. Il devait être autour de deux heures du matin quand elle m'annonça qu'il fallait qu'elle parte bientôt, mais elle m'invita à la rejoindre dehors. Bianca sortit en premier et je pris mon temps pour prendre mon manteau, savourant déjà les prochains moments que je vivrais avec la magnifique jeune femme. J'entendis un cri et me jetais dehors pour voir ce qui ce passais. Horrifiée, Bianca regardait un corps étendu par terre. Mon père. Non, c'est impossible.... J'entendis des voix qui approchaient. Bianca jeta un regard effrayé sur moi.

"Morgan, ils arrivent! Laisse moi partir s'il te plait, je ne dois pas être vu ici, que dirait mon père? Et ma mère? Il est trop tard pour t'enfuir, mais je reviendrai te chercher pour te disculper."

J'acceptais.

"Tu me jure que tu reviendras, hein?"

"Bien sûr!"

Comme pour celler sa promesse, elle posa ses lèvres sur les miennes et partis en courant à toutes jambes. La police s'empara de moi et je fut jeté dans un cachot dans l'attente de la décision du cardinal. Je ne sais combien de jours s'écoulèrent, mais ce fut long. Très long. Je croupissais dans les ténèbres avec la vermine et les cries ou gémissements de désespoires et de douleur. Mais un jour, la lumière revint, Bianca revint.

"Bianca!"

Je passais les bras entre les bareaux, espérant toucher sa main, mais étrangement, elle se tassa. Je fronçais les sourcils.

"Tu vas me sortir de là, n'est-ce pas?..."


Un sourire mi-amusé mi-cruel se dessina sur ses belles lèvres carmins.

"Mon pauvre Morgan... Comme tu peux être naïf!"

"Quoi?..."

"Tout cela! Le meurtre de ton père, mon attirance envers toi, tout! Même le meurtre de ta mère! Tout était prévu depuis le début. Ta belle-mère, Giuletta, m'a ouvert les yeux sur ta vrai...nature. Tu n'aurais jamais dû venir au monde, tu n'as pas ta place ici, ni nul pars ailleur! Sale bâtard! Maintenant tu vas mourir et ce sera bien pour nous tous, personne ne va te regretter. Tu n'as aucune chance de t'en sortir. Tu es accusé de patricide pour le meutre de tes parents, accusé de vol et même de sorcellerie, d'hérésie!"

Je voulu parler, mais les mots bloquèrent dans ma gorge. Bianca s'accroupit en face de moi, rayonnante de toute sa beauté cruelle.

"Adieu Amadeo."


***


Après cette terrible, on tenta de lui faire avouer les meurtres qu'il n'avais jamais fais en le torturant et il fut bientôt condamné au bûcher. Le matin brumeux d'un jour d'automne, on l'attacha sur un large poteau de bois. La foule criait, lui lançait des cailloux et des injures. Il revoyait la scène avec Bianca dans sa tête, sa rencontre avec la voyante aveugle, Giulietta qui souriait devant son martyre, les cadavres de ses parents. Bâtard...
On alluma le feu et son calvaire commença. Avant que les flammes le submergent entièrement, il poussa un dernier cri, terrible et plein de rage, de colère. Comme une promesse de vengeance. Et puis plus rien.

***


Tout ce qui se passa ensuite est encore flou dans mon esprit, mais je fut nommé gardien. Je n'aurais jamais cru possible qu'on m'accorde une autre "chance". J'échouai lors de ma première protection.


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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Jeu 8 Mar - 10:05

Welcome Amadeo !
Je préfère lorsque le nom de famille est dans le pseudo (des fois qu'on est plusieurs Morgen Wink), mais c'est au choix ... (bien que ce soit dans le règlement ^^')

Bon, j'aime beaucoup ton histoire, tout ce qui se passe en Italie dans ces eaux là est souvent attirant, pour moi du moins. Pourtant, j'ai deux ptites choses à redire :

Je trouverais intéressant que tu décrives plus sa "vie" après sa Mort. 500 ans, c'est énorme, il doit y avoir des tonnes de choses à racconter, à décrire. Il a dû changer beaucoup en autant de temps, et faire des rencontres, des milliers de rencontres !

Je serais heureuse de pouvoir lire un peu plus de choses sur se qui c'est passé durant toutes ces années.

La seconde chose, c'est te demander de te relire, car il y a quelque fautes (peu, je te rassure, enfin de ce que j'en ai vu ^^') donc ce sera sans doute facile de les voir (du genre : un an"S" etc...)

Préviens-nous lorsque ce sera fait Smile
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Morgan Amadeo di Carnimeo
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Jeu 8 Mar - 20:34

***


Été 1528, Londres


"Comment suis-je supposé savoir qui est ma protégée dans cette foule?"

J'étais d'humeur massacrante. C'étais ma première "mission", je ne m'étais même pas encore remis de ma mort que, déjà, je me retrouvais une fois de plus sur terre, à Londres, je crois. Je souffrais encore.... Je me déplaçais sans trop de mal dans la foule, car personne ne me voyais. Une autre chose qu'on avais omis de me dire. Une bouffé de colère impuissante me traversa et je secouai mes ailes noires de frustration quand je fonçai dans quelqu'un. C'était une jeune femme d'une vingtaine d'année, vétue plutôt pauvrement. Elle avait l'air aussi peu commode que moi.

"Hey, attention où tu met les pattes! Franchement..."

Je ne réfléchis pas trop en répondant et c'est seulement après que je me rendis compte qu'elle m'avais vu et touché. La jeune femme ne devait pas m'avoir regardé trop clairement non plus.

"Regardez plutôt où vous mettez les votres la prochaine fois!" Répondis-je sur le même ton.

Elle écarquilla soudainement les yeux, incrédule.

"Eh bien quoi?"

"Vous... Vous avez des ailes!"

Illumination. La voilà ma protégée!

"Euh...Oui..."


"vous êtes un ange?"


Comment lui annoncer?

"En quelque sorte. En fait je suis un gardien et je vous conseille d'arrêter de parler aussi fort car vous êtes la seule à me voir. À ce que j'ai compris, vous êtes ma protégée, je suis votre protecteur!"

Elle garda son air ahuri.

Hiver 1528, Paris


Seuls ces quelques mots me vinrent à l'esprit: J'ai échoué. Étendue dans la boue et la neige d'une ruelle sombre, ma protégée me lançait un regard douloureux, blessée à plusieurs endoits. Je fermais les yeux l'espaces d'une seconde et essayais de me rappeler ce qui s'étais passé. Elle n'avait vécu que 4 mois sous ma protection. Laetitia et moi nous entendions plus ou moins bien, mais ayant tous les deux un caractère massacrant et des opinions différentes, ils nous arrivaient souvent de perdre les pédales. Plein de rage après une dispute, je l'avais tout simplement envoyé baladé, l'envoyant directement à la mort, pendant que je ruminais mes sombres pensées. Après quelques heures, je commençais à me demander où elle étais, alors je suis partis à sa recherche. Et voilà. Je reouvris les yeux et me forçais à me durcir. Je ne voulais rien ressentir de tout ça. Rien. En faisant du bruit avec des objets, j'ai réussi à attirer l'attention de quelques bons samaritains qui s'empressèrent d'appeler un médecin. Elle survécue, mais moi, je fus rappeler.

"Morgan, je sais que ta mort est récente, mais es-tu conscient que ta protégée à frôlée la mort?"

Le gardien supérieur me jaugeait de son regard autoritaire et j'affrontais ce regard, arrogant.

"Je comprend que tu souffres. Par contre, tout cela est d'une importance cruciale. Tu es débutant, alors nous avons décidé de te laisser une autre chance. Mais ne la pousse pas trop. À la prochaine erreur, tu sais ce qui t'attends."

On confia à Laetitia un nouveau gardien. Et un nouveau protégé pour moi.

***


Ce fut comme ça pour une dizaine de vies. Je commençais souvent a m'attacher a eux, mais quelque chose en moi refusais d'aller plus loin, de former une amitiée. Alors j'étais détestable, sombre et taciturne pour la plupart du temps, je laissais le temps suivre son cours et mes protégés finissaient toujours par me détester et sa continuai comme ça jusqu'à ce que le danger soient écarté pour eux et alors, on me rappelait. Chaque fois, il me semblait voir mes ailes noicir. Mais peut-être était-ce mon imagination.

***


Ce qui me fit ouvrir les yeux arriva bientôt.

Automne 1608, Prague


Francis Millar écrivait patiemment des notes dans un grand cahier. C'étais un homme frôlant la quarantaine, assez chétif, plus fort mentalement que physiquement. Je crois que c'est le seul qui se posa réellement des questions sur mes origines, sur mon existance, sur moi. Il releva lentement ses yeux d'un brun chaleureux de son cahier. Atteint d'une grave maladie, il ne tarderai pas à être rappelé à Dieu, ce n'était qu'une question de minutes.

''Morgan?''

Je fis celui qui n'entendais pas. J'aimais bien cet homme et ses pensées philosophiques, mais hors de question de le montrer. Je continuai donc de regarder dehors par la vitre, assis sur le rebord de la fenêtre.

''Morgan, tu m'as très bien entendu, arrête donc de faire l'indifférent.''

Je dus montrer un signe d'agacement ou d'attention car il sourit légèrement, content de savoir que je l'écoutais. Francis faisait preuve d'une grande patience envers moi, je ne comprenais pas pourquoi et j'étais souvent déstabilisé par son comportement.

''Je me demandais... Pourquoi tes ailes sont-elles noires? Un ange ne devrait-il pas les avoir blanches?''

Je l'ignorais et cette question me mit la puce a l'oreille. Pour toute réponse, j'haussais les épaules.

''Est-ce en lien avec ta mort? Car j'imagine qu'un gardien a dut avoir une vie humaine avant. Je me trompe.?''

Me rappeler ma mort brisa quelque chose en moi et je me levai brusquement, frustré.

''S'il te plait Morgan, ne le prend pas comme ça!''

Son regard s'assombrit un instant.

''A moins que tu sois un démon ou un ange déchu?''

Trop de questions sur moi, des questions que je m'étais toujours posé sans réellement le savoir. Je retenai avec peine des larmes de rage et, dans ma colère, je fis tomber un miroir qui éclata en morceau sur le sol et sortis. Tout a coup, je vis. C'est comme si mes yeux s'ouvraient finalement après une centaine d'années. Je sortis dehors, refusant de voir le cadavre de mon protégé, car sa mort était proche. Pas un autre. Je n'en pouvais sincèrement plus. J'avais soudainement l'impression d'apporter la mort a tous ceux que je cotoyais, l'impression que mon âme se déchirait. Je voyais et ce que je voyais n'étais pas beau. Loin de la. Les entités supérieures semblaient vouloir prendre leur temps avant de me rappeler.

''Ouah, t'as pas l'air dans ton assiette mon vieux!''

Qui me voyais donc? Je me tournai légèrement en direction de la voix. C'étais un autre gardien. J'en voyais quand même souvent, mais je n'avais jamais parlé avec aucun d'eux. C'étais un homme solide d'une trentaine d'années aux ailes blanches comme neige, basané et noir comme une corneille. Il avait au moins une centaine d'années de plus que moi dans ce domaine, voir deux. Nous discutâmes un peu, son expression chaleureuse et son envie évidente de m'aider étant comme un baume pour mon âme meurtrie. De son vivant, il était capitaine d'un navire de marché noir, un navire pirate diraient certains, mais il avait été victime d'une mutinerie. On l'avait tabassé, il avait vécu ses dernières heures dans la peur et on l'avait finalement attaché a un boulet de canon et jeté a la mer.

''Essaie jamais ça! J'te jure, c't' atroce comme sensation.''

''Comment pouvez-vous parler de cotre mort avec autant de facilité?...''

Il haussa les épaules, toujours souriant. Nous continuâmes a parler, attendant mon rappel. Je regardais ses ailes et repensais aux dernières paroles de mon ancien protégé.

''Comment ce fait-il que vos ailes soient si blanches et les miennes si noires?''

''Bah, y'a pas mal d'explication a ça. Avec le temps, j'ai réussi a en trouver pas mal. La première, c'est la façon que tu meurs. Plus elle est violente, plus tes ailes sont noires. Mais ça, c'est juste une p'tite partie. Ensuite c'est la façon que tu te comportes a'cc les autres, le bien que tu fais. Le dernier, c'est d'accepter.''

Accepter?

''Accepter quoi?''

''Accepter qui on est! Notre passé, notre mort, notre futur, notre sort et pardonner. S'pardonner a nous même et a ceux qui nous ont fais du tord dans not' passé. C'est dur et plurieurs s'force a oublier tout ce qu'ils ont vécus, mais c'est pas la bonne solution, crez-moé!''

Sur ce, il se leva, me salua et partit.

***


1787, Paris


Des coups de feu tonnaient dehors, la petite fille avait peur. Sa mère était gravement malade, son père était mort dans les débuts de la révolution. Elle se roula en boule dans un coin du petit logement miteux et commença a pleurer. Elle sentit soudainement une main se poser sur sa frêle épaule.

''N'aie pas peur. Tu as un gardien maintenant...''

Deux ailes la couvrirent doucement et elle ferma les yeux pour s'endormir paisiblement.

***


Raconter tout ce que j'ai vécu serai bien trop long, après tout, 500 ans d'histoire ça ne s'est pas écris du jour au lendemain! Après la discussion avec le mrin, je me suis sentis mieux, j'avais l'impression d'avoir laissé un fardeau qui me pesait sur les épaules depuis longtemps derrière moi. Mes ailes ont blanchis par la suite. Enfin, une de mes ailes a blanchis. Non, je n'arrivais pas a pardonner totalement alors elle resta noire. Après une dizaine d'année, je recommençais vaguement a aimer, a donner mon affection, mais j'avais toujours cette barrière de doute et de méfiance. J'ai sauvé des vies comme j'en aie ôté par ma rancune et ma colère. Je ne m'aurai jamais cru capable de tout cela. Et pourtant... Durant environ 500 ans, j'ai protégé des humains, renonçant à la mort comme une sorte de vengeance. J'eu la chance de prendre de grands musiciens sous mes ailes, des personnes illustres comme d'autres, inconnus. Mais tous étaient aussi égaux. Leurs vies étaient peut-être moins grandiose, mais elle était tout aussi riche et importante. Et le temps à passé... Et passe encore.


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Morgan Amadeo di Carnimeo
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Ven 9 Mar - 19:04

Voila!
J'ai finalement finis mon histoire! *Essouflée*
J'espère que c'est assez long parce que j'en aie passé du temps la-dessus!
Bon ben c'est ça la^^
(Si il y a des petites erreurs d'accent, c'est parce que mon clavier fait du free style...)
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Ven 9 Mar - 19:57

Je suis désolée mais il faut bien comprendre que si un Mortel meurt, le Gardien s'en va rotir en Enfer, c'est sa punition... il n'a pas le droit de laisser mourir son Protégé...

Il va falloir réécrire, désolée...

Ah, et atttention aux fautes, il y en a pas mal, et des sacrées du genre :
Citation :
je secouai mes ailes noires de frustration quand je foncis
1) je secouais
2) je fonçais

Y en a plein dans le style ^___^''

Ah, et aussi, attention à ne pas utiliser le terme "ange gardien", c'est Gardien, tout court.
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Morgan Amadeo di Carnimeo
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Sam 10 Mar - 20:36

Argh... C'est cruel!
Mais je te pardonne parce que...parce que tu es Dieu^^(bonne excuse, non?)
Bon, je crois avoir corrigé une bonne partie des tites erreurs et aussi les détails.
Ouai^^
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Dieu
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Dim 11 Mar - 10:50

Je valide ta fiche, mais il faut bien comprendre qu'être Gardien est déjà une Seconde Chance, et que Dieu n'en permet pas d'autres.
Ton histoire est donc limite hors contexte, puisque visiblement avant la discussion avec le marin, ton Gardien n'était pas un "bon gardien"...

Mais s'il c'est amélioré depuis, alors ça conviendra. Attention à ne pas te faire envoyer en Enfer Wink

FICHE VALIDEE
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Zahikel
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   Sam 17 Mar - 18:39

Il aurait été bienvenue de me demander au-préalable pour une intervention dans une fiche.
(Oui, moi, le Gardien Supérieur), surtout que je n'aurai pas été contre.
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MessageSujet: Re: Morgan Amadeo di Carnimeo   

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Morgan Amadeo di Carnimeo
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